La France, un pays socialiste, et sans opposition (ou presque)

Assemblée Nationale française en 2012
Assemblée Nationale française en 2012

Voilà ce qu’est la France aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qu’en a librement décidément le Peuple français, puisqu’il a voté, en mai 2012, contre un Président qui l’avait déçu et par défaut pour celui qui est au pouvoir aujourd’hui. Complètement, d’ailleurs, puisqu’il n’a eu, lui, aucun scrupule à mettre en place, et dans les six premiers mois, tous ses « pions » (ou copains) comme nous le raconte le Figaro cette semaine. Là, je n’invente ni ne blasphème, c’est public.

Ceci étant, sur 577 des députés élus aux Législatives, 226 sont supposés appartenir à ce qui devrait être une « opposition ». Ce n’est pas rien, tout de même.

Alors, que s’est-il passé, ce 2 février quand, à l’Assemblée,  le premier article de la « Loi Taubira » est passé avec seulement 97 voix contre ? De quelle opposition parle-t-on ? De qui, de quoi ont-ils eu peur, ces députés soi-disant « opposés » ? De quel lobby si prégnant et si  puissant ?

Quel curieux pays que le mien, qui prétend être une démocratie mais où le Peuple n’a apparemment plus droit à la parole, où, quand un million de personnes crient dans les rues de Paris leur opposition à une loi scélérate pour l’avenir de leurs enfants,  leur masse n’est reconnue  que pour le tiers de ce qu’elle est et qualifiée par son Premier citoyen comme « consistante »?

La France serait-elle en passe de devenir ce qu’on appelait (avant 1989), une « démocratie populaire », où seule une « Nomenclature » sera bientôt fondée à profiter d’un statut « normal », celui qui fut dans des temps déjà fort reculés le statut enviable de cette « classe moyenne » qui peine de plus en plus à subsister et dont les membres les plus jeunes et très souvent les plus brillants  s’empressent de franchir  nos frontières pour aller chercher ailleurs qu’en France  un avenir plus radieux..

En leur âme et conscience, voteront-ils le "triomphe" d'un mariage absurde ?

La guerre des sexes
La guerre des sexes

Quelle que soit leur croyance, leur obédience et leur parti, nous savons que les laïcs, francs-maçons et socialistes font aujourd’hui la majorité incontestable du Parlement. Qu’ils ont pour mission de défendre bec et ongles la motion n° 31 du Président qu’ils ont élu. Donner le mariage, dans toute son acception,  aux personnes de même sexe, et quasiment sans condition.

Tout porte à croire (leur nombre), qu’ils le feront.  Nous ne pouvons plus rien espérer d’autre  qu’un sursaut de culture et  de bon sens qui tienne leur coeur et leur esprit en éveil devant les conséquences qu’à terme (dans cinquante ans), leur décision impliquera. Si l’anormalité devient la norme, les hommes et les femmes « ordinaires » auront bien des chances d’en pâtir.  Quant aux enfants……

 

Ces "deux messieurs de Bruxelles" qui, en silence, s'étaient mariés…..

E-E. Schmitt- Les deux messieurs de Bruxelles
E-E. Schmitt- Les deux messieurs de Bruxelles

Eric-Emmanuel Schmitt nous entraîne une fois encore, avec son dernier livre, dans cet univers où la bonté triomphe du  mal qui, partout, ne cesse de rôder.

Voilà une bien belle histoire que celle de ces deux messieurs, une histoire d’un antan pas si lointain où la Belgique n’avait pas encore accordé légalement ce que la France voudrait à son tour offrir à ses citoyens de même sexe (qui du moins en feraient la demande).

Car en vérité, on ignore combien il seraient, une minorité sans doute assez infime pour qu’on ait peine à la compter parmi nos 60 millions d’habitants.

Nos deux messieurs avaient avec bonheur résolu tous les problèmes qui aujourd’hui se déclament et dont l’adoption n’est pas le moindre. Sans doute étaient-ils Bruxellois. La Belgique n’est pas la France, même si pour moitié, on y parle le français. Elle est trilingue, tout naturellement. Cela élargit l’esprit, ou le propulse plus avant, c’est selon ce que l’on veut y voir. Elle a fait beaucoup rire, la Belgique, les Belges, surtout. Mais aujourd’hui, c’est chez elle que se ruent tous ceux qui le peuvent encore quand la France fait si pâle figure……sans que le « sexe » ait à y voir……

Au Champ de Mars, ce n'est pas la vérité qui compte, c'est le mensonge !

La » manif pour tous » et ses participants n’ont décidément suscité que mépris de la part du chef de l’état.

Le mariage qu’il veut permettre pour TOUS, il n’en a rien à faire pour lui-même, qui est père de quatre enfants dont il a tout de même floué la mère. Elle n’était pas contre pourtant, Ségolène, elle en rêvait sans doute, elle y croyait encore, en 2006, comme l’ont rapporté alors les journaux, et pas seulement « people » qui suivent de près ce genre d’évènements.

Alerte enlèvement
Champ de mars le 13 janvier 2013

340.000 personnes, c’est le chiffre auquel il prétend  limiter  le nombre de manifestants. Aujourd’hui, la Préfecture insiste.

Qu’auraient dit Michel Polnareff ou Johnny Halliday si on avaient lors de leurs prestations, diminué ainsi de plus de la moitié le nombre de leurs spectateurs ! (800.000 pour Johnny)

champ de mars
Champ de mars aux JMJ de Paris

Car nul n’ignore à Paris (et même ailleurs) ce que peut contenir ce Champ de Mars, quand il est plein d’une foule en liesse : 800.000 personnes, sans compter les allées latérales. Ceux des JMJ s’en souviennent, ils étaient 1million 200.000 !

Que dit-on d’un Etat où le mensonge peut s’afficher aussi ouvertement ? Où l’on méprise ainsi la vie des autres, les opposants ?

Millenium, suite : de la valeur inestimable du mariage

J’ai déjà*, dans un précédent billet, abondamment critiqué ce nouveau « block buster » de la littérature suédoise devenu international et dont chacun ou presque connaît à présent la teneur ou l’histoire. Ce frémissant thriller est donc devenu, tant pour ses éditeurs que pour les ayant-droit de son défunt auteur, un inestimable trésor, sordide objet de convoitise et de rapacité.

On nous dit qu’à Stockholm, on se déchire autour d’un prétendu « testament » de l’auteur, trouvé par sa compagne depuis trente ans, elle-même désavouant ce qui lui restait de famille qu’il avait écarté depuis bien trop longtemps. Il n’avait, à vingt ans, pas grand chose à léguer. Il n’imaginait pas non plus qu’il mourrait à cinquante en auteur à succès, sans le savoir, et sans en profiter.

J’imagine assez bien ce que coûte à sa compagne la démarche de tout créateur : de temps, de présence, de sollicitude et d’abnégation. D’amour, en somme. Car tout se fait, tout se peut, par amour. Surtout quand l’amour se partage. Mais dans ce cas précis, je doute qu’il le fut.

A vingt ans, M. Larson pensait à laisser son peu de biens à un groupe communiste. Du moins manifestait-il là ses choix, et ses volontés.

A quarante, il vivait depuis plus de quinze ans avec une femme qu’il aimait peut-être, qui l’aimait sans doute, puisqu’elle était encore à ses côtés dix ans après. Il n’a jamais pensé alors qu’il pourrait disparaître un jour en la laissant dehors, puisqu’elle vivait chez lui.

Nos lois, ici ou là, ont inventé des subterfuges pour tous ceux qui ne voient dans le mariage qu’entraves et obstacles à toutes leurs libertés. Le « pacs », testament et autres donations leur permettent a minima de protéger cet autre si fragile quand survient le départ, la mort ou l’abandon. Sans s’engager plus loin.

Ce sont paradoxalement ceux pour qui le mariage n’a pas vocation à (pro)créer qui en revendiquent le droit : sans doute ont-ils saisi quelle en est l’inestimable valeur : celle de la construction , évolutive et modulable d’un sentiment qui s’épanouit ou se flétrit au gré de la volonté et de la responsabilité de chacun. Une construction qui peut être durable, si l’on en fait le voeu. A deux.

M. Larson a eu l’honneur de ne pas demander la main de sa compagne. Les communistes suédois pourront se réjouir du cadeau qu’il leur a laissé …..si toutefois ils peuvent justifier qu’ils en sont bien destinataires. La famille, quelle qu’elle soit, a encore des droits.

* sur ce blog : Millénium : Stieg Larson ou la fascination du mal