Après l’état d’urgence, l’état de siège ?

AFF-ETAT-DE-SIEGE-NVAu prétexte d’une loi mal préparée puis démantelée et majoritairement dénoncée comme incomplète, inutile voire malfaisante, la chienlit s’est installée dans les grandes villes de France depuis maintenant deux mois, et ce, dans « l’état d’urgence »

Les consignes données aux forces de l’ordre de « ménager » les manifestants ont pourtant, semble-t-il, fait long feu : hier, un lycéen a tout de même été interpellé et inculpé de « tentative d’homicide » sur la personne d’un policier lâchement tabassé.

Face au spectacle d’un cassage quasi systématique de certains centre-ville, dont Rennes n’est qu’un triste exemple, on peut s’interroger sur l’attitude équivoque de notre chef d’Etat, de sa mollesse ou au contraire, plus cyniquement, de sa volonté inavouable d’aggraver la situation.

Connaissant la haine prouvée de M. Hollande pour M. Sarkozy et de tout ce qu’il représente, on est aujourd’hui fondé à se demander si son but ne serait pas de nous faire passer de l’état d’urgence à l’état de siège, aux seules fins d’avoir en main tous les atouts pour éliminer, comme il le souhaite, tout ce qui fait l’objet de sa détestation : M. Sarkozy, mais aussi tout ce qui symbolise la vraie droite française fidèle à son Histoire : éclairée, ouverte, économe et responsable.

L’été, cette année,  nous promet d’être très chaud.

Ces mauvaise lois qui amplifient le désastre du « fantôme de l'Elysée »

policeMme Taubira va dès mardi essayer de renouveller son exploit : faire passer une fois encore une de ses lois scélérates aux yeux d’une certaine opinion. Celle-là même qui aujourd’hui se rebiffe, mais bien haut et bien fort comme on vient de le voir aux Elections Européennes.

Mme Taubira n’aura vraiment pas contribué à rendre son président populaire, c’est bien le moins que l’on puisse dire, surtout depuis janvier 2013 et le mépris qu’ils ont affiché ensemble pour toute une population qui contribue plus largement que d’autres à l’élan, au ressort et à la renommée de la France : celle des familles où l’on « élève » ses enfants.

Il faut pourtant constater, à sa décharge, qu’elle n’est pas seule à l’origine du « mal » de notre justice si malade. Il y a bien longtemps que l’on observe chez nous (mais peut-être ailleurs aussi) cette dichotomie manifeste entre police et justice, l’une s’acharnant à « attraper » les délinquants et l’autre à les « relâcher ». Ce qui a donné lieu d’ailleurs à cette expression bien connue et fort redondante dans tous les faits-divers relatant les forfaits commis par des délinquants souvent : « bien connus des services de police ».

Des pétitions ont circulé ici et là pour demander le retrait de ce projet de loi, des lettres aux députés ont été adressées de toutes parts, semble-t-il en vain. Il est vrai que les peines planchers instaurées par la précédente mandature ne pouvaient bien souvent être appliquées faute de place en prison. Ce qui aurait pu être résolu si le « patron » de Mme Taubira ne s’était empressé dès son arrivée, de supprimer, entre autres, le projet précédent de construction de prisons.

Ce qui est arrivé samedi dernier à Bruxelles, ce mitraillage au Musée Juif et ce meurtre prémédité de 4 personnes en plein après-midi a toutes les chances d’être le fait d’un de ces « Français » devenus terroristes. Il est même à craindre que le simple énoncé de son nom attirera encore d’autres adhésions aux partis extrêmes. Si notre police s’est montrée ici, comme le plus souvent, vraiment efficace, il n’est malheureusement pas sûr que notre Justice ait encore les moyens de s’exercer au même niveau. Pour notre plus grand mal.