Plateaux-télé : l’alliance juteuse de débats propagando-politico-publicitaires

"Edition spéciale"
« Edition spéciale »

Avec de prétendus « débats » et autres émissions « ciblées », nos chaînes de télévision nationales – et souvent privées- nous offrent aujourd’hui, parfois jusqu’à l’outrance, une sorte de synthèse des divers procédés de manipulation. A l’instar de ce «Politburo » qui décidait jadis ailleurs de ce qu’il était bon mais surtout légitime de croire ou de « penser » et finalement d’exprimer, elles s’appliquent à faire respecter des « consignes » dictées en haut lieu, comme le révélait récemment le monde de la presse. Mais pas seulement.

S’il s’agit bien pour les medias de « faire de l’audience », il faut bien reconnaître que c’est davantage pour en tirer profit que pour remplir une « mission de service public », dont on se demande, au vu des programmes proposés comme de rediffusions ad libitum (Zorro for ever), dans quelle trappe elle est passée. L’audience étant, ne l’oublions pas, l’outil majeur de calcul des profits qui seront générés par la vente d’espaces publicitaires. Business is business.

M Sarkozy, qui est mon candidat aux Présidentielles-ce dont je ne fais aucun mystère- est aussi, et je le regrette pour lui, l’objet de la convoitise de tous ces medias qui auront, comme un seul homme, contribué à le faire perdre en 2012 et qui ne voient désormais en lui que le challenger de M. Juppé, comme ils voudraient nous le faire croire.

Nous ne sommes plus, et depuis longtemps, dupes de ces manigances. Encore nous faut-il le prouver, et seul notre vote aux Primaires pourra le faire. Le mien est déjà acquis.

Publicités

Les pitoyables enjeux politico/médiatiques d'une libération : après Ingrid (Betancourt), Florence (Cassez)

Florence Cassez libre, en France
Florence Cassez libre, en France

Depuis hier soir, la foire médiatique est lancée « sur » (pour ne pas dire contre), cette belle Florence Cassez qui, à l’instar d’Ingrid Betancourt (quoique dans de toutes autres circonstances) vient de passer 7 ans de réclusion en terre inhospitalière, c’est bien le moins que l’on puisse dire, si le Mexique est bien ce qu’on en dit.

Je fais partie de ceux qui ont suivi de près les terribles années vécues par l’une et l’autre. J’ai, surtout, lu avec beaucoup d’attention le récit  ô combien émouvant que nous avait livré Mme Betancourt quelques temps après sa libération et, si j’ignore encore ce qu’a pu endurer Melle Cassez, j’imagine assez bien que la pudeur extrême d’Ingrid a couvert bien au-delà du réel ce qu’elle a pu subir pendant sa détention. Une prison mexicaine ne doit, d’ailleurs, pas être très joyeuse non plus.

Quoiqu’il en soit, et dans les deux cas, mon regretté ex-Président (car je n’ai aucune honte à le dire) a mis en oeuvre dès qu’il l’a pu – au risque assumé d’une rupture diplomatique, tous ses moyens pour parvenir à une issue heureuse. Je ne méjuge pas de l’action de l’actuel Président, élu du peuple de France, mais son rejet systématique de toute action antérieure à la sienne a quelque chose de nauséeux, eu égard au changement si récent de présidence (mexicaine) et de certains juges appelés à s’exprimer.

Le cirque médiatique, toujours favorable au dernier Président élu (comme il avait été opposé au précédent) voudrait occulter certaines vérités. Gageons que c’est à tort.  Nous sommes pas un peuple sans mémoire. Et le bruit feutré du mensonge devient maintenant complètement assourdissant.