Les requins de la charité

seccath
et si en plus il faut se faire tabasser !!

Une amie vient de me rapporter un incident dont elle a été victime et qui m’a quelque peu interpellée : dans son village d’Aquitaine, elle est en charge, avec d’autres personnes, d’une antenne du Secours catholique. ils y assurent, une fois par semaine, une permanence où les « personnes en difficulté » peuvent trouver vivres et vêtements, mais aussi et surtout cette écoute, indispensable à qui n’a presque plus rien ni personne auprès de qui se faire entendre et ce suivi,  qui sont le fondement même du mouvement Caritas.

Arrivent dernièrement à la permanence un groupe d’hommes, d’origine étrangère*, qui sans attendre ont exigé nourriture et vêtements. L’un d’eux trouvant que mon amie était trop lente à les « servir » l’a violamment frappée sur la joue,  si fort qu’elle a dû après coup consulter un médecin, de même que la gendarmerie d’ailleurs.

Il semble que ce genre de groupes, bien informés de nos systèmes et moyens caritatifs, s’en prennent directement à ceux qui dispensent bénévolement la charité ouverte à tous, non par nécessité, mais pour mener à bien des trafics divers et variés puisque tout leur est ainsi fourni « gracieusement » quand ce n’est pas sous la menace, et que tout peut être par ailleurs revendu, et parfois même avec profit.

Je n’apprends sans doute rien à mes lecteurs, mais au moins auront-ils une fois encore l’occasion de m’aider à dénoncer ces forfaitures et de faire partager plus loin notre indignation.

*et apparemment bien connus des services de gendarmerie

Méditerranée : et si les trafiquants d'exilés étaient aussi ceux qui provoquent leur exil ?

photo L'Express
photo L’Express

Des hommes que nous ne connaissons pas sont en train de surpasser l’horreur passée en mettant à profit (et quel profit!) la disparition orchestrée de milliers de familles fuyant leurs pays en guerre : Ces hommes leur font payer le prix de leur billet pour l’enfer, qu’ils en réchappent (ou non) grâce à la bienveillance de l’Europe. Cette nouvelle forme de trafic auquel on n’ose donner le nom d’holocauste fait honte à toute l’Humanité.

Mais qu’il y-t-il au fond de plus pervers ? Supprimer des individus a priori innocents, leur en faire payer le prix d’avance ou bien encore, pour ceux qui devraient assurer la sécurité des personnes et des biens, de laisser passer ces convois qui devraient pourtant être connus et pour le moins soupçonnés ? Le pire n’est-il pas encore que les candidats à l’exil ne trouvent aucune autre solution ?

Qui sont ceux qui « touchent » pour se taire, ignorer, mentir et finalement permettre tant d’horreurs ?

Il y a de la corruption dans l’air que nous respirons, et elle se rapproche lamentablement de nous à ce qu’il semble. Comment expliquer autrement que des navires soient parfaitement identifiés, que leurs itinéraires soient connus (même s’ils sont faux) et que nul n’ait eu connaissance d’embarquements de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur ces cargos destinés à des marchandises ? Se pourrait-il que ce soient ceux-là même qui prétendent instaurer l’ordre perverti d’un Islam dévoyé sur des pays dont ils sont en train, dans l’horreur la plus absolue, de balayer toutes les traces de leurs si brillantes civilisations. Nous savons aujourd’hui de quoi ils sont capables et quels sont leurs moyens.

Il ne s’agit pas seulement, aujourd’hui,  de se lamenter sur une immigration devenue incontrôlable, mais surtout d’en contrôler les dérives : Les « vrais » réfugiés de pays en guerre n’auraient-ils donc d’autres ressources que de se livrer si chèrement aux trafiquants d’hommes, quels qu’ils soient  ?

C’est une question dont j’ignore la réponse.