Loi Taubira et inversion de tendances

gayJe sens que je ne vais pas me faire que des amis ce soir encore, mais je sais aussi qu’un  nombre non négligeable de Français partagent au moins mon humble avis, très largement conforté par ma lecture du « Suicide français » déjà évoqué : la sexualité ne devrait plus être, aujourd’hui, un sujet. Ce n’est après tout qu’un fait social, depuis l’origine des temps sans doute, sur lequel se sont focalisées depuis 60 ans toutes les frustrations de celles et ceux que leur « différence » avait d’abord exclus des normes sociales en vigueur depuis (en gros)  la révolution industrielle du XIXème siècle, que la psychanalyse a fait sortir du bois jusqu’à ce que les lobbies californiens s’en nourrissent et imposent  leur « vision » au monde entier : la reconnaissance et la validation de l’accouplement de personnes de même sexe. Car il n’y a après tout dans la nature -et quoi que l’on en fasse-,  que deux sexes et deux genres : masculin et féminin, indispensables l’un ET l’autre à la génération de la vie.

Mais là où le « petit Marcel » (Proust) évoquait superbement dans sa Recherche la souffrance, le mal être et la complexité de l’inverti, il ne s’agit plus à présent, à l’opposé, que d’exhiber une « fierté homosexuelle » qui frise l’indécence au même titre que l’étalage impudique et pas forcément gracieux de corps dans tous leurs états que nous servent à longueur de pages la plupart de nos magazines. Il y a d’ailleurs fort à parier que ces excès ont largement fait le lit des extrêmes qui brandissent çà et là des menaces bien plus graves que celles (?)  que constituent les familles françaises si injustement bafouées lors de leurs différentes manifestations.

Car enfin, nul ne s’oppose (encore) en France à ce que chacun vive selon ses goûts, ses tendances et ses moyens. Il n’était point besoin d’octroyer aux couples homosexuels ce « mariage » qui ne fait sens qu’entre un homme et une femme dont le but est d’engendrer ensemble leurs enfants, d’en adopter aussi, le cas échéant, et de les élever. Des personnes de même sexe avaient toute latitude de vivre ensemble en union civile et sociale, avec les mêmes garanties patrimoniales que les couples « traditionnels », ce qui n’était déjà pas mal.

S’engager à abroger la loi Taubira est sans aucun doute un pari difficile, et il en est d’autant plus louable que l’on ne cesse depuis deux ans et demi, dans ce pays, de mépriser tout ce qui a fait l’union, la force, la réussite, la grandeur de la France pour ne complaire qu’à ce qui la rend fragile et médiocre, de faire fuir ses talents comme ses capitaux, de ruiner les espoirs d’entreprise et de réussite qui sont les premiers moteurs de toute croissance.

M. Sarkozy le sait bien, et depuis longtemps.

La guerre sans fin des enfants d’Abraham (bis)

C’est ce que j’écrivais déjà en janvier 2009, et je n’ai malheureusement rien à en retrancher : « Une guerre récurrente qui fait chaque jour, et en cette nouvelle année plus encore,  l’objet  de sinistres nouvelles.

Pourquoi d’ailleurs cesserait-elle, dès lors qu’elle est portée par une haine incoercible et millénaire, qui surpasse toujours les efforts portés par quelques uns et des plans de paix qui jamais n’aboutissent ?

Depuis soixante ans qu’il existe, l’Etat d’ Israël a su faire, au milieu des conflits,  fructifier  une terre aride,  éduquer ses enfants, leur donner de créer, dans l’effort et la peine mais, aussi, dans la liberté de sa démocratie, une réussite économique et sociale enviable, une prospérité  perçue sans doute, ailleurs,  comme insolente, puisque, dans cet ailleurs voisin, elle n’a jamais été atteinte.

Il y a en Palestine comme partout des hommes de bonne volonté qui grâce à Dieu, échappent à cette haine primale fondée,  souvent,  sur l’envie et la cupidité, presque toujours sur la différence et le déni.  Grâce à Dieu, dis-je, celui d’Abraham et donc celui des Juifs,  des Chrétiens, et des Musulmans.

O combien désunis, ces enfants d’Abraham…..

Comment les hommes pourraient-ils prospérer dans une Palestine en proie à ses propres fractures,  pour partie galvanisée par un fanatisme religieux qui  ne tend qu’à aliéner ses libertés ? Dans quel but, quelles perspectives, sinon d’éliminer son proche voisin. Le tuer, le détruire.

Israël a de son côté pour devise de ne jamais revivre  Massada

Que peuvent les hommes de bonne volonté accablés par  les coups, presque toujours mortels,  des ripostes  qui suivent les provocations, si ceux qui les dirigent n’acceptent pas, un jour, de se réconcilier ? C’est bien sur cette base, comme le rappelle ici Simone Veil  que s’est construite l’Europe, qui vit en paix.

Il n’est pas vain d’espérer que ces deux Etats, dont l’un n’est que partiellement reconnu, puissent enfin, quelque jour lointain, simplement voisiner. »

Encore faut-il se donner les moyens d’y croire, et de croire, surtout, qu’Israël est plus que jamais une terre de liberté et de démocratie dans une région où celles-ci font particulièrement défaut et où tout est mis en oeuvre pour que la Loi coranique  règne en maître,  au détriment de toutes les autres, et pour l’asservissement de tous.

Lycéennes Nigériannes enlevées : des victimes essentiellement chrétiennes

bbourgirlsJ’avais envie depuis longtemps d’évoquer le Nigéria, mais ne pensais pas que ce serait en cette triste occasion où le monde entier se mobilise pour essayer de sauver ce qui peut l’être encore de ces 200 jeunes filles enlevées parce que lycéennes, et pour la plupart chrétiennes, ce que l’on se garde bien de dire dans la plupart des medias.

La Bibliothèque Orange m’avait permis de découvrir ce pays par la voix de Chimamanda Ngozi Achidié, auteur nigérian et jeune femme très éduquée par l’Occident dont les nouvelles m’avaient non seulement fort intéressée mais surtout instruite et véritablement édifiée sur la situation de son pays (le plus peuplé d’Afrique) et la condition de sa population, Je ne peux d’ailleurs qu’en recommander l’éclairante lecture.

Il m’en était resté une image moins horrible que celle que nous envoie aujourd’hui cet effroyable enlèvement et surtout la conviction que les femmes sont bel et bien l’avenir de l’Afrique. Elles le prouvent dans la plupart des pays de ce continent.

Mais contre toutes les exactions qui se commettent ici et là, je n’ai comme chacun de nous que peu de choses à proposer.

J’évoquerais plutôt, à l’instar de Frédéric Lenoir ce « parfum d’Évangile » qui émane selon lui (et pas seulement) du Pape François, car « il témoigne des valeurs essentielles du message de Jésus : l’amour, la simplicité, l’humilité, le détachement, la joie. Il entend avant tout (…)et témoigner, à la suite du Christ, que Dieu n’est pas un juge mais un libérateur, que l’amour qui redresse est plus important que la loi qui condamne, que l’Évangile est un message de vie qui humanise »

Ces terreurs attisées au soi-disant nom d’Allah sont la honte de tous les croyants, elles ne signent en vérité que la plus totale ignorance, les instincts les plus vils,  manque absolu d’humanité. Celle qu’il nous faut garder face à tant de violence et de haine, ces désastres humains.