Le tiers payant pour tous ? Une fausse bonne idée pour plaire d'abord aux électeurs

gratuitLe tiers payant généralisé (qui concerne déjà une grande partie de notre population), c’est la fin de toute forme de responsabilité pour ces patients-consommateurs qui exigent un service immédiat et gratuit, sans imaginer un instant qu’il puisse avoir une quelconque contre partie. C’est la mise sous tutelle de TOUTE la médecine française, transformée en administration médicale et c’est, enfin, la mort à très court terme de toute notre médecine libérale. Nul n’imagine en effet recevoir son « salaire » avec deux mois de retard comme cela deviendrait fatalement le cas pour la plupart de nos médecins privés d’honoraires (et qui ne gagnent souvent leur vie (à hauteur de leur formation) qu’à raison de 12 h au moins de travail par jour).

Rien n’est sans doute plus coûteux aujourd’hui que la santé. Le système social de la France fut assurément et pendant longtemps ce que l’on pouvait faire de mieux. Nous nous sommes offert très longtemps le luxe de soigner bien mieux qu’ailleurs l’ensemble de notre population – et même au-delà- à un coût devenu quasiment invisible pour un grand nombre. Le travail de chacun contribuait alors à la santé de tous, par le biais de cotisations qui au long des décennies n’ont cessé de s’alourdir au fur et à mesure que se creusait le déficit de la sécurité sociale.

Pendant longtemps, nous avons dû assumer nos dépenses médicales, compléter une «feuille de maladie», l’envoyer à notre «Caisse» et attendre trois semaines ou plus un remboursement partiel ou même parfois total de nos dépenses. Cela faisait partie de notre budget. On prévoyait. Aujourd’hui, et plus encore demain, ce sont les mutuelles qui feront le tri, selon que nous serons « puissants ou misérables » et  donc capables ou non de compléter au mieux nos « 78% » et accèder surtout aux soins de qualité.

Le tiers payant généralisé proposé par Mme Reveyrand de Menthon ne résout rien et ressemble donc à s’y méprendre, à l’instar des primes aux recteurs de Mme Belkacem, à un nouveau «cadeau» à de potentiels électeurs, qui sera une fois de plus financé par nos impôts, taxes ou cotisations.

Les démocrates apprécieront.

Fumées

Je fume, même si ce n’est pas bon pour moi et ce, en toute connaissance de cause.

Je suis d’ailleurs prête à le payer de quelques années de moins, car le surplus qu’on me prédit présente pour moi plus d’inquiétude que d’intérêt. J’entends simplement qu’on me laisse choisir mon mode de vie, dans un pays réputé libre. Mais l’est-il encore ?

Notre « sécu » n’est pas en rade à cause des fumeurs, des buveurs et autres « brûleurs de chandelle ». Elle est en rade à cause d’erreurs de gestion lamentables, d’un excès de demande dont on voudrait nous faire accroire que le tabac en est la cause, ce que dément l‘espérance de vie de ceux qui bien souvent en ont abusé.

Nos centenaires et leurs enfants ont connu, outre au moins deux guerres et bien des privations, ces temps presqu’heureux où l’on pouvait fumer sa Gauloise en toute liberté. Nos « quadras » eux-mêmes ne s‘en sont pas privés, et pas seulement dans les bistrots.

Las ! Nos pays d‘Occident, s’aplatissent chaque jour davantage sous le joug de cette « bien-pensance », issue pour partie du principe de précaution et de la sécurité, parangons de notre modernité et icônes des publicitaires. Rien n’est pourtant moins « sûr » que notre vie elle-même issue, pour les plus vieux, d’un aléa parfait.

Je récuse pour ma part un tel cauchemar, qui aliène nos libertés, nos choix, notre responsabilité. Et pour en sortir, quoi de meilleur que d’allumer une cigarette, et d’en aspirer goulûment la fumée… qui me détruira (peut-être ?)