L'impôt qui tue l'impôt… et tout le reste (de notre économie et pas seulement)

failliteJ’ai reçu comme tout les « citoyens ordinaires » mon avis d’imposition. C’était d’ailleurs sans surprise, puisque nous savions déjà ce qui nous attendait. Mais pas à ce point là. On me demande, avant le 15 septembre, plus de trois fois plus que l’an passé. Et cela n’est pas rien. La CSG qui est incluse a elle aussi presque triplé.

Un gouvernement de menteurs aux abois a réussi à abolir ce que des medias pervertis se complaisent à nommer « niches fiscales » qui n’étaient à l’origine que des moyens subtils d’encourager à la dépense ou à l’investissement, ce qui fait « tourner le moulin ». Pendant des années, la plupart des gens de la classe moyenne, pour la plupart propriétaires, ont pu entretenir ou améliorer leurs demeures en déduisant de leurs impôts une partie de ces dépenses, mais surtout en donnant de l’ouvrage à des entrepreneurs qui pouvaient à leur tour embaucher, etc… etc…

Ce même gouvernement de menteurs aux abois a même voulu, un temps, supprimer un autre de ces « avantages » en abrogeant celui des emplois à domicile : là, ils ont du faire machine arrière, face au retour du « travail au noir » et à la dégringolade des entreprises de services à la personne.

La dégringolade des entreprises est aujourd’hui tellement manifeste, avec un nombre de faillites qui ne cesse de croître, un état toujours obèse et un pays en passe de devenir si exsangue, que l’on va finir par se demander si ces 900 français qui vont « faire le djihad » en Syrie s’y seraient laissés embarquer s’ils avaient eu chez nous un quelconque avenir professionnel, ou un quelconque avenir tout court.

Voilà où nous en sommes après deux ans de « Hollandisme » d’antisarkozysme primaire, d’effets d’annonces, de reculs et de commémorations.

Il est grand temps que cela cesse et que la France retrouve enfin son visage, celui du grand pays qu’elle saurait être encore, si seulement elle était dirigée et non plus seulement accablée par le mensonge et l’incurie de ceux qui la pillent en prétendant la gouverner.

France : la honte fiscale qui tue la classe moyenne et notre avenir démocratique

imgscan-contrepoints-2259-impôtFrançois Hollande déclarait il y a peu (et il n’était pas encore élu) que l’on était « riche » à partir de 4000 euros par mois.

Je viens, moi, de déclarer un revenu mensuel de 2730 euros, celui d’une parente veuve. Et bien cette pauvre dame est donc bien riche, puisqu’on va lui prélever 4700 euros d’impôt (sur le revenu) ! J’avais le souvenir (lointain) que, pour la plupart des gens ordinaires, l’impôt moyen sur le revenu correspondait peu ou prou à un mois de salaire. Nous en sommes aujourd’hui bien loin.

C’est donc ainsi, pas d’erreur possible, que seront financés les cadeaux fiscaux que vient d’annoncer le fringant et soi-disant « libéral » premier ministre  aux plus « pauvres » d’entre nous.

Raison de plus pour voter dimanche contre tous ces socialistes de la poche qui, en Europe comme ailleurs, n’ont d’autre perspective que de faire une prétendue « charité »…. avec l’argent des autres, sans aucune considération pour ce que représente une « classe moyenne » dans un pays vraiment démocratique, cet équilibre indispensable qui est en train de disparaître en les « très riches » qui s’en sortiront toujours et ceux qui deviennent et deviendront de plus en plus pauvres parce que leurs gouvernements ne font rien de ce qu’il faudrait pour rendre à leur pays la prospérité qui les sauverait tous.

M. Hollande et ses ministres n’ont semble-t-il plus d’autre vision de la France que celui d’une république où leurs électeurs seraient les premiers servis, les seuls entendus, les seuls protégés, ce qui revient à en faire une « république bananière ». Une honte pour tous ceux qui ont aimé et aiment encore la France.

Loto : l’ISF des pauvres

Il est devenu difficile aujourd’hui pour un Parisien d’échapper à l’ISF s’il possède depuis cinquante ans,  dans un bon quartier,  un appartement de  100 m2 souvent acheté à crédit. Cela n’en fait pas pour autant une personne fortunée, mais  il se retrouve simplement taxé à hauteur du prix du mètre carré. Sans doute sa participation à cet impôt sur la fortune est-il sans commune mesure avec ce que rapporterait la part des vraies fortunes, pour la plupart exilées à l’étranger pour y échapper.

De fait, l’ISF ne rapporte pas grand chose à l’Etat : dans les 3 milliards d’euros par an, soit à peu de choses près quasiment la même chose que… le Loto qui lui peut rapporter gros, puisqu’il touche près de 30 millions de joueurs à 6 euros par semaine en moyenne. Sans doute, cela permet-il de « financer » quelques gros gagnants, pas plus de quelques dizaines, mais surtout d’apporter à nos finances un apport presque équivalent  (2,5 milliards d’euros en 2008) à celui de l’impôt précédent.

J’imagine la stupeur de l’opinion si l’on devait lui annoncer que pour financer le chômage, les retraites ou la formation, l’Etat allait prélever à ces 30 millions de joueurs  seulement 10 euros par mois  (ce qui  lui en rapporterait au bas mot 36 milliards par an) !

Le rêve n’a pas de prix,  et si l’on considère aujourd’hui l’addiction dans laquelle tombent souvent  les plus démunis qui, sans plus rien à perdre, engagent dans des mises leurs derniers liards, c’est pour mieux développer d’autres pistes pour les piéger à moindre frais.

La Française des Jeux est en quelque sorte  un des fleurons de nos entreprises. Contrôlée par l’Etat à 72 %, elle emploie 945 salariés et représente un modèle de productivité et de rentabilité, comme on peut le constater sur ce compte-rendu de commission du Sénat.

Le sens et le goût du jeu,  quel qu’il soit,  est inhérent à notre nature et contribue à nous former. Pourtant, du simple défi aux jeux de l’esprit, en passant par la compétition sous toutes ses formes, il nous ramène bien souvent à la « Case départ » comme au jeu de l’oie. Tenter sa chance est une chose à laquelle sans doute nul n’a échappé au moins une fois.  Parier peut même, comme nous l’a si bien démontré  Blaise Pascal, nous transcender. Mais c’est là une tout autre histoire.

Celle du Loto est celle de la maigre chance offerte à ceux qui n’attendent plus grand chose d’eux-mêmes ni des autres. Il n’y a dans ce  » jeu » ni compétition ni défi, qu’une attente inquiète ou se reconstitue sans cesse un rêve inabouti.

Certains gagnent, il est vrai, ce qui nourrit l’espoir des autres. Ceux-ci font à présent l’objet d’un véritable « suivi », à l’instar de tous les rescapés. Car si la fortune sourit, dit-on, aux audacieux, elle désarçonne le plus souvent ceux que rien n’y a préparés. Les plus habiles d’entre eux auront au moins la certitude de rapporter, à terme, une belle contribution à l’Etat qui, d’un bout de la chaîne à l’autre, est toujours le véritable gagnant de l’enjeu.