Cette Europe désarmée qu'il nous faut sauver !

union_europeenneOn ne dira jamais assez tout ce que nous devons à l’Europe : 60 ans de paix. Ceux qui prétendent qu’elle nous ruine sont des imposteurs, car la paix n’a pas d’autre prix que celui de toutes les vies épargnées à l’intérieur de nos frontières et qui valent d’autant plus aujourd’hui que l’on se bat tout près de nous.

Ceci étant, nous sommes quasiment désarmés. Par l’inconscience, la candeur ou le parti pris de leurs dirigeants successifs, nos états européens ont l’un après l’autre rogné leurs budgets militaires au point de les rendre quasiment inopérants. Alors que les plus grandes nations du monde procèdent aujourd’hui en masse à leur réarmement, nous n’avons pratiquement, hors dissuasion,  plus d’autres moyen de nous protéger que ceux de nos alliés d’outre-atlantique qui ne cessent eux aussi de «réduire leur voilure». C’était hier le thème d’une passionnante émission de Christine Ockrent sur France-Culture. Et cela ne laisse pas de nous inquiéter, car (hors secteur spécialisé) on n’entend ce genre de propos nulle part ailleurs.

On peut penser que l‘Europe sociale est allée trop loin, que ses frontières sont trop poreuses et que l’euro n’est pas adapté à certains de ses membres. On peut penser, d’ailleurs, ce que l’on veut. Mais il semble pourtant évident qu’en sortir n’amènerait rien de bon à ceux qui le feraient. On peut penser que les élus qui siègent à Strasbourg comme les fonctionnaires à Bruxelles ne servent pour la plupart à rien et qu’ils profitent à nos frais d’une rentable sinécure. Il y a tant à faire, encore pour que l’Europe soit enfin ce qu’elle devrait être : un ensemble souverain d’Etats libres et prospères. Il y a devant nous encore bien du chemin pour lui trouver une réelle souveraineté et surtout un vrai pouvoir de décision ; sans oublier la protection. C’est à cela qu’il faut atteler ceux qu’il nous faut élire, car ils choisiront pour nous celui (ou celle) qui devra vraiment nous représenter.

Ne nous trompons pas d’objectif. Ni de vision. L’Europe doit redevenir un avenir. Pour nous et pour nos enfants.

Un grand pape qui sera regretté : Benoît XVI, pourtant si incompris et si mal aimé

Benoit XVI: « Puisse la France respecter ses traditions morales et spirituelles »
Benoit XVI: « Puisse la France respecter ses traditions morales et spirituelles »

Comme beaucoup de croyants, mais de laïcs aussi, j’ai été assommée, hier par cette nouvelle, celle de son prochain départ. Eût-on voulu faire un coup d’éclat médiatique et focaliser l’attention du monde sur la religion catholique qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Mais c’est bien loin d’être le cas. Je l’imagine bien, ce saint homme, dans le secret de sa prière, déchiré par cette presque incroyable décision, jamais prise depuis quatre cents ans : renoncer, quelle qu’en soit la cause,  à la mission papale.

C’est qu’il n’a pas été beaucoup aimé, le Pape Benoit. Rappelons-nous son fameux discours de Ratisbonne, comme il fut mal compris ! L’intelligence redoutable de cet homme qui n’a probablement d’égales que son humanité et sa bonté qui doivent être immenses, on le voit dans ses yeux, cette intelligence visionnaire qui n’a tendu,  durant toute sa mission, qu’à maintenir ou retisser plutôt l’Unité des Chrétiens, tout cela a été mal compris. Et d’abord de moi-même, qui m’étais alors quasiment insurgée contre ce fameux « Motu-proprio » dans lequel je n’ai d’abord perçu qu’une altération de Vatican II et un retour à des pratiques d’un autre âges auxquelles adhérait cette frange « intégriste » qui donne des catholiques la pire des images, la préférée d’ailleurs de la plupart des grands medias.

Ce n’était rien de tout cela. C’était voir loin, très loin. Beaucoup trop loin pour tous ceux qui ne voient et ne vivent que dans le présent, l’immédiat. Car c’est bien grâce à Benoit le seizième que les catholiques de France, surtout, osent aujourd’hui relever la tête,  confiants et sûrs de leur Foi, et prêts à la revendiquer. C’est grâce à lui qu’aujourd’hui, contre toute attente, nous pouvons haut et fort affirmer notre existence de catholiques, artisans  de paix, de joie  et de conciliation et non point pratiquants tristes, rétrogrades et bornés. Merci à vous, Votre Sainteté,  pour tout ce que vous avez fait pour les chrétiens mais aussi pour tous les croyants sincères qui ont su voir en vous un guide éclairé et exigeant.

Format hexagonal : désarroi, lamentation, aide et assistance

Rubens, Minerve protégeant la Paix

J’ai en mémoire tous ces disparus qui  nous précèdent et nous ont précédés. Ils avaient, il y a peu encore, connu deux guerres mondiales, dont la Grande fut sans aucun doute la pire puisque la première du genre. Une génération entière d’hommes y fut sacrifiée et les femmes s’attelèrent comme jamais à la tâche de faire vivre ceux qui restaient.

Ceux-là ont tout connu des misères humaines, de la douleur et de l’adversité. Ils ont affrontés toutes les horreurs :  de la guerre, de la souffrance, de l’indigence, de la pénurie. Certains y survivent encore, parce qu’ils sont tout simplement restés debout, responsables d’eux-mêmes, sans attendre d’autre assistance que celle de leur propre courage, de leur patience et de leur ténacité.

Ceux qui ont survécu et survivent encore à la dernière ont fait de leur mieux pour vivre en paix et gagner pas à pas tous les ingrédients de leur prospérité. Leurs enfants ont été gâtés : ils vivent en paix, instruits, distraits, soignés et assistés. Mieux encore, ils sont informés. Le plus souvent, sinon toujours, du pire. Et si le « saignant » cher aux « lucarnes » n’est pas ailleurs, il faut bien le trouver chez nous et donner encore à un public sans doute demandeur quelque bonne raison de se plaindre ou de solliciter encore, et de toute façon « toujours plus ». Plus de moyens, plus d’effectifs, …ou moins de neige !

Les Français d’aujourd’hui, gavés pour la plupart d’un confort social inouï, sont-ils en train de se réduire à cette espèce (speciès) déliquescente d’hominidés mineurs, frustrés et plaintifs réclamant à cors et à cris toujours  plus d’aide et d’assistance pour, simplement, vivre leur vie ? C’est en tout cas l’image qu’en donne leur journaux télé, où le trottoir fait l’information et le passant son expertise, sous le regard complice de » l’homme-tronc » de service tout imbu de sa propre image et de son imaginaire puissance.

Mais enfin, il faut bien constater qu’un pays où la Une des « Vingt heures » s’ouvre sur les Soldes ou sur la Météo quand on n’a pas trouvé ailleurs plus grand malheur, un pays comme celui-là est un pays heureux, le plus beau du monde sans aucun doute, même si les notions de pudeur, de finesse et même de ridicule n’y sont plus de saison.

2010, Nouvelle décade : Que sera, sera…..

Que souhaiter à tous ces chroniqueurs, pronostiqueurs, commentateurs et autres animateurs qui chaque jour nous annoncent, quand ils ne nous le promettent pas, le PIRE ?  Pudeur et humilité.

Ce qui sera sera, comme le chantait Doris Day dans le remake hitchcockien de « l’Homme qui en savait trop ». C’était pendant la « Guerre froide », mais si un Mur est depuis tombé, d’autres ne cessent de s’élever et des hommes, ailleurs,  sont toujours en guerre par intérêt, haine ou cupidité.

Une nouvelle année va commencer, pleine de souhaits et de promesses dont peu seront réalisés, car le temps va comme il va, qui depuis toujours se détend, se comprime  ou se détraque selon que la vie commence,  continue ou même s’achève, pas toujours avec bonheur comme nous l’a appris l’Ecclésiaste.

A tous mes lecteurs je souhaite avant tout de garder l’esprit sain dans un corps valide, une bonne dose d’humour et de discernement, une réactivité sereine  à l’évènement,  un coeur intelligent et sensible qui leur permettent tout simplement de vivre mais surtout d’AIMER, de CROIRE et d’ESPERER. Car après tout, un nouveau jour va se lever qui succèdera à tant d’autres.

Qu’il soit seulement, pour chacun de vous, simplement paisible et  lumineux !

Bonne année !

Cette Europe généreuse et garante de paix que des peuples récusent aveuglément

60 ans de paix entre des peuples qui, des siècles durant, se sont affrontés dans les larmes et le sang, cela vaudrait quand même d’être souligné : La neutralité de la République d’Irlande pendant la dernière guerre mondiale a évité à ses ressortissants d’y prendre part. Il est vrai qu’ils ont connu d’autres soucis. Le niveau de vie des Irlandais, en 1960 était assez lamentable malgré les aides accordées par le Plan Marshall, dont ils avaient pourtant bénéficié.

C’est pourtant en rejoignant l’Europe, en bénéficiant de ses aides que les Irlandais ont commencé à se relever pour devenir, au cours de la dernière décennie, l’un des 10 pays les plus riches du monde.

Certes, l’Europe n’est pas seule en cause, et des politiques intérieures bien menées n’y sont pas étrangères. Mais enfin, l’essor de tous les adhérents de ce vaste projet est connu et réel.

Dommage que les peuples n’en retirent que les mauvais aspects, largement diffusés par les medias et tout aussi largement utilisés par leurs dirigeants qui se retranchent volontiers derrière.

Ce qui intéresse les peuples d’Europe, c’est le foot. Il n’est que d’écouter les radios ce matin, de lire les titres des communiqués : « la presse italienne croit au miracle » (Le Figaro, 14 juin). On croit rêver à un europtimisme : que nenni : c’est du foot, qu’il s’agit !

Pauvre Europe, si malmenée, si peu comprise, si peu expliquée, sans doute.

Rien n’est plus fragile que la paix. Les peuples d’Europe seraient avisés d’y songer. Et les medias de réfléchir, avant de toujours dénoncer.