La France rassemblée

J’ai été, comme beaucoup, stupéfaite par l’ampleur de ces Marches républicaines du 11 janvier à Paris, mais aussi dans toute les villes de France. J’avais eu peur, c’est vrai, qu’elles ne servent de cible à une attaque bien plus terrible encore que celles qui les motivaient. J’avoue que je m’étais trompée. Notre Nation était debout, unie, calme et sereine, méprisant toute forme de peur, fière de sa diversité et de son hymne entonné à l’envi. On n’avait pas vu un tel élan depuis, nous dit-on, 1945 et la fin de la Guerre.

Paris est devenu en un jour capitale du monde, du monde libre.

Aujourd’hui, notre président tant décrié par ailleurs est loué pour son initiative, celle de ce rassemblement d’union nationale.

A ceci près qu’il n’a pas su imposer la présence de Mme Le Pen et de 25% de l’électorat à ses troupes qui n’en voulaient pas. C’est là une grave erreur dont il espère sans doute à terme tirer quelque bénéfice, car ces Français-là ne l’oublierons pas. C’est une grave erreur que n’aurait pas commise son prédécesseur s’il avait été en charge, et qu’il n’a pas commise ici, lui qui n’a jamais rien prôné d’autre que notre rassemblement.

Ce qui devait être un rassemblement de tous les Français en a exclus d’office les représentants d’un parti qui se revendique national, qui n’a jamais été interdit en France pour quelque cause que ce soit, qui n’a pu prospérer depuis trente ans que par la volonté des socialistes et qui ne sert que leurs intérêts : prendre le pouvoir, et le garder. Les Français apprécieront.

Heureusement, Paris (rose) n'est pas toute la France : le Limousin lui-même a viré au bleu !

Gare de Limoges
Gare de Limoges

Je tiens à présenter ici toute ma sympathie à Mme Kosciusko -Morizet qui me semblait comme à tant d’autres la candidate idéale pour rendre à Paris sa splendeur. Las, elle a perdu. Toutes mes condoléances, donc, aux Parisiens qui vont devoir subir le pire de ce qu’ils n’osaient imaginer pour leur ville, et pour leur vie de tous les jours. NKM les aura prévenus.

Paris n’étant pas la France, ce fut ce soir autour de moi une explosion de joie au vu des résultats. La presse média tellement marquée à gauche préférait encore, et Mme Elkrieff s’y entend, agiter à tout va le chiffon rouge d’un Front National qui, tous comptes faits, n’a pas déferlé sur les communes de France. Il est d’ailleurs probable que la plupart de ses conseillers élus contribueront à remettre de l’ordre là où d’évidence il manquait.

Mais le comble est sans doute ce fait inespéré : la chute du PS en Limousin et surtout à Limoges où il régna en maître depuis plus de cent ans. Ce fief jadis imprenable, symbole des luttes sociales vient de tomber dans l’escarcelle d’une droite qui a, enfin, réussi à convaincre de ses bienfaits et à se faire entendre. Il était temps !

Pour autant, il nous faudra trois ans encore subir un président que la moitié des Français déjà n’avaient d’emblée pas choisi et que les trois quart de l’autre moitié rejettent complètement. Cela fait un curieux score pour un élu de peuple. D’autres constitutions que la nôtre permettraient son éviction. Certains, de plus en plus nombreux, rêvent de sa démission.

Sûre d'elle, Mme Hidalgo ? Elle sait très bien ce qui l'attend

Ce qui l’attend, c’est le dégoût des honnêtes gens qui devant leur télé ont vu hier soir une harpie pratiquant l’obstruction, empêchant le débat avec son adversaire et surtout l’auditoire de l’entendre. Nous étions là bien loin de l’expression attendue d’une confrontation d’idées et de propositions mais face à l’agression orchestrée d’une candidate inquiète contre son adversaire haïe et redoutée.

Ce qui l’attend, c’est la sanction définitive de deux années perdues par un chef d’état et un gouvernement tout aussi incapables. Deux années perdues pour la France et pour tous les Français. Deux années sans décision claire et tangible qui réponde à leur principale attente : le retour possible ou probable à cette vie normale ou meilleure qu’ils espéraient, qu’ils attendent encore ou que déjà ils ont perdue.

Depuis deux ans en province comme à Paris, les emplois se raréfient, les boutiques ferment comme les ateliers, la pauvreté s’installe durablement, le chômage s’étend et les charges pèsent de plus en plus lourd sur les ménages, les familles et les entrepreneurs que l’Etat obèse ponctionne toujours davantage pour assurer son propre maintien.

A. Hidalgo et N.K-Morizet (photo Le Point)
A. Hidalgo et N.K-Morizet
(photo Le Point)

 

Paris mérite mieux que ce que la candidate Hidalgo nous a donné à voir d’elle hier soir, défigurée par l’idéologie, l’ambition personnelle le suivisme mais encore la peur de perdre un poste qu’elle croyait acquis.

Paris mérite un grand chef d’orchestre formé à la tâche, une icône autonome, libre, et surtout neuve qui le représente et représente cette France qui peut encore faire rêver. Paris mérite Mme Morizet. Les Parisiens vont-ils enfin le comprendre ?

Pollution et transports gratuits : dernier argument de campagne (électorale bien sûr!) à Paris

pollution

La question étant de savoir, bien sûr, qui va les payer, ces transports. Les « bobos » sans doute, puisqu’ils votent à gauche et adorent la « Poubelle festive » que devient Paris. Car en dehors de la crasse qui s’y étend un peu partout, il y a, c’est vrai, la pollution.
La pollution dont je parle, celle qui fait le « buzz » aujourd’hui, on la subit deux fois par an, au printemps et en automne, parce qu’il fait froid le matin, chaud l’après midi et frais la nuit. Tous les medias nous en bassinent depuis deux jours. Tout le monde sait donc de quoi il s’agit.
Pendant ce temps-là, ceux qui paient des impôts à Paris vont devoir se réjouir : ils peuvent être sûrs qu’il ne vont pas baisser quand il faudra payer avec, en plus du reste, les salaires et autres frais de toutes les compagnies de transports invités, ce dernier week-end avant élections, à faire voyager gratuitement tous ceux qui le voudront.
C’est dire que quel que soit le prochain Maire, elle aura une ardoise de plus à régler. Raison de plus pour la confier à celle qui saura le mieux la gérer. Et ce n’est pas forcément celle dont on veut nous faire croire, à coup de sondages, qu’elle l’est déjà.

Municipales : Beigbeder versus NKM, un Pari(s) perdu ?

Ce soir, les listes seront closes, mais pas les paris. Tout aura été (bien) fait pour faire croire aux Français qu’ils sont bien dirigés, que tout s’arrange et que la courbe du chômage est en train de s’inverser. Tout est mensonge.

NKM , pour Paris
Natalia Kosciusko-Morizet candidate à la Mairie de Paris

Je tiens à saluer ici la camarade Kosciusko-Morizet (X92) qui allie tant de qualités, de vertus, de compétences, pour le courage que représente sa tentative de mener à bien sa « bataille de Paris ». Elle aurait pu choisir n’importe quel autre magnifique et juteux « plan de carrière ». Elle a fait le choix difficile de mener ce combat, pour continuer à servir l’Etat, (nous) comme elle y a été formée. Ce qui n’est sans doute pas le cas de son adversaire, en place depuis longtemps et  dont l’alternative est évidemment plus restreinte.

Alors que tout est fait, spontanément ou non,  pour accabler une opposition qui n’en peut mais, voilà qu’un  trublion du même camp vient achever la scène de son  désordre.  C’est vraiment prendre l’électeur pour l’idiot qu’il est peut-être, car ce qui est perdu au premier tour risque fort de l’être au second.

Le « Paris libéré » de M. Beigbeder risque fort de laisser notre capitale  aux mains de ceux qui aujourd’hui encore tiennent en main la quasi totalité d’un pays (le nôtre)  qu’ils mènent tranquillement à sa ruine avec le soutien de (presque) tous nos medias et les encouragements de ceux qui en profitent. Et ils sont nombreux.

Pour ceux qui doutent de voir  NKM  en Maire de Paris, mais qui croient en ses capacités, je ne peux que rappeler ce vieil argument pascalien, en forme de pari sur la Foi : « Faites semblant d’y croire… et vous croirez ». Votez NKM , vous permettrez (au moins) à  Paris de contrer le pouvoir socialiste qui tient tout le pays.

10 février : la France du biathlon, de Sotchi à New York en passant par Paris

Quelle journée mes amis que ce 10 février. Les J.O. ne m’ont jamais passionnée, mais là, ce fut un assez beau tiercé, en matière de « double concours »,  et quasiment à la même heure, celle des infos du soir. D’abord, sur  FR3, deux médailles à Sotchi pour Martin Fourcade et Jean-Guillaume Beatrix  dans une même  discipline on ne peut plus militaire (ne fait-elle pas penser à celle de nos fameux Chasseurs alpins ?). Il est toujours plaisant de voir ainsi récompensés l’effort, la ténacité et une fierté nationale qui, là, n’ont pas démérité.

Gymnase Japy, Paris 11ème
Gymnase Japy, Paris 11ème

Ensuite, sur I-Télé  devant le direct du premier meeting de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet, ce beau pas de deux au sein d’une foule exaltée de festival : Nicolas Sarkozy accueilli devant la salle Japy par la candidate de Paris à qui il vient  apporter son soutien amical, traversant tous deux, avec difficulté, la masse compacte d’affidés criant leur soutien à notre ancien Président.

(Mes lecteurs comprendront que, si je ne suis plus Parisienne, je le fus. Et que j’aurais vraiment plaisir à pouvoir apporter mon suffrage à cette jeune femme de valeur et de caractère, dont la formation, l’expérience et la culture libérales sont sans aucun doute plus à même de rendre à Paris et aux Parisiens tout ce depuis tant d’années ils ont perdu : la ville, sa vie et son attrait, les gens la possibilité d’y vivre, de s’y loger, d’y circuler.  J’en sais quelque chose)

Et enfin, sur la même chaîne où une urgence a chassé l’autre, l’arrivée aux USA du Bachelor, accueilli en visite d’Etat par le Président américain. Ce duo-là me laisse comme une tristesse. Pas de visite d’Etat depuis…. le Président Chirac. C’était il y a bien longtemps. 18 ans.  C’est à se demander ce qui vaut à  notre Mr Pudding, comme ils le nomment là-bas, une visite d’Etat qui ne fut jamais proposée à son prédécesseur qui était, on s’en souvient, si amical et  tellement pro-américain…..

 

A défaut des Champs interdits, la Manif sera à Paris, pour tous, le 24 mars

 la vraie "foule de la manif du 13 janvier 2013
la vraie « foule de la manif du 13 janvier 2013

Car il n’est pas question, dans un Etat comme le nôtre , la République française, et avec une Constitution comme la nôtre, celle 1958 et  ses révisions ultérieures, il n’est pas question d’interdire à tout une partie du Peuple de France, arbitrairement spolié par le pouvoir en place d’une des valeurs fondamentales de toute Société, celle de la filiation, il n’est pas question de lui interdire ce droit fondamental, qu’est l’expression collective des idées et des opinions. : « Le droit d’expression collective des idées et des opinions a également été consacré sur le fondement – implicite – de l’article 11 de la Déclaration relatif à la liberté de communication, ainsi que le droit de mener une vie familiale normale sur celui – également implicite – de l’alinéa 10 du Préambule de 1946. »

Les Champs et tout le quartier de  l’Etoile sont donc interdits una voce aux manifestants. Ce qu’ils ne sont jamais aux touristes, aux cyclistes, au sportifs, et syndicalistes forcément « bien-pensants ». Ces familles que le pouvoir méprise, à qui il est reproché de saccager des pelouses que d’autres ont pu avant elles réduire carrément à néant, elles viendront pourtant en nombre, de partout, pour manifester dignement l’indignation que suscite le rejet de toute consultation et la prise en compte de leurs opinions. On ne pourra cette fois ignorer leur nombre. J’espère pour ma part qu’il sera immense.

Car certains parmi nous sont complètement excédés par l’empressement d’un pouvoir  majoritairement désapprouvé  à vouloir imposer à tous une loi qui ne vise qu’à satisfaire une minorité d’homosexuels engagés à le soutenir, au détriment de tout ce qui, dans ce pays, revêt une urgence extrême et semble si difficile à réaliser la mise en place des réformes structurelles indispensables à notre redémarrage économique, notre réindustrialisation, l’emploi et l’épanouissement du plus grand nombre de Français, même si, chez nous, la poursuite du bonheur ne figure pas en tête de notre Constitution comme c’est le cas aux USA.

Grande rétrospective et fin d’illusion : Chirico à Paris, Palais de Tokyo

Je ne me souvenais  que de quelques oeuvres de Chirico, les plus caractéristiques sans doute de son époque surréaliste qu’il avait pourtant précédée,  mais ignorais au fond à peu près tout de son oeuvre ou l’avais du moins oublié, depuis mes vingt ans à la chute de ce même Mouvement.

Palais de Tokyo (MAM de la ville de Paris)
Palais de Tokyo (MAM de la ville de Paris)

Un quart de siècle que l’on avait pas réuni autant d’oeuvres si dispersées  et de ce point de vue, l’exposition « La fabrique des rêves » du Palais de Tokyo est prodigieuse.

Ce qui l’est moins, en tous cas pour moi, est le sentiment de frustration que j’ai éprouvé devant le spectacle de l’ oeuvre, toute une vie en somme, et celui de son auteur, largement mis en scène ici  par les muséographes autant que par lui-même déjà, de son vivant.

Quand l’inspiration se tarit, ou pour quelque autre raison d’ailleurs, (le plus souvent matérielle), certains auteurs de livres, de musiques ou de peintures recommencent le  schéma de leur succès passé.

Chirico poussa à l’extrême ce procédé en se copiant lui-même, après avoir copié les autres comme pour démontrer toutes ses capacités, reproduisant à l’envi et quasiment en série les toiles qui l’avaient fait connaître cinquante ans plus tôt.

Je trouve pour ma part assez affligeant de voir ainsi livrés en pâture la vie d’une oeuvre mais surtout l’intimité de son auteur, car il ne s’agit plus aujourd’hui de présenter des oeuvres qui peuvent ou non nous plaire ou nous séduire, nous questionner et parfois même nous transcender, mais bien de nous imposer l’interprétation qu’en font tous leurs « experts » et autres exégètes, si rarement créateurs eux-mêmes, qui condescendent en quelque sorte à nous éclairer.

Heureuse d’avoir enfin pu contempler ces  arcades récurrentes et leurs ombres hallucinantes qui m’avaient jadis fait rêver, je suis sortie déçue et quelque peu amère d’un rêve éteint par leur confrontation. C’est cela aussi, le risque de l’exposition.