Nicolas Sarkozy, bête décidément TRÈS noire de la justice française (donc du Pouvoir)

Justice ?
Justice ?

Je suis tombée des nues ce matin en écoutant Luc Châtel, reçu par Guillaume Durand sur Radio Classique, raconter que nos magistrats étaient actuellement occupés à dépouiller les « fadettes » de M. Sarkozy dans le cadre de l’affaire «Air Cocaïne» qui lui a valu UN AN de mise sur écoute. 

Force est de constater une fois encore avec quel acharnement notre Justice, si tant est qu’on puisse encore la qualifier ainsi, s’en prend systématiquement au Chef de l’Opposition, tant redouté sinon haï par celui de notre Etat. Pour un résultat déjà prouvé par une collection de « non-lieux » qui finissent par nous coûter cher, tout  en compromettant largement le travail ATTENDU de nos magistrats qui ont nous dit-on tant à faire.

Les électeurs, je n’en doute pas, apprécieront ces débordements répétés et pervers qui finissent par saturer les esprits les plus critiques vis-à-vis d’un pouvoir incapable et inopérant, dont l’objectif devient de plus en plus évident aux plus bornés : se maintenir quoi qu’il en coûte,  au bénéfice exclusif de ses seuls partisans.

J’espère, avec tant d’autres, que les suffrages des 6 et 13 décembre prochain seront assez offensifs pour « sortir les sortants »  en redonnant aux régions de France leur vraie couleur, celle d’une République, la nôtre,  enfin libérée de l’idéologie  dominante et délétère d’un socialisme réducteur, destructeur.. et dépassé.

J’espère pour ma part que l’arroseur finira arrosé et aussi largement trempé que, réduit en miettes,  il s’écoulera en eau de bidet.

 

A relire d’urgence pour éclairer la crise d’aujourd’hui : »Un testament à l’anglaise » de Jonathan Coe

No comment
No comment

Jonathan Coe est décidément un grand écrivain, (pourvu de l’excellent traducteur Jean Pavans) mais ce n’est pas son très émouvant dernier roman que j’évoquerai ici. Comme tout écrivain (véritable), J. Coe est un visionnaire. Et tout était dit, déjà, dans ce qu’il écrivait à trente ans, il y en  quinze déjà, sur ce qui ne pouvait qu’engendrer la « vraie crise » que nous vivons aujourd’hui : la parfaite déliquescence d’une société exclusivement guidée par le souci de sa propre satisfaction, et une économie dominée par une offre qui désormais précède la demande.

Ce livre est simplement jubilatoire. La traversée du demi-siècle d’histoire anglaise où nous emmènent les tribulations de Michael Owen, écrivain solitaire et désinspiré,  est un parcours terriblement excitant, tragique et drôle qui replace dans leur contexte tous les ingrédients sociétaux de l’Occident d’aujourd’hui. Certes, nous sommes ici en Angleterre, mais au fond, nous sommes partout.

L’Establishment , dont il est ici largement question,  aura eu beau jeu de faire prospérer, à l’instar de ce qui s’est passé  ailleurs, une consommation de masse érigée en système. L’austérité n’enchante pas les peuples qui demandent toujours plus de pain et de jeux. Le portrait caustique de quelques puissants nous invite dans les coulisses  du Pouvoir où le mépris obcène du peuple n’a d’égal que l’inépuisable source de profit qu’il représente pour eux. Cette comédie humaine qui couvre trois générations ne peut manquer d’interpeller ceux qui, en somme,  ont connu la  relative douceur de vivre dans un monde encore limité à la satisfaction de ses besoins, mais dont ils ont pourtant contribué le plus, pendant quarante ans,  à  étendre les contours  jusqu’à les  défigurer.

Que le lecteur pour autant se rassure, tous les comptes seront finalement réglés sous le crayon de l’auteur qui, véritablement, rayonne en nous offrant en prime quelques  pages d’anthologie sur les arcanes du pouvoir, le marketing info-medias, la création littéraire et artistique et la dérive alimentaire,  jusqu’à l’apothéose d’un final inénarrablement  anglais.

Quand au thatchérisme qui est la toile de fond de cet incroyable roman, il n’aura été sans doute que la conséquence logique du déclin de l’Empire britannique et de la situation de  l’Angleterre des années 70,  désindustrialisée et de surcroît  figée dans l’inertie  d’une administration aussi gloutonne que tentaculaire et improductive. Nul ne peut nier les dégâts causés par la radicalité du changements, mais nul ne constestait pourtant, avant la crise actuelle,  qu’ils aient été finalement salutaires au redressement et à la vitalité de ce très grand pays. Comment justifier  autrement le tropisme majeur qu’exerce encore la verte Angleterre sur tant de candidats à l’exil ?