« Une haine à soutenir est un plus grand fardeau qu'on ne pense. »

N. Sarkozy : un véritable fond de commerce.
N. Sarkozy : un véritable fond de commerce.

Si je m’en tiens à ce propos d’un célèbre roi de Pologne, quantité de gens publics, politiques et médiatiques n’ont pas fini d’être accablés de leur charge : haïr Nicolas Sarkozy.

Tout leur est bon pour démolir cet homme qui anime depuis quarante ans le débat public pour ce tout qu’il est : énergique, impétueux, ambitieux pour la France ; pour ce tout qu’il fut Maire, Ministre, fonctions qu’il exerça avec talent, avec courage ; Président, ce qu’il sera peut-être, surtout, à nouveau. Ce que je souhaite. N’en déplaise à ses adversaires.

Cet homme-là, qui m’impressionne par son ardeur, sa ténacité, sa volonté farouche de sauver un pays qui est après tout le mien, je le défendrai toujours becs et ongles face à l’imposture de ceux qui prétendent le mettre à terre pour prendre la place qui lui revient.

Que sont en effet des Plenel ou des Buisson pour ne citer que ceux-là sinon de fieffés imposteurs qui ont fait de M. Sarkozy, à l’instar de tant de medias, un véritable fond de commerce ?

M. Sarkozy est devenu pour la vulgate mediatico-politique un produit d’appel incontournable, ce qui ne dupe à présent plus personne. Il ne s’agit même plus de savoir le vrai du faux, il s’agit surtout de vendre du commentaire.

J’ai lu hier avec bonheur sa déclaration dans Sud-Ouest : Nicolas Sarkozy TIENDRA.

Les Français ne sont pas idiots, qui savent bien ce qu’il en coûte, de faire campagne. Ce n’est pas avec de l’argent de poche que cela se fait, mais à coup de meetings, de podiums et de coûteuses assemblées. C’est ainsi que fonctionnent les démocraties. Le « moins pire » des systèmes politiques, rappelons-le.

Les Français savent bien QUI possède aujourd’hui leurs plus grands clubs sportifs, et n’en sont pas pour autant découragés. Ils savent bien aussi QUI finance certains partis.

Les Français en ont assez d’être pris pour des imbéciles par des idiots qui prétendent leur montrer une voie qui n’est pas forcément la leur.

Ces Français-là sauront bien le moment venu (enfin)  QUI croire au milieu des promesses qui tomberont en rafales comme autant de futurs mensonges : ils en sont encore largement servis. Et cela fait près de cinq ans.

Contre l'extrême violence, une extrême rigueur s'impose. La même pour tous.

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Premier film de Paul Newman : Somebody Up There Likes Me, 1956

Des jeunes gens qui s’insultent et se tabassent en plein jour, en pleine ville, cela n’est pourtant pas une nouveauté.  Les sorties de classes en ont toujours été friandes, mais cela ne tirait pas, le plus souvent, à conséquence.  Il semble que l’on aille, désormais, beaucoup plus loin et, même si l’on a pu voir des faits semblables au cinéma, il ne s’agissait pas le 6 juin dernier à Paris, d’individus tout à fait ordinaires, mais de jeunes gens politiquement opposés, ce qui peut rendre un peu nerveux, mais heureusement pas forcément criminel.)

L’un d’eux, parmi les plus chétifs prend cependant un très mauvais coup, et  meurt. Sans doute est-ce bien un drame. Une mort aussi stupide qu’inutile. Un drame d’autant plus affreux que c’est pour une vétille, en somme, que la bagarre s’est déclarée. C’était peut-être aussi pour une autre vétille que plus tôt, dans la matinée, un drame similaire arrivait  dans le Jura. Sans autre audience que celle, apparemment, du journal local, Le Progrès. 

Il y a pourtant quelque chose scandaleux à la « promotion » qui est faite à l’ évènement parisien, ciblé sur l’appartenance des protagonistes à des groupuscules politiques extrêmistes. Je ne vois pour ma part rien de vraiment politique à cette bagarre : c’est l’insulte prise au premier degré qui est devenue ici  source de conflit et non de prétendus « idéaux ». Les uns valent d’ailleurs les autres : il n’y a jamais rien de bons aux extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche et le tropisme qui tend à béatifier tout ce qui vient de « gauche » commence a devenir vertigineux. On voudrait faire d’un gamin d’extrême gauche le martyre de l’extrême droite quand il n’a été au fond que la malheureuse victime d’individus violents et particulièrement costauds interpellés à l’envi par des étudiants qu’ils n’étaient pas allés chercher.

Notre Premier Ministre envisage aujourd’hui de dissoudre ou d’interdire les extrêmismes « de droite ». Qu’il ait au moins l’honnêteté de dissoudre TOUS les extrêmismes, si toutefois il le peut !

La violence est partout où l’on veut bien la voir, où les différences engendrent les conflits. La politique elle-même (chose publique) n’a pas pour mission première de casser la figure des militants. Mais si les militants sont violents, il convient alors  de les neutraliser.

Que l’on se souvienne aussi de ce quidam d’Epinay sur Seine : « Le 27 octobre 2005, au premier jour des « émeutes de 2005 », Jean-Claude Irvoas, un employé d’une firme de mobilier urbain est battu à mort par deux individus de 19 et 23 ans au moment des faits dans le quartier d’Orgemont. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires anti-vandalisme. »

Encore un qui a tragiquement fait les frais de ces différences qui engendrent tant de conflits.

Action directe, Brigades rouges, terrorismes : il n’y a pas d’assassinat politique, il n’y a que des assassins.

C’est le premier des Commandements des Tables, mais c’est aussi celui de toutes les sociétés tant soit peu policées, dont la nôtre : tu ne tueras point. Le reste n’est que verbiage idéologique. Tuer qui que ce soit froidement, en pleine rue, devant chez lui demeure, quel qu’en soit le motif, un acte de haine incompressible et irréductible. La haine n’a pour corollaire que la mort, celle que l’assassin inflige à certains, celle qu’il fait planer sur d’autres.

Tables de la Loi
Tables de la Loi

La vocation de certains activistes est d’abord la Haine, une haine primale,  farouche et glacée d’opposition et non de résistance. On ne résiste pas à, on s’y oppose. Une opposition si radicale qu’elle reste le plus souvent restreinte, donc inaudible, et prête à tout pour qu’on l’entende. Des luttes absurdes et mortifères. Quelles qu’elles soient. l’Histoire récente regorge de ces combats.

Le battage fait récemment autour d’anciens membres ou leaders de mouvements extrémistes des années 1970-80, jugés pour leurs actes invite à la réflexion : certains d’entre eux ont été complètement anéantis, physiquement ou moralement ; d’autres ont été en quelque sorte privilégiés par un statut particulier (semi-liberté). L’exposition médiatique, dans ce cas précis, vaut aujourd’hui à l’un d’eux de retourner en geôle pur y purger normalement sa peine. Faut-il s’en indigner ?

Même si, de mon point de vue chrétien, c’est Dieu qui, en dernier ressort sera le seul juge, ce serait mépriser la justice des hommes, la Justice de notre République, que d’en modifier la sentence. D’autant que l’individu n’a, selon toute apparence, fait preuve d’aucun sentiment de culpabilité ou, pire, du moindre remords.

M. Georges Besse était un de ces grands patrons, éclairé et humain dont la France d’aujourd’hui aurait sans doute bien besoin : il  n’a jamais failli dans ses missions d’ingénieur visionnaire. La haine et la lâcheté seules ont brisé sa vie et celle de tous les siens. Non, il n’y a pas d’assassins politiques, il n’y a que des assassins.