Non anniversaire, Mister president !

La récession : nous y sommes !
La récession : nous y sommes !

Il n’y a vraiment rien à fêter depuis que la France a rejeté en (petite) majorité le seul homme capable de la sortir du marasme dans lequel Elle s’enfonce jour après jour. Il avait dû affronter dès 2008 cette crise qui n’en finit plus. Il avait pris pour la contrer quelques très bonnes mesures que son pitoyable successeur s’est empressé de retirer. Pis encore : la bonne conscience « de gauche » qui croit s’inspirer d’une morale chrétienne largement dévoyée domine à présent la scène politique où se joue le spectacle lamentable que nous donnons au monde : une justice qui balance toujours du même côté, une haine exacerbée pour tout ce qui symbolise peu ou prou une forme de réussite ou de succès, une reprise inconsidérée des dépenses publiques avec assommoir fiscal et  le mépris ouvertement affiché de tout ce qui s’oppose.

Non, il n’y a vraiment rien à fêter.

Pis encore : à coup de matraquage bien orchestré dans des medias aux ordres,  des relents de haine recuite émergent à présent, de façon récurrente, de ce vieux fonds d’hostilité anti-allemand qu’avaient pourtant court-circuité ces hommes immenses et justes qu’étaient Charles De Gaulle et Conrad Adenauer, acteurs d’une Réconciliation plus que cinquantenaire et que trop de gens semblent oublier.

Ce « modèle allemand » que l’on s’évertue à dénoncer à présent, parce qu’il symbolise tout ce qu’en France aujourd’hui l’on méprise et que l’on s’évertue à ignorer (sortie de crise par gestion rigoureuse et économies budgétaires), ce modèle est pourtant le seul qui fonctionne : les Grecs eux-mêmes, qui avaient sombré,   commencent à émerger. Ils  seront probablement sortis de l’eau quand nous-mêmes aurons coulé. Le risque est grand. Et grave.

Un sondage qui n'est pas "gay" pour ceux qui dénoncent un triste mariage

Atlantico, ce n’est tout de même pas médiapart. On l’a étiquetteté « de droite » d’emblée, parce qu’il avait à l’origine un souffle « différent ». Peut-être est-ce d’ailleurs encore le cas. Pour ma part, je trouve qu’on y fait un peu trop dans le « people ». Mais n’est-ce pas devenu la seule manière d’attirer l’attention.

Entrée par le perron, Frigide Barjot a été priée de sortir par une porte dérobée...
Entrée par le perron, Frigide Barjot a été priée de sortir par une porte dérobée…

Si l’on en juge par la tenue extravagante de l’égérie de notre « combat », de son entrée hier à l’Elysée, mais surtout de sa sortie (par une porte dérobée) et du peu de temps qui lui fut consacré par rapport à la belle demoiselle qui devait lui succéder….. on peut se poser la question.

Quand Atlantico nous annonce, comme aujourd’hui, qu’un sondage de sa demande à l’IFOP donne 63%  de Français favorables au mariage homosexuel, je frémis. (pas tant que les généalogistes sans doute !) Ma vieille culture gréco-latine en a le poil tout hérissé. Car enfin, de quoi s’agit-il vraiment, sinon de droits ? Mais qu’on leur accordent, ces droits, à ceux qui, dans leur marge, les revendiquent. Point n’est besoin de toucher à celui de la famille et de la filiation, que diable ! Jamais, à Athènes ou à Rome, aux pires périodes de décadence et de barbarie, on a vu pareille chose !

La décadence de l’Occident est un sujet récurrent depuis près d’un siècle, celui de la barbarie qui vient – qui est presque déjà là- est seulement un peu plus récent. J’ai porté une pancarte, lors de la « Manif pour tous », on pouvait y lire : « Je sais d’où je viens, mais je me demande où l’on va ». Je ne  suis d’ailleurs pas sûre de me le demander vraiment. La réponse est dans la question.