Au Champ de Mars, ce n'est pas la vérité qui compte, c'est le mensonge !

La » manif pour tous » et ses participants n’ont décidément suscité que mépris de la part du chef de l’état.

Le mariage qu’il veut permettre pour TOUS, il n’en a rien à faire pour lui-même, qui est père de quatre enfants dont il a tout de même floué la mère. Elle n’était pas contre pourtant, Ségolène, elle en rêvait sans doute, elle y croyait encore, en 2006, comme l’ont rapporté alors les journaux, et pas seulement « people » qui suivent de près ce genre d’évènements.

Alerte enlèvement
Champ de mars le 13 janvier 2013

340.000 personnes, c’est le chiffre auquel il prétend  limiter  le nombre de manifestants. Aujourd’hui, la Préfecture insiste.

Qu’auraient dit Michel Polnareff ou Johnny Halliday si on avaient lors de leurs prestations, diminué ainsi de plus de la moitié le nombre de leurs spectateurs ! (800.000 pour Johnny)

champ de mars
Champ de mars aux JMJ de Paris

Car nul n’ignore à Paris (et même ailleurs) ce que peut contenir ce Champ de Mars, quand il est plein d’une foule en liesse : 800.000 personnes, sans compter les allées latérales. Ceux des JMJ s’en souviennent, ils étaient 1million 200.000 !

Que dit-on d’un Etat où le mensonge peut s’afficher aussi ouvertement ? Où l’on méprise ainsi la vie des autres, les opposants ?

Catholiques: vers l’unité, la dissidence ou l’abandon ?

J’avais décider d’arrêter, mais là….. L’incroyable remous que provoque la décision de Benoit XVI de lever quatre excommunications,  le jour même du cinquantenaire de Vatican II, appelle à trop de questions.

L’unité des chrétiens était et demeure l’objectif du fameux Concile. Sa modernité et ses bienfaits  semblent  bien mal perçus encore dans l’opinion,  gavée par des medias toujours enclins à forger des catholiques une image archaïque et affligeante  de ce qu’ils ce qu’ils pouvaient être il y a cinquante ans.  Celle de nos intégristes d’aujourd’hui, en somme. Bornés, rétrogrades et surtout politiques.

Reste que ce  groupe dissident est pourtant bien distinct  de la majorité des catholiques de France, moins audibles sans doute.  Ceux-là  ne sont plus appelés en leurs églises que par leur Foi, l’Espérance et la Joie du partage. Sans artifices superflus. Dans des églises qui, par manque de moyens et de vocations tombent parfois en déshérence.

Tel n’est pas le cas en effet des exclus d’aujourd’hui, invités à nous rejoindre demain, qui sont puissants et si fiers, semble-t-il, d’engendrer ce tapage.  L’enjeu est néanmoins de taille : il leur faudra accepter ce que depuis toujours ils refusent : suivre le Magistère, et par conséquent se soumettre aux évolutions du Concile. Que je sache, il n’a jamais été question, à Rome,  d’en abroger l’esprit. Ou du moins pas encore.

Hors l’Eglise, il étaient schismatiques. Dans l’Eglise,  ils risquent bel et bien de d’amener des ruptures. Leur arrogance et leurs certitudes,  manifestes depuis le Motu Proprio, leur permettent de penser,  voire de dire,  qu’après avoir gagné le retour en grâce du rite tridentin ( pourtant jamais  exclus du rituel  concilaire), ils parviendront à obtenir l’abrogation du Concile lui-même.

Notre Dame d'Orcival
Notre Dame d'Orcival

Leurs évêques n’ont jamais levé là-dessus leurs réserves. Je leur dédie cette image de Notre Dame d’Orcival, invoquée pour libérer de toute sortes de carcans.  Celui de leur intolérance  est  fameux.

L’ évêque émérite d’Amiens, Mgr Jacques Noyer, exprimait librement dans sa dernière homélie le sentiment aujourd’hui partagé par un grand nombre d’entre nous.

La jeunesse catholique de France témoigne fort heureusement d’une grande clarté à l’égard de sa religion : ouverture, tolérance, charité,  joie et partage en sont la règle. Ses grands  rassemblements en sont la preuve.  Reste à espérer qu’elle parvienne à éclairer tous ceux dont la vocation  se focalise et s’étrécit  encore sur la voie passéiste des courants dissidents.

Je n’ai pour ma part aucune envie de retrouver dans mon Eglise, que j’ai  récemment retrouvée,  tout ce qui m’en avait éloignée il y a tout juste… cinquante ans. C’est, à mon âge, une arête en travers de la gorge qui dégoûte souvent du poisson.