Les emplois « durables » de Mme Royal avec « tenue correcte exigée »

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Ségolène Royal, image TF1

Je ne sais ce qu’il faut penser du récent engagement de Mme Royal de proposer, d’ici trois ans, 100.000 emplois dans le secteur qui vient de lui être confié et qu’elle gérera, il faut l’espérer, avec plus d’à propos que ne l’a fait dans le Logement l’écolo-trotskyste Cécile Duflot, à cause de qui le bâtiment, et pas seulement, ne va plus très bien.

Les commentaires que la nouvelle a suscités dans « la Charente Libre » sont particulièrement édifiants puisqu’ils émanent de ses « sujets » poitevins, qui la connaissent bien. Mais enfin, nous ne pouvons tout de même pas nous plaindre de voir cette « nouvelle » ministre dans son rôle : promettre des résultats à ceux qui en attendent encore. Et qui voudraient bien pouvoir y croire. Après tout, si cela ne vient pas d’elle, il se trouvera peut-être, et même sans doute, des gens de bonne volonté mais surtout courageux pour les créer, ces emplois de demain.

Quant aux employées de son Ministère dont la presse s’étonne qu’on puisse leur reprocher quelques excès vestimentaires, eh bien je l’approuve entièrement moi, Mme Royal : on ne vient pas travailler au service de l’Etat en grand décolleté. Le quotidien d’une fonctionnaire n’est pas celui d’une présentatrice de plateau télé, il ne faut pas mélanger les genres. Elle le sait bien, Mme Royal : candidate à la Présidence, elle avait réussi à s’attifer comme une employée de maison de retraite, pour séduire le « peuple de gauche » . Maintenant qu’elle est devenue Ministre du père des ses enfants, elle est plutôt dans le style Chanel. Elle sait toujours très bien ce qu’elle fait, Mme Royal. Dommage qu’on ne lui ait pas confié le Ministère de la Justice. Elle n’aurait au moins pu y faire pire que son actuelle locataire.

Leaders politiques : les perdants des élections devraient s’excuser (d’avoir perdu) !

Résultats des élections présidentielles, France, mai 2007.
Résultats des élections présidentielles, France, mai 2007.

Voilà que notre Madonne des Meetings (qui n’a de Madonne que les traits), déjà relookée par ses coaches depuis plus deux ans déjà pour l’insuccès que l’on sait,  ne cesse de clamer qu’elle existe, ce que nul ne peut contester d’ailleurs, eu égard au bruit qu’elle s’acharne à faire bien au-delà de sa Région.

J’ai cherché en vain comment illustrer l’égérie de tant de Désirs et n’ai trouvé, après réflexion, que l’image d’un résultat incontestable, celui des élections qu’elle a perdues.

Elle ne cesse depuis lors, par tous moyens médiatiques, de polariser sur elle l’attention et sur son adversaire, déjà bien accablé ailleurs,  tous les mécontentements. C’est là, on ne peut l’oublier, une tradition bien française, et rien n’y est jamais vraiment nouveau : Il y a peu de bons perdants.

Reste que le venin, comme les crachats,  retombe toujours quelque part. Et pas toujours là où le souhaitent ceux qui les jettent.

« L’autre jour, au fond d’un vallon, un serpent piqua Jean Fréron. que pensez-vous qu’il arrivât ? Ce fut le serpent qui creva. » Voltaire, 1765.

Ségo : Haine recuite ; Ingrid : Amour total

AFP via yahoo actualités
source : AFP via yahoo actualités

Mme Betancourt rayonne d’amour pour tous ceux, dont la France, qui ont aidé à sa libération. Elle nous impressionne tous par sa sincérité, sa dignité, son courage et sa tenue. Par sa disponibilité quand elle n’aspire probablement qu’au repos. Par l’attention qu’elle porte à tous ceux qui sont restés et par son engagement à les sauver. Par cette Foi, qui l’irradie et que comprennent bien ceux qui la partagent.

LEMONDE.FR | 04.07.08
Reuters via yahoo actualités
source : Reuters via yahoo actualités

Au Québec, Mme Royal a perdu une occasion de se taire. La haine hystérique qu’elle voue à son ex-adversaire, Président,  lui a fait perdre tout contrôle. Et toute dignité. On est malheureux pour elle, toujours otage de son propre ressentiment. Son « homologue » * franco-colombienne fut certes sauvée, en dernier ressort, par son ancien challenger le Président Uribe . Mais aussi par tout ce qui a été mené en amont ici, ce qu’elle a elle-même abondamment rappelé, et par l’Espérance, qui ne les a jamais quittés, elle et tous les siens.

Quant à ses ennemis, Mme Betancourt déclarait elle-même le 3 juillet 2008

« J’ai vu le commandant, qui pendant tant d’années a été responsable de nous, et qui en même temps a été si cruel avec nous. Je l’ai vu au sol, les yeux bandés. Ne croyez pas que j’étais joyeuse, j’ai senti de la pitié pour lui, parce qu’il faut respecter la vie des autres, même s’ils sont vos ennemis. » (source : La Croix)

M. Hollande aura eu le mérite de rappeler qu »il y a des causes qui dépassent les clivages, les sensibilités », une distinction dont son ex-compagne n’a, de toute évidence, pas pris la mesure.

* du seul point de vue de leurs candidatures aux élections présidentielles dans leurs pays respectifs