Etats-Unis : et si le gagnant annoncé par les news media n’était pas celui des gens ?

Allez !, comme dirait Ali Baddou ; je me vais faire encore plus bête que je ne le suis : matraquée de toutes parts par une Obamania qui finit immanquablement par agacer, je m’interroge sur ce que je ferais si j’étais Américaine et si, la semaine prochaine, je devais voter.  Eh bien il est probable que, par esprit de contradiction et par rejet quasi allergique de ce qu’on voudrait m’imposer, je voterai pour celui que la presse s’acharne à « jouer » perdant. John Mc Cain.

Je ferais un rapprochement idiot entre l’âge moyen des traders et autres harponneurs de fonds, les milliers de millions de dollars qu’il a fallut, qu’il faut encore, derrière eux,  injecter dans l’Economie, les centaines de millions que les candidats injectent dans leur campagne pour gagner à leur cause l’homme de la rue qui ne dispose le plus souvent que d’un salaire et d’une maison, quand il l’a encore et que des crédits véreux ne l’on pas mis hors de chez lui.

Le budget des campagnes est gigantesque : celui de John Mc Cain atteindrait 400 millions, dont 84,6 millions de subvention fédérale. Mr Obama, qui a refusé d’emblée cette subvention, préférant le support direct de ses soutiens, en aurait tout de même collecté plus de 600.

source Wikicommons
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Enfin, si je comprends l’ambition d’un homme jeune et brillant à mener les destinées de son pays (Mr Obama), je ne suis pas indifférente à celle, apparemment plus forte encore, de son épouse. j’admire peut-être davantage, question d’âge sans doute,  le courage  d’un homme très mûr, meurtri mais pourtant apaisé, qui m’apparaît  poussé par l’urgence du devoir et de l’honneur plus que par l’ambition d’un pouvoir qu’il détient déjà : M. Mc Cain est riche, très riche et pourrait couler des jours heureux et tranquilles sans se charger d’un tel fardeau.

L’Amérique d’aujourd’hui, qui  ne ressemble plus guère et depuis longtemps déjà à celle que j’ai connue sera pour son dirigeant une charge si considérable par tant d’aspects, si risquée aussi pour le reste du monde,  que seul un vieux cuir bien tanné mais de bonne résilience pourra y faire face, tout au moins pour quatre ans.

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