La pipe de M. Hulot : quand la précaution devient censure, on frémit.

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une Américaine apparemment "résistante"

Il y a une petite dizaine d’années déjà, on avait « effacé » sur une célèbre photo la cigarette d’André Malraux, incorrigible tabagique,  à l’instar de presque tous ses contemporains.

Aujourd’hui, c’est à la pipe de Monsieur Hulot, qu’on s’en est pris à ce qu’en disait aujourd’hui sur France-Culture,  une descendante de l’auteur. On se croirait chez Georges Orwell, dans ce 1984 où s’affairent dans de sinistres bureaux tous ceux qui ont pour mission de réinventer chaque jour l’histoire, l’économie et les statistiques, le plus souvent en effaçant ce qui pourrait nuire à ces images fabriquées.

Pour emprunter à Pierre Assouline : « Vite, aux abris ! »

Vincent Van Gogh, par lui-même
Vincent Van Gogh, par lui-même

Je ferai court, prise que je suis par une véritable nausée de cette bien-pensance immonde qui émascule un peu plus chaque jour tout ce qui chez nous a couleur de virilité, à commencer par le courage d’affronter la réalité. Celle, pour le moins, qui fut.

Je laisse seulement imaginer à quelles retouches il faudrait  procéder pour gommer ce qui a été représenté. Ah oui, ils ont fumé !

N’y-a-t-il  vraiment aujourd’hui rien de plus urgent à faire  qu’à « rectifier »  les « erreurs » passées ?