Silicon Valley, un rêve français ?

C’est ce que titre La Croix ce matin, et cela me fait rire. Je peux bien le dire.

Car genre d’endroit existe aussi en France, et depuis pas mal de temps déjà. On appelait cela des technopôles. Sophia Antipolis fut  le premier du genre, il y a près de cinquante déjà, amenant sur cette Côte d’Azur réputée lieu de « vieux » un vent de jeunesse, d’activité, et de boulimie créative. Ce qui se passe dans la Valley aurait pu se passer chez nous, …. si les Français avaient été plus nombreux à « rêver ». Et leurs gouvernements plus enclins à les y aider. Leur créativité n’est pas en cause.

Expatriés français inscrits au 31/12/2013
Expatriés français inscrits au 31/12/2013

S’ils sont de plus en plus nombreux à avoir quitté ou à quitter la France,  pour toutes sortes de raisons dont la plus valable semble en définitive un besoin irrépressible de réussite personnelle et professionnelle dans un cadre plus ouvert, moins contraignant et socialement plus acceptable que ce que leur offre leur propre pays, les Français ne sont encore que moins de 2 millions dont 80% d’entre eux entre 26 et 60 ans à travailler et vivre hors de nos frontières. C’est peu ou prou la population de  Marseille, Lyon  et Toulouse réunies. Nos trois plus grandes villes, après Paris. On ne peut tout de même pas dire que cela n’est rien.

Une grande partie de ce petit nombre représente une part non négligeable de l’« élite » de notre Nation, ce qui nous permet d’une certaine façon de montrer ailleurs ce qu’il y a de meilleur chez nous, mais aussi -et cela n’est pas flatteur, qu’elle (la France) n’a pas su les satisfaire.

Mais est-ce bien elle, la France, qu’ils ont quittée ? Ne seraient-ce pas plutôt ceux qui la gouvernent, qui la bousillent en imposant à ses habitants des lois fiscales ou sociales qui ruinent leurs rêves et leurs ambitions comme elles ruinent leur territoire quand celui qui les représente aujourd’hui est le comble du ridicule en matière d’homme et d’incompétence en matière de  présidence. Cravate ou pas. ?

Cet homme-là aurait mieux fait d’aller voir ailleurs que dans ce lieu quasi magique pour qui souhaite entreprendre, lui n’a jamais rien entrepris, qui s’est acharné, au nom d’une idéologie rétrograde, à saper toutes les énergies d’un pays aujourd’hui presque exsangue qu’il ferait bien ou mieux, de laisser à d’autres la charge de diriger.

Bébés sur mesures et sur catalogue, les Etats-Unis le proposent depuis longtemps déjà…….

On ne saura jamais ce qui a pu pousser la jeune et si jolie Ludivine à aller se pendre dans un bois, comme se suicident chaque année tant d’adolescents gagnés par le désespoir. On se demande aujourd’hui dans quel monde nous devons vivre, si rien de ce qui donne du poids à la vie n’a pour notre société plus de valeur que n’importe quel objet marchand. Il n’a jamais été facile d’avoir vingt ans, mais il n’est pas facile non plus de vivre sans perspective, sans espoir et sans foi.

Nouveau né, par Georges de La Tour
Nouveau né, par Georges de La Tour

Dans la plupart des pays d’Europe, gagnés depuis quarante ans par cette furie libertaire née des  inénarables  » sixties », tout ou presque est désormais permis, de la « fumette » à l’étalage légalisé de toutes les dérives de la sexualité dont les « gay prides » ne sont qu’un épiphénomène. Et tout le monde de trouver cela très bien, au nom d’une « tolérance » qu’il est de bon ton de prôner, quelles qu’en soient la teneur et, surtout, les conséquences.

Puisque tout est permis, donc, rien d’étonnant à ce que dans le plus grand pays d’Occident, religieux de surcroît, on puisse désormais s’offrir un enfant sur catalogue. C’est là la négation de tout ce qui fait le prix de la vie, de l’Amour surtout, qui la génère.

Au nom du « droit à », tout est permis. Demain chez nous,  il sera possible à une femme d’en épouser une autre, à un homme de convoler légalement avec un autre et, par les paires qu’ils constitueront, d’aller le cas échéant outre-Atlantique choisir l’enfant qui égaiera leurs soirées d’hiver. Non, ils n’auront même pas besoin de faire le voyage : les sites internet abondent, qui vous envoient les « ingrédients » à bonne température. Quand il ne s’agit pas  de « bébés à vendre », tout simplement !

Un monde de rêve, ou de cauchemar ?

Les femmes ont-elles vraiment besoin de quotas ?

Aliénor d'Aquitaine

Nos parlementaires n’auraient-ils rien de plus urgent à faire qu’à débattre sur ce sujet ? Ne  peut-on pas, une fois pour toutes, laisser les femmes être tout simplement ce qu’elles sont : la moitié de l’humanité, et pas une minorité. Ah oui, une minorité de dirigeantes de conseils d’administration. Une minorité dans les postes de très haut niveau, dans certains congrès, dans certaines fonctions. Mais plus haut se situe le niveau, plus rares sont les hommes aussi. Les hommes tout comme les femmes sont par essence inégaux.

Certaines femmes ont par nature ou par vocation le goût du défi, du risque et même du pouvoir. A l’instar de certains hommes. Pas tous. Certaines femmes d’exception parviennent aux plus hauts sommets d’un métier ou d’une fonction. Pas vraiment moins que certains hommes, tout aussi exceptionnels.

Mon âge me met hors circuit, mais j’aurais été horrifiée, au temps de mes responsabilités, de n’avoir dû mes promotions à autre chose qu’au résultat de mon travail et de mon talent. Surtout pas au respect de quotas et de « l’action positive » sur laquelle se portent à présent les regards.

La discrimination, fût-elle positive, demeure une discrimination, comme le rappelle Elisabeth Badinter dans un récent entretien au Nouvel Economiste.  Quand elle (la discrimination) risque, comme c’est souvent le cas, de détourner les vrais critères de choix que sont la la connaissance, la compétence et la capacité à exercer une fonction, on peut légitimement se demander si les nouveaux critères imposés par le mode des quotas favorisant un sexe, une origine ou pourquoi pas des moeurs ne viendront pas obérer les premiers.

C’est pourtant ce qu’ont constaté, depuis plusieurs années déjà, les inventeurs du procédé, qui fit fureur en Amérique dans les années 70 et dont ils sont depuis lors définitivement revenus. Quel intérêt, pour nous et l’Europe, à imiter ce que l’Amérique a finalement rejeté  ?