L’horreur médiatique, suite

MV5BMTU0NDA0NDQ3N15BMl5BanBnXkFtZTcwOTQ2NjEyMQ@@._V1._CR0,0,340,340_SS80_Difficile de se passer de lucarne à l’heure des infos, même si l’on sait quasiment d’avance ce qu’on va nous servir. Cela commence dès le matin avec le café et la radio où le ton est déjà donné sur « Les Matins » de ce qui animera la soirée médias. La journée se coule dans ses occupations jusqu’à l’heure bleue d’avant dîner où l’on se rejoint au salon, généralement devant un verre et l’écran des « informations ».

Las ! que de temps perdu pour ces petites dames (I-Télé) ou petits messieurs (BFM-TV) tout imbus de leur petite personne, toujours prêts à sortir leurs griffes pour critiquer, dénoncer, démonter, amplifier, déformer en particulier tout ce qui a été dit, ou fait, en matière de politique, de justice et en général de gouvernement.

Plus tard, à l’heure du dîner, ce sont les vedettes qui prennent leur place sur le parcours quasi obligé des « vingt heures ». Les premiers s’agitaient debout, dans leurs décors d’écrans, les seconds sont confortablement assis devant leur bureau et leur certitude d’être importants et d’être entendus sinon écoutés. Du moins est-ce l’illusion qu’ils s’acharnent à donner. Car tout n’est qu’illusion dans ce rôle savamment construit.

Si rien n’est plus gratifiant pour eux qu’une bonne catastrophe où ils pourront donner toute la mesure de tout ce qu’ils font pour nous aider à la comprendre et à nous y impliquer, leur excitation atteint son comble quand ils peuvent recevoir sur leur « plateau » leurs invités, qu’ils soient pipole ou Chef d’Etat. Quoi de plus médiatique aujourd’hui qu’un pipole sinon notre Président ?

Les pipole invités, ce qui est largement annoncé,  sont rarement là pour être « matraqués », c’est rare, sauf s’ils défrayent la chronique ;  ils font généralement l’objet d’une attention toute particulière sur leur « vécu »,  leur « ressenti » et leurs projets : après tout, ils contribuent à l’audience et servent de faire-valoir à leurs propres interlocuteurs, eux-mêmes déjà pipolisés.

Le Président, c’est autre chose, c’est un véritable nanant pour nos présentateurs vedettes, habilités dans toutes  les cours. A la mesure de ce 4ème pouvoir dont ils sont les représentants, ils piquent leurs banderilles avec allégresse dans le corps même de leurs questions jusqu’à, parfois, la maladresse. Comme sur les bas salaires, tout récemment, si l’on pense à ceux que dénonçait en octobre, à la Cour des Comptes, le regretté Philippe Seguin

Claude Chabrol, il y a longtemps, avait réussi, avec Masques, à dévoiler la face obscure de « gens » qui « font la télé ». Sydney Lumet, avec Network,  nous avait déjà montré bien avant tout ce dont ils seraient capables, jusqu’à cette Mort en direct que Bertrand Tavernier avait mise en images.

Un conseil à mes lecteurs : l’info télé se passe très bien de présentateurs. Euronews l’a bien compris. No comment !

Publié par

Céleste Brume

quelques mots, au coin du bon sens...que je ne cesse de ressasser depuis.... le piège de Chirac en 2002, le matraquage anti-Sarkozy en 2007, le matraquage pro-Hollande en 2012 et le triomphe de la com' Macron en 2017. Pour que la France DEMEURE.

Une réflexion sur “L’horreur médiatique, suite”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s