Au secours de Pierre Etaix, pour que vole son « papillon »

Pierre etaix au Pont tournant, Bordeaux, 23-26 janvier 2010

On croyait enfin réglés les déboires de ce vieil artiste et ses films à nouveaux visibles. Las, il n’en est rien. Il semble que « Yoyo » soit encore bloqué par l’appel de ses détenteurs. Une vilaine histoire de droits, que j’avais déjà  relatée ici.

Son avocat aurait porté l’outrecuidance jusqu’à lui réclamer, me dit-on, la somme de ses honoraires. C’est lourd quand on est fauché, et qu’on est bien obligé, à plus de quatre vingts ans, de gagner sa vie. Une vie qui n’a pourtant pas démérité et dont l’ensemble des créations devrait au moins lui permettre de jouir d’un certain repos sinon d’une certaine aisance.

Cette question de « droits » est sordide.  Qu’en est-il du droit de l’auteur ?

Jean-Michel Guenassia dont j’évoquais hier le bel ouvrage nous livre des pages superbes sur la vieille cinémathèque parisienne, rue d’Ulm, où les lycéens de mon âge ont fait leurs plus immenses découvertes et tant de  cinéastes leurs premières armes. J’ignore si l’on peut encore voir les films de Pierre Etaix, mais si c’est le cas, il n’en tire aucun avantage et pas le moindre centime.

Le voir sur les planches est aujourd’hui  tout ce  qui reste à son public et son talent n’a pas changé. Certains de toute évidence attendent qu’ils soit mort pour en tirer bénéfice : ils sont détenteurs de ses droits. Ne leur rendons pas ce service : Pierre Etaix est ICI ET IL EST TOUJOURS  VIVANT !