Pollution et transports gratuits : dernier argument de campagne (électorale bien sûr!) à Paris

pollution

La question étant de savoir, bien sûr, qui va les payer, ces transports. Les « bobos » sans doute, puisqu’ils votent à gauche et adorent la « Poubelle festive » que devient Paris. Car en dehors de la crasse qui s’y étend un peu partout, il y a, c’est vrai, la pollution.
La pollution dont je parle, celle qui fait le « buzz » aujourd’hui, on la subit deux fois par an, au printemps et en automne, parce qu’il fait froid le matin, chaud l’après midi et frais la nuit. Tous les medias nous en bassinent depuis deux jours. Tout le monde sait donc de quoi il s’agit.
Pendant ce temps-là, ceux qui paient des impôts à Paris vont devoir se réjouir : ils peuvent être sûrs qu’il ne vont pas baisser quand il faudra payer avec, en plus du reste, les salaires et autres frais de toutes les compagnies de transports invités, ce dernier week-end avant élections, à faire voyager gratuitement tous ceux qui le voudront.
C’est dire que quel que soit le prochain Maire, elle aura une ardoise de plus à régler. Raison de plus pour la confier à celle qui saura le mieux la gérer. Et ce n’est pas forcément celle dont on veut nous faire croire, à coup de sondages, qu’elle l’est déjà.

La pollution, ses représentations et sa triste réalité

Nicolas Poussin : culte du Veau d'Or

La pollution est aujourd’hui partout. En premier lieu dans l’air que la plupart des citadins respirent. Mais ce qu’on en représente finit par agacer. Va pour les cheminées d’usines, de cimenteries et autres pots d’échappement  diffuseurs de substances toxiques,   mais qu’on cesse enfin de produire à son sujet  l’image récurrrente des tours de refroidissement de centrales nucléaires :  si elle polluent le paysage, elles n’émettent pourtant rien d’autre que de la vapeur d’eau !

La vraie pollution est ailleurs,  dans les esprits déjà corrompus par l’air du temps. Ce temps que tout le monde qualifie de détraqué, mais qui l’est surtout  pour cette partie du monde, la nôtre,  qui devra renoncer à tout ce que depuis bien longtemps elle gâche et gaspille pour assouvir toujours plus de désirs que de  véritables besoins.

Chacun aujourd’hui se lamente sur le sort de notre petite planète et tout est fait pour susciter notre émotion sur le sort des plus mal  lotis, sous d’autres latitudes, victimes quasiment expiatoires du désordre climatique généré par tous nos excès, dont les déforestations sont loin d’être le moindre.

Sans doute est-il heureux que tant de Chefs d’Etats essaient ces jours-ci de trouver,  à Stockholm, des remèdes à ces dérèglements  que certains Terriens plus que d’autres ont  contribué à amplifier. Ceux-là même qui jouent à qui perd gagne sur le terrain de nos Economies ou plutôt sur le cours des valeurs côtées que sont devenus, dans toutes les Bourses du monde, les matières et produits de toute la Terre.

Le gain, le profit, l’argent en somme asservit et enchaîne sans limite quelques poignées d’humains guidés par la satisfaction de leur propre désir de puissance, grisés par leurs capacités et par  l’opacité du vide où s’est égaré leur esprit que rien d’élevé n’éclaire ou ne motive. Et surtout pas  la vie des autres hommes et de leur terre. En quelques clics se joue sur les écrans de leurs traders le sort de milliers de gens anonymes, de constructions, de logements, d’entreprises, de plantations, d’exploitations, de cultures dont la finalité ne représentent pour eux et  leurs semblables  qu’un seuil de profit toujours fixé plus haut.

Pour ceux-là, toujours avides de fructueux marchés, les moyens mis en oeuvre pour rechercher et développer de nouvelles énergies ou changer nos comportements ne représentent en fait que des opportunités, des indices, des enjeux financiers sur lesquels prospérer, à nos propres dépens souvent mais plus gravement encore à celui de pays et d’Etats  tout entiers.

A l’instar du Veau d’Or masquant l’impatience d’Aaron,   la « pompe à phynance » * n’a pas fini de fonctionner,   mais il nous reste à espérer que  l’Esprit de Justice et de Vérité viendra éclairer les âmes de  ceux qui, à Stockholm et partout ailleurs, tenteront de la réguler.