Plan d'économies : petits allègements sur très grosses dépenses

Voilà, comme on pouvait s’y attendre, ce plan de 50 milliards (d’économies) a bel et bien été voté. Même si ce n’est pas, pour celui qui l’a âprement défendu, à une majorité écrasante, et sans l’appui des centristes qui ne lui aurait pas manqué si l’économie proposée égalait au moins le montant actuel de notre déficit budgétaire, qui dépasse les 80 milliards. Mais enfin, voilà un effort louable qui vaut tout de même d’être salué. C’est bien la première fois qu’on voit, en France, un gouvernement socialiste engager tant soit peu d’économies budgétaires….

COUV-EDC4-741x1024Ceci étant, si l’on considère l’inflation des dépenses de l’État depuis la dernière mandature, elle a continué à prendre de l’ampleur, puisqu’avec une augmentation de 23 milliards depuis 2012, ses dépenses  représentent à fin 2013 près de la moitié de l’économie qui est aujourd’hui proposée.

Ce que je comprends moi, modeste ressortissante imposable de ce pays, c’est qu’il ne s’agit moins d’économiser, que  d’essayer (au moins)  de revenir au statut quo ante, c’est-à-dire à l’état dans lequel se trouvait la France quand M. Hollande réussit à y prendre la place convoitée de M. Sarkozy. (pour mémoire, on trouvera ici ce que ce dernier avait réussi et que son successeur à délibérément détruit). Je comprends aussi que mes impôts ne sont pas près de baisser.

Mais enfin, réjouissons-nous tout de même de vivre dans notre bienheureux pays de France où chacun ou presque bénéficie encore de cette assistance que les pauvres, exclus ou émigrés du monde entier rêvent de venir chercher chez nous, qui sommes pourtant de moins en moins nombreux à la financer, et pour un coût de plus en plus élevé……

La réponse de M. Hollande aux Français : un mépris total

LeMéprisFrançois Hollande disait dimanche aux Français qu’il les avait entendus. Il n’a pas dit qu’il les avait compris. Il vient en tous les cas de leur signifier à quel point il les méprise.

A moins qu’il ne s’agisse, pour celui qui se comporte en enfant têtu et gâté, d’une punition virulente pour tous ceux qui ont manifesté si clairement dans les urnes leur opposition à son projet et à son gouvernement.

Il n’y aura donc pas de changement, sinon pour son « pauvre » premier ministre, tombé presque malgré lui dans le plus vicieux des pièges, sciemment tendu pour lui par celui qui l’a choisi, pour le faire bruyamment tomber. Et avant longtemps.

Car M. Hollande n’a d’autre ambition que de garder la place -fut-elle parfois inconfortable- qui paraissait pour lui inespérée. L’essentiel de son travail, et il y passe semble-t-il du temps, n’est pas de redresser la France, encore moins de servir les Français, mais bien d’écarter de son chemin tout ceux qui lui feraient obstacle.

L’Histoire a connu de tels personnages, ils y sont récurrents. Certains finissent très mal.  L’avantage des démocraties est qu’elles donnent aux peuples, avec leur vote, le moyen légal de les écarter du pouvoir, du moins momentanément. Notre impatience est aujourd’hui sans borne pour qu’avant trois ans, nous puissions enfin voir venir ce changement.

Le changement sans le changement, c'est maintenant !

image "Et lux fit"
image « Et lux fit »

Monsieur Valls a pris la place de M. Ayrault. Nous attendons encore de voir qui aura pris la place des autres, ceux que nous avons rejetés en bloc, et dont on se réjouit qu’ils disparaissent (Taubira, Belkacem, Peillon, Dufflot, Brick et les autres. Certains vont sans doute devoir rester, les compétences ne sont pas si nombreuses chez les plus jeunes (les autres ont dépassé et largement la soixantaine). De toute façon, à droite, nous ne serons jamais contents.

Car ce qui change, ce sont les têtes. Mais, bien malheureusement, pas le président. Car lui ne changera pas un iota à la politique qu’il entend mener, que lui seul décide de mener et qui n’est pas nécessairement la bonne. Dégraisser le mammouth de l’Etat devrait être sa priorité et il ne fera JAMAIS. Trop dangereux. L’Administration de la France est si puissante qu’elle aura raison de tous ceux qui s’en prennent à ses troupes. Et c’est pour l’entretenir que les Français se ruinent. (Enfin, ceux qui travaillent ou qui ont travaillé). L’avenir des Français est dans leur liberté de créer, d’entreprendre et de gagner. C’est leur richesse et elle seule qui peut assurer le bien-être et la protection sociale de tous. Pas la seule dette de l’Etat.

Il a fallu une Révolution pour sortir des privilèges de la Monarchie. Il en faudrait une autre pour mettre à bas ceux de l’Administration.

Et ce n’est pas encore pour aujourd’hui.