Sondages: la France comme elle est, moitié pour, moitié contre

Le Président Sarközy (de Nagy-Bocsa) a parlé. Les sondeurs on enquêté. C’est une des constantes de notre mode de vie. Le portrait que nous renvoie le dernier sondage (Opinion-way pour le Figaro) est plutôt rassurant : au fond, les Français parlent tous de la même chose, quelles que soient leurs opinions. Ou plutôt, les choix qu’on leur propose en les sondant ne reflètent jamais rien d’autre que les préoccupation des sondeurs, objet de leur contrat. C’est dire qu’on leur laisse assez peu de liberté, aux sondés !

Enfin, une bonne nouvelle : les Français, j’en suis, semblent avoir majoritairement compris la nécessité de la Réforme. C’est plutôt bon signe…. pour l’avenir de leurs enfants. Car il faudra bien sûr attendre. Il faut toujours savoir attendre. D’abord semer. Regarder pousser et, enfin, récolter. Ah, cette impatience ( des medias) à vouloir toujours cueillir ce qui n’a pas encore fleuri !

Il en est un peu de Sarko comme de Badinguet, haï par Victor Hugo puis de nos républiques. Mais nous n’avons plus de Victor Hugo. Et si nos écrivains s’exilent, ce n’est plus que par goût d’ailleurs.

Tout cela est « un peu court », et heureusement on en revient : Napoléon III a donné à la France, avec autorité, une de ses plus prospère périodes, et créé ce qui fut alors sa modernité et qui fait aujourd’hui une grande partie du charme qu’elle conserve (Garnier, Eiffel, Haussmann, Vichy, Compiègne, etc…). Il produisit avant la naissance d’Emile Durkheim, une Extinction du paupérisme qui préfigure les oeuvres à venir en matière de sociologie, tout en écrivant un certain nombre d’ouvrages sérieux.

Il voyait loin, Napoléon III, le tant décrié, et bien au-delà de Sedan. Victor Hugo quitta son exil anglais de Guernesey après 19 ans. Napoleon III faillit bien le croiser, et il y demeure encore : après 135 ans à Farnborough, il faudrait peut être songer à l’en ramener.

Nul ne sait encore ce que sera la France dans quatre ans, mais son Président sait, lui, ce qu’il fera. Les Français auront quatre ans de plus, un paquet de retraités sur les bras, de nouveaux soucis, de nouveaux besoins, de nouvelles attentes. De nouveaux espoirs. Probablement toujours les mêmes. Il leur faut toujours un moment, pour mesurer le temps perdu.