Ces soi-disants « thérapeutes », maîtres des âmes

DSCN0888La Croix titre aujourd’hui sur ces manipulateurs qui prétendent vaincre « de l’intérieur » les pires maladies que la médecine elle-même, avec tous les moyens qu’elle peut mettre en oeuvre, ne  parvient pas toujours à guérir, mais qui a au moins l’avantage de tenter de le faire honnêtement.

Irène Nemirovsky a éclairé avec brio, en 1932,  ce processus d’aliénation dans « le Maître des âmes », publié seulement en 2005. Il s’agit là d’un  roman terrible de l’émigration, de la conquête et de l’emprise d’un être,  médecin devenu charlatan par revanche plus que par ambition, sur un public trop  attentif à soi-même pour faire preuve de discernement. Malgré le temps et tous les changements intervenus depuis lors, rien n’y est vraiment « démodé ».

Il en va des faux thérapeutes comme de certains sectaires, qui préconisent parfois des pratiques qui peuvent s’avérer mortifères ou à tout le moins délétères. (Les témoins de Jéhovah ne tolèrent aucune transfusion sanguine, par exemple). Qu’importe d’ailleurs ce que sont ces pratiques si elles remportent l’adhésion d’un public ou d’un auditoire.

Le libre-arbitre n’est pas chose si bien partagée et le bon sens n’est plus de saison. La Foi elle-même fait l’objet d’un vaste marché où les gourous se pressent en promettant des jours meilleurs, le succès ou la guérison à tous ceux qui sont, il faut le dire, prêts à croire  n’importe qui et à  n’importe quoi.