La belle actualité de Mazarin :Esprits frondeurs, étude, roman, série télé

Sans doute est-ce cet air de Fronde, qui règne sur la France depuis …. toujours, qui aura inspiré ces derniers temps pareille diversité dans l’offre : le Cardinal est décidément à la mode !

Madame Simone Bertière , historienne, nous livrait l’an passé une remarquable étude, un long travail de recherche et d’approfondissement sur la personne et l’oeuvre de Guilio Mazarin, y précisant d’emblée sa volonté urgente de « corriger auprès du grand public la déplorable réputation injustement accolée à sa mémoire » . La démarche de Simone Bertière à ceci de remarquable qu’étant devenue spécialiste du pire ennemi de Mazarin, le Cardinal de Retz, elle confesse à ce propos : »Il m’en était resté une sorte de remords envers ce dernier (Mazarin), et le sentiment que je lui devais réparation« .

J’ignore encore sous quels auspices se présente la toute récente publication du Pour l’amour de l’enfant Roi : Jules Mazarin – Anne d’Autriche, d’ Alain-Gilles Minella paru le 13 mars aux éditions Perrin.

Présenté avantageusement par l’éditeur (et les revendeurs) comme : « La biographie d’un couple uni dans le pouvoir et dans l’adversité, par un véritable amour et par l’ambition de faire de Louis XIV le plus grand roi du monde. » cet ouvrage a toute les chances de rencontrer un large succès, puisque déjà renommé, sur un site commercial : La Reine et le Cardinal

C’est avec ce titre, donc, que le succès pourrait être au rendez-vous en 2009 sur notre écran avec la diffusion qu’on nous annonce (tournage en cours), d’un téléfilm porté par l’acteur Philippe Torreton qu’il n’est plus nul besoin de présenter. Il est précisé sur les fiches disponibles que le scénario n’est pas l’oeuvre de M. Minella, historien, mais bien celle de Jacques Santamaria, scénariste.

J’ignore, vu de ma petite lorgnette, ce qu’il adviendra de la vision nouvelle que les Français pourront avoir sur ce Cardinal italien qui mena si bien, au final, notre pays, et dont quelques rares auteurs, aujourd’hui, tentent de réhabiliter la vie et l’oeuvre. Espérons que leur tâche n’aura pas été vaine.