Violence et destruction, immuables et diaboliques adversaires des Hommes de Bonne Volonté

Ce dimanche des Rameaux, les églises étaient pleines de paroissiens – et qu’importe qu’ils fussent seulement  de passage- venus écouter cet éprouvant récit de la Passion de Jésus-Christ par lequel commence la Semaine Sainte.  Une triste semaine où s’affichent et se réitèrent depuis deux mille ans  les constantes de notre Humanité, dans toutes les nuances qui  peuvent la mener du zèle  au reniement et à  la pire violence qui soit : le supplice et la mort.

Ce même dimanche, des casseurs patentés sèment  dans et autour de  Strasbourg la terreur et la  destruction, avec la dernière lâcheté,  cachés sous des capuchons et autres tenues de combat qu’ils s’empressent d’abandonner dans les buissons pour reprendre en fuyant l’allure d‘étudiants qu’ils n’ont probablement jamais été. Il est vrai que l’anomie ne peut engendrer ni  douceur ni autre consensus que celui de détruire, par tous les moyens, tout ce qui justifie pourtant la vie des autres. On finit pourtant par se demander si l’anomie n’est pas en train , pour près de la moitié des Français encouragés peut-être par l’attitude de certains leaders d’opinion, de devenir la norme : ils comprennent la violence (en temps de crise) et  approuvent la séquestration de patrons et de dirigeants nous dit un récent sondage.

Au Rwanda,  lundi, on « commémore », avec  les radios françaises  en première ligne, (avant la grève d’aujourd’hui pour nos antennes nationales) le sinistre génocide causé voici 15 ans dans ce  pays par un groupe humain sur un autre, diaboliquement exterminé. Les plaies de tels massacres ne sont, ne seront jamais refermées. La liste en est aussi longue que l’histoire de l’humanité.

Le même jour, 6 avril, la Terre se met à trembler si près de chez nous, en Italie, ce qu’elle fait couramment partout, mais qui devient une véritable tragédie humaine quand les fractures  se produisent dans les lieux habités. Ce ne sont pas les hommes qui créent ce genre de malheurs qui les dépassent.  Les Anciens  vouaient aux Dieux ce dont la Nature seule est la cause. Aujourd’hui encore certains se demandent pourtant si….le Diable s’en est réjoui.

Triste semaine pour ceux qui croient en Dieu et attendent ce troisième jour ou Christ est ressuscité, après être descendu aux Enfers pour nous livrer la Bonne Nouvelle de l’Espérance.

Ne pas se lasser d’espérer qu’enfin, un jour,  règne Sa Paix.

Entreprises françaises : alerte otages !

Notre Dame des Otages, Colombey-les-Deux-Eglises
Notre Dame des Otages, Colombey-les-Deux-Eglises

Par deux fois dans la même semaine, les caméras nous montrent les visages haineux de salariés ou  syndicalistes globalement assez fiers de retenir coincés dans leur bureau des cadres de leur entreprise. Cela n’est certes pas nouveau, mais cela sent tout de même son air de « çà ira ! ».

Pourquoi tant de menaces, qui ne serviront à la fin qu’à faire fuir ceux qui veulent entreprendre, ceux qui le peuvent, surtout. Car ils seront de plus en plus rares à se « risquer » chez nous. Entre ceux qui prônent la décroissance et  et les sequestreurs de « patrons », dame Economie a chez nous bien du souci à se faire : à quoi bon fabriquer ce que nul n’achètera ; à quoi bon créer une entreprise où l’on risque de se faire enfermer, à quoi bon essayer de faire, après tout, quoi que ce soit, et surtout diriger pareil orchestre : une entreprise !

Sans doute est-ce le désespoir qui mène à tant d’excès. Mais les prétoires sont pleins de ces désespérés devenus criminels ou assassins. Cela n’arrange pas les affaires qui, par les temps qui courent, sont bien mauvaises.

On glose sur les salaires des dirigeants, mais on accorde aux rois du ballon et autres baladins de plateaux le droit de les supplanter tous en la matière. La Croix nous rappelait hier le sort de tous ces petits patrons qui vivent sans « parachute » et qui chaque jour sont à la peine.

Curieusement, les Français adoreraient être « patrons ». Ils sont de plus en plus nombreux à créer leur petite entreprise, leur propre emploi en somme, et c’est tant mieux. Sans doute, ce ne sont pas les mêmes que ceux qui prétendent, et ils le clament bien assez fort, défendre les intérêts de leurs semblables en ruinant ailleurs notre image.

Quant aux medias télévisuels, on leur saurait gré d’être un peu plus circonspects et un tant soit peu objectifs vis-à-vis d’une crise certes  bien réelle mais dont ils entretiennent à plaisir le feu qui les nourrit. La France n’est pas en ruine ou du moins pas encore. Tous les Français ne sont pas, ou du moins pas encore chômeurs, malades, indigents, grèvistes, désespérés  ou révoltés. Et  tous les patrons ne sont pas forcément des « salauds ».

Il serait souhaitable que face à tant d’excès, ceux qui font l’objet de pressions et de séquestration sur leur lieu de travail  aient au moins le courage, après coup, d’en appeler à la Justice. C’est,  en dernier lieu,  à Elle qu’il appartient de trancher. Pas aux médias.