Zemmour, toujours

destinfrançaisCe « Destin français » que je viens justement d’acheter, je n’en parlerai donc pas encore ici. Je le lirai sans doute, quand mon poignet me permettra de le tenir en main : c’est un pavé. Et son auteur en est semble-t-il un aussi dans la mare de ceux qui ne l’aiment pas, et ils sont nombreux, surtout sur les ondes radio. C’est même surtout pour cela que je l’ai acheté. Parce que Zemmour ose dire ce que les bien-pensants refusent : des vérités. Et qu’il est apparemment devenu interdit de plateaux.

J’aurais voulu parler ici du bon moment que je viens de passer avec le petit opus de Samuel Benchetrit « Reviens », plein d’humour, mais surtout très drôle en fait, et plein de tendresse aussi. Puis j’ai découvert (sur le net) qui était cet auteur pour moi inconnu (j’avais chargé son livre sur un site d’e-pub gratuits). J’ai tout de suite compris qu’il devait sans doute détester Zemmour (il a soutenu Ségolène)  ; encore que. Quand on imagine écrire sur Pline le Jeune…..Et puis, apparemment, il est très connu, M. Benchetrit. Même si çà l’ennuie. Il n’a donc pas besoin de mon pauvre petit soutien. D’autres s’en chargent très bien.

Car c’est bien de soutien qu’il s’agit, là, ce matin : celui de notre liberté d’expression qui , à l’instar de notre « Justice » ne s’opère que d’une seul côté, celui des « bons » (progressistes de tout poil) qu’on oppose désormais systématiquement aux « méchants  (infréquentables conservateurs).

Zemmour pousse parfois le bouchon un peu loin. Sur les prénoms, par exemple. Avant d’en affubler leur enfant, les parents devraient certainement penser d’abord à ce qu’il véhicule. Mais comme tout est permis en la matière, porter celui d’un parent, d’une voiture ou d’un fruit ne devrait plus déranger personne puisque chez nous, de toute façon, les saints sont bannis. Pour ce qui est de l’intégration, c’est une toute autre histoire. Ceci dit, on trouve toujours des Sophie, des Mathieu et même des Jean. Ou du moins on en trouve encore. Mais peut-être plus pour très  longtemps.

L’horreur médiatique, suite

MV5BMTU0NDA0NDQ3N15BMl5BanBnXkFtZTcwOTQ2NjEyMQ@@._V1._CR0,0,340,340_SS80_Difficile de se passer de lucarne à l’heure des infos, même si l’on sait quasiment d’avance ce qu’on va nous servir. Cela commence dès le matin avec le café et la radio où le ton est déjà donné sur « Les Matins » de ce qui animera la soirée médias. La journée se coule dans ses occupations jusqu’à l’heure bleue d’avant dîner où l’on se rejoint au salon, généralement devant un verre et l’écran des « informations ».

Las ! que de temps perdu pour ces petites dames (I-Télé) ou petits messieurs (BFM-TV) tout imbus de leur petite personne, toujours prêts à sortir leurs griffes pour critiquer, dénoncer, démonter, amplifier, déformer en particulier tout ce qui a été dit, ou fait, en matière de politique, de justice et en général de gouvernement.

Plus tard, à l’heure du dîner, ce sont les vedettes qui prennent leur place sur le parcours quasi obligé des « vingt heures ». Les premiers s’agitaient debout, dans leurs décors d’écrans, les seconds sont confortablement assis devant leur bureau et leur certitude d’être importants et d’être entendus sinon écoutés. Du moins est-ce l’illusion qu’ils s’acharnent à donner. Car tout n’est qu’illusion dans ce rôle savamment construit.

Si rien n’est plus gratifiant pour eux qu’une bonne catastrophe où ils pourront donner toute la mesure de tout ce qu’ils font pour nous aider à la comprendre et à nous y impliquer, leur excitation atteint son comble quand ils peuvent recevoir sur leur « plateau » leurs invités, qu’ils soient pipole ou Chef d’Etat. Quoi de plus médiatique aujourd’hui qu’un pipole sinon notre Président ?

Les pipole invités, ce qui est largement annoncé,  sont rarement là pour être « matraqués », c’est rare, sauf s’ils défrayent la chronique ;  ils font généralement l’objet d’une attention toute particulière sur leur « vécu »,  leur « ressenti » et leurs projets : après tout, ils contribuent à l’audience et servent de faire-valoir à leurs propres interlocuteurs, eux-mêmes déjà pipolisés.

Le Président, c’est autre chose, c’est un véritable nanant pour nos présentateurs vedettes, habilités dans toutes  les cours. A la mesure de ce 4ème pouvoir dont ils sont les représentants, ils piquent leurs banderilles avec allégresse dans le corps même de leurs questions jusqu’à, parfois, la maladresse. Comme sur les bas salaires, tout récemment, si l’on pense à ceux que dénonçait en octobre, à la Cour des Comptes, le regretté Philippe Seguin

Claude Chabrol, il y a longtemps, avait réussi, avec Masques, à dévoiler la face obscure de « gens » qui « font la télé ». Sydney Lumet, avec Network,  nous avait déjà montré bien avant tout ce dont ils seraient capables, jusqu’à cette Mort en direct que Bertrand Tavernier avait mise en images.

Un conseil à mes lecteurs : l’info télé se passe très bien de présentateurs. Euronews l’a bien compris. No comment !

Format hexagonal : désarroi, lamentation, aide et assistance

Rubens, Minerve protégeant la Paix

J’ai en mémoire tous ces disparus qui  nous précèdent et nous ont précédés. Ils avaient, il y a peu encore, connu deux guerres mondiales, dont la Grande fut sans aucun doute la pire puisque la première du genre. Une génération entière d’hommes y fut sacrifiée et les femmes s’attelèrent comme jamais à la tâche de faire vivre ceux qui restaient.

Ceux-là ont tout connu des misères humaines, de la douleur et de l’adversité. Ils ont affrontés toutes les horreurs :  de la guerre, de la souffrance, de l’indigence, de la pénurie. Certains y survivent encore, parce qu’ils sont tout simplement restés debout, responsables d’eux-mêmes, sans attendre d’autre assistance que celle de leur propre courage, de leur patience et de leur ténacité.

Ceux qui ont survécu et survivent encore à la dernière ont fait de leur mieux pour vivre en paix et gagner pas à pas tous les ingrédients de leur prospérité. Leurs enfants ont été gâtés : ils vivent en paix, instruits, distraits, soignés et assistés. Mieux encore, ils sont informés. Le plus souvent, sinon toujours, du pire. Et si le « saignant » cher aux « lucarnes » n’est pas ailleurs, il faut bien le trouver chez nous et donner encore à un public sans doute demandeur quelque bonne raison de se plaindre ou de solliciter encore, et de toute façon « toujours plus ». Plus de moyens, plus d’effectifs, …ou moins de neige !

Les Français d’aujourd’hui, gavés pour la plupart d’un confort social inouï, sont-ils en train de se réduire à cette espèce (speciès) déliquescente d’hominidés mineurs, frustrés et plaintifs réclamant à cors et à cris toujours  plus d’aide et d’assistance pour, simplement, vivre leur vie ? C’est en tout cas l’image qu’en donne leur journaux télé, où le trottoir fait l’information et le passant son expertise, sous le regard complice de » l’homme-tronc » de service tout imbu de sa propre image et de son imaginaire puissance.

Mais enfin, il faut bien constater qu’un pays où la Une des « Vingt heures » s’ouvre sur les Soldes ou sur la Météo quand on n’a pas trouvé ailleurs plus grand malheur, un pays comme celui-là est un pays heureux, le plus beau du monde sans aucun doute, même si les notions de pudeur, de finesse et même de ridicule n’y sont plus de saison.

Grippe : pandemonium d’une pandémie

Voilà le monde en « état d’urgence » et nos medias plus que jamais hystériques, repus de recompter les « cas ». 236 dans le monde entier, à l’heure où j’écris.  Je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui, chaque jour que Dieu fait, décèdent de causes diverses : sur 62  millions chaque année, près de la moitié (36 millions), meurent de faim. Mais pour ceux-là, où  est l’Etat d’urgence ?

On peine à  imaginer ce que serait une pandémie déclarée de peste,  de choléra ou de quoi que ce soit d’incurable et vraiment mortel. Sans doute est-il toujours trop tôt pour mourir, mais n’y a-t-il pas quelque indécence à faire ainsi résonner les tambours quand on ne cesse de nous affirmer qu’il ne faut surtout pas « paniquer », puisque ce mal, cette « grippe » se traite aisément ?

Dans tous les cas, ce seront toujours les plus pauvres, les plus éloignés des soins qui en pâtiront. Pas ceux qui en réchapperont ou, pire, en tirent déjà profit.

Entreprises françaises : alerte otages !

Notre Dame des Otages, Colombey-les-Deux-Eglises
Notre Dame des Otages, Colombey-les-Deux-Eglises

Par deux fois dans la même semaine, les caméras nous montrent les visages haineux de salariés ou  syndicalistes globalement assez fiers de retenir coincés dans leur bureau des cadres de leur entreprise. Cela n’est certes pas nouveau, mais cela sent tout de même son air de « çà ira ! ».

Pourquoi tant de menaces, qui ne serviront à la fin qu’à faire fuir ceux qui veulent entreprendre, ceux qui le peuvent, surtout. Car ils seront de plus en plus rares à se « risquer » chez nous. Entre ceux qui prônent la décroissance et  et les sequestreurs de « patrons », dame Economie a chez nous bien du souci à se faire : à quoi bon fabriquer ce que nul n’achètera ; à quoi bon créer une entreprise où l’on risque de se faire enfermer, à quoi bon essayer de faire, après tout, quoi que ce soit, et surtout diriger pareil orchestre : une entreprise !

Sans doute est-ce le désespoir qui mène à tant d’excès. Mais les prétoires sont pleins de ces désespérés devenus criminels ou assassins. Cela n’arrange pas les affaires qui, par les temps qui courent, sont bien mauvaises.

On glose sur les salaires des dirigeants, mais on accorde aux rois du ballon et autres baladins de plateaux le droit de les supplanter tous en la matière. La Croix nous rappelait hier le sort de tous ces petits patrons qui vivent sans « parachute » et qui chaque jour sont à la peine.

Curieusement, les Français adoreraient être « patrons ». Ils sont de plus en plus nombreux à créer leur petite entreprise, leur propre emploi en somme, et c’est tant mieux. Sans doute, ce ne sont pas les mêmes que ceux qui prétendent, et ils le clament bien assez fort, défendre les intérêts de leurs semblables en ruinant ailleurs notre image.

Quant aux medias télévisuels, on leur saurait gré d’être un peu plus circonspects et un tant soit peu objectifs vis-à-vis d’une crise certes  bien réelle mais dont ils entretiennent à plaisir le feu qui les nourrit. La France n’est pas en ruine ou du moins pas encore. Tous les Français ne sont pas, ou du moins pas encore chômeurs, malades, indigents, grèvistes, désespérés  ou révoltés. Et  tous les patrons ne sont pas forcément des « salauds ».

Il serait souhaitable que face à tant d’excès, ceux qui font l’objet de pressions et de séquestration sur leur lieu de travail  aient au moins le courage, après coup, d’en appeler à la Justice. C’est,  en dernier lieu,  à Elle qu’il appartient de trancher. Pas aux médias.

L’Histoire en série-télé : retour en beauté sur le Passé, composeur d’identité

Muraille de Chine (Empereur Qin)
Muraille de Chine (Empereur Qin)

J’ai beaucoup, souvent, voyagé en Chine. Il m’est arrivé, certains soirs, d’y regarder la télévision. Chinoise, bien sûr. On pouvait y suivre, par séries successives, l’histoire de la Chine dans ce qu’elle avait de plus impérial, cotoyant, comme en piqûre de rappel, celle de sa Révolution, dans ce qu’elle eut de moins délétère. J’avais été frappée alors,  cela fait tout juste dix ans, par la fierté nationale dont avaient témoignés devant moi de jeunes et brillants cadres chinois -diplômés d’universités étrangères, anglaises ou américaines-, vis à vis de leur pays à qui ils accordaient d’emblée tous les succès.

C’était à Shanghaï, où l’on venait d’inaugurer le nouvel Opéra réalisé par un architecte français. Ils s’acharnaient à prétendre que l’architecte était chinois. Je n’ai pas insisté plus longuement, lassée par leurs certitudes  et pressée par mon emploi du temps. C’est seulement  après coup- devant un autre épisode de la même série TV- que j’ai constaté combien est insidieux le spectacle (didactique) qu’un Etat veut donner de lui même  au plus grand nombre de ses ressortissants, mais parfois même au monde entier, pour forger, ou réincarner, leur identité.

Notre télévision nationale revient depuis quelque temps sur le sujet de notre Histoire avec la série « Ce jour-là, tout a changé » commencée par celle, bien menée,  de l’assassinat d’Henri IV.

Versailles
Versailles

Cette Nuit de Varennes, montrée l’autre soir, avait tout de même de quoi surprendre les spectateurs ignorants des travaux récents ou limités, pour les plus âgés,  aux leçons d’histoire déjà fort anciennes de leur lointaine jeunesse.

Qu’il était donc avenant, ce jeune Roi de trente quatre ans, pétri de culture et de modernité, d’amour pour son pays,  (pour sa femme aussi, ce que l’on savait, qui n’était même pas infidèle, ce dont on nous a longtemps fait douter), qui avait encouragé et soutenu la révolution américaine et qui ne rêvait que de science, de découvertes et de paix ! Qu’il était loin de ce portrait infâme de lâche goûlu, aboulique, apathique et quasiment obèse qu’on nous en avait si longtemps dressé !

Au moins aura-t-on pris la peine, ici, de s’inspirer des travaux d’un historien sérieux qui a pris le temps (pas moins de sept ans et près de mille pages) pour établir une biographie minutieuse du souverain tant décrié dans nos livres d’histoire et finalement martyr de la  Terreur.

Il nous aura fallu deux cents ans  pour convenir que Louis XVI et sa famille ne méritaient peut-être  pas leur sort. C’est bien long pour une Terreur qui ne dura, et heureusement,  que deux terribles années, et nous marqua du sceau indélébile de peuple révolutionnaire, libérateur mais aussi régicide. Il en a fallu moins de vingt aux Russes,  écrasés pendant soixante dix ans sous le joug soviétique et totalitaire,  pour réhabiliter leur famille impériale  si proche, dans le fond et la forme, de ce que fut notre famille Capet.

On ne parvient jamais très longtemps à « faire du passé table rase ». Il forge nos identités,  autant que nos différences et toutes nos contradictions.

Vénus & Apollon (2) sur Arte, n’oubliez pas de coucher les enfants

Tonie Marshall, qui a pu ajouter à son talent un gros budget,  ne nous épargne ici rien de ces petites turpitudes qui ont la faveur des « publics » : gravelle, fraude, crime, vengeance, violence, sexe à tous les niveaux et, last but not least, une incroyable perversité. Ces ingrédients, finalement communs à  toutes séries B,  sont traités ici une qualité (scenario et excellence de jeu des acteurs) qui rendent son impact d’autant plus redoutable.

Hermaphrodit endormi, G.Bernini (Louvre)
Hermaphrodite endormi, G.Bernini (Louvre)

Car on se laisse prendre à une intrigue qui, quoique récurrente, fait assez date pour figurer chez Wikipedia, au même titre que ‘autres séries d’Outre-Atlantique que je ne citerai pas ici. Cette saison a nous dit-ont été conçue de la même manière. Pour le même résultat ?

Certes, on ne verra ici qu’un aperçu sociétal assez limité à un environnement précis, mais qui en fin de compte relie entre elles des couches de notre société bien plus diverses qu’il n’y paraît. Ce qui se passe là (à Paris) peut se passer ailleurs, dans l’indifférence la plus totale. N’y aurait-il  plus guère, aujourd’hui, que des intégristes pour s’offusquer de l’état (exhibé) de certaines moeurs ? Qu’en pensent les parents ?

Alors que l’on ne parle que de protection de l’enfance, il serait peut-être opportun de se demander pourquoi cette série, à l’instar de celles qui animent les écrans plus visibles d’autres chaînes aux mêmes heures de grande écoute, n’est pas elle aussi affublée en bas  d’écran de la mention habituelle du CSA.

-10 (moins de 10 ans) en limiterait peut-être certains dégâts.

A moins qu’il ne soit trop tard,  et depuis bien longtemps déjà.

La fin rêvée du cauchemar publicitaire ?

J’avais signé il y a quelques mois une pétition contre la publicité à Radio-France. Il était je crois question d’insérer des « spots » sur France-Culture et, pour certains, dont je suis, de s’y opposer.  Il semble que le débat se soit largement inversé, eu égard à l’enjeu financier, la rente, devrais-je dire, que la pub représente, tant pour ceux qui la vendent que pour ceux qui la font.

La publicité a pour premier rôle (par définition), celui de : rendre public, c’est-à-dire faire connaître à tout un chacun ce qu’il devrait savoir. C’est dire combien elle est utile. Et combien nécessaire. Pour autant….

Ceux qui ont adoré comme moi le film de Joseph Mankiewicz  A letter to three Wives (Chaînes conjugales), auront présent à l’esprit cette scène remarquable où Kirk Douglas, dans l’impressionnante tirade du professeur de lettres qu’il incarne, traduit avec une conviction sans faille la pensée de l’auteur et sa vision, si pertinente, du rôle à venir de la publicité, alors naissante sur les ondes, de sa dérive probable et de ses conséquences. Il ne s’agissait pourtant alors que d’une dérisoire débilité, une imagerie (radiophonique) du Rêve américain fondé en premier lieu sur l’accessible jouissance d’une généreuse prospérité.

Las, les années cinquante sont désormais bien loin, et la publicité d’alors n’a depuis longtemps plus grand chose à voir avec ce qu’elle fut. Otage d’un marketing aussi agressif que notre société elle-même (on peut d’ailleurs se demander, à l’instar de Christophe Colomb, qui, de l’oeuf ou de la poule, a commencé en ce domaine) elle en a envahi toutes les sphères et tous les horizons. Jusqu’à l’insupportable.

NO PUB
NO PUB

Passe encore pour les quelques (rares) spots parfois cocasses à première vue,  lassants dès la seconde  puis définitivement odieux à la troisième. Passe encore pour les quelques images parfois acceptables, quand elles sont encore réelles.  Passe encore pour les  minutes,  puis quarts d’heure d’attente que les écrans publicitaires rognent sur un horaire rarement respecté.

Mais non, et définitivement non à la hideur de toutes ces  images de synthèses, économiquement très rentables pour les concepteurs, où l’horreur le dispute à la vulgarité, à l’ignorance et à la violence. Non au gavage des pauvres et des enfants, tous clients du pire, par défaut.

Allons, Messieurs les parlementaires, encore un effort. Libérez-nous de ce mal inutile qui ronge les plus démunis d’entre nous, ceux qui n’ont pas, pas encore, définitivement TOURNé LE BOUTON.

Arte Info : Elections, chômage : L’information réformée par des chiffres inexacts, mensongers, ou non vérifiés

Alors là, je ne me retiens plus : fidèle de la chaîne (sans publicité), et  n’en demeurant pas moins très circonspecte quant à son objectivité, je constate depuis quelques jours que l’on nous « balance » des chiffres furieusement érronés, sortis d’on ne sait où. Ce furent d’abord, cette semaine,  ceux de la campagne électorale des candidats à la Présidence des Etats-Unis, oh, trois fois rien, quelques dizaines de millions pour l’un et l’autre, genre 60 et 80. Pour mémoire, on est parvenu a plusieurs CENTAINES, ce qui n’est pas exactement la même chose. (voir mon billet précédent)

Le chômage en France le 30/10/2008 vu par Arte-Info
Le chômage en France le 30/10/2008 vu par Arte-Info

La tendance hier était inverse et plutôt haussière dans le triste domaine, cette fois, du chômage : la charmante présentatrice allemande n’hésita pas un instant à nous présenter un tableau (qui donc a bien pu l’établir, celui-là ?) présentant l’accroissement du chômage en France : + 8000, (ce qui est exact) soit 3.869.400 !. Quand on sait que le même jour, le chiffre officiel (1.957.600) était disponible dans tous les autres medias, on ne peut que s’interroger sur la validité du reste des informations fournies par la chaîne…..

Devant l’énormité de la chose, j’ai bien sûr attendu un démenti, ou à tout le moins des excuses. Mais j’ai attendu en vain.

Allons, messieurs d’Arte Info, si prompts souvent à la pose, contrôlez vos sources, c’est le b.a. ba du métier !