Manif pour tous : dernière sortie pour la filiation

arbre-genealogiqueLes avis diffèrent sur l’utilité, le rôle et les conséquences de cette ultime (?)  Manif pour tous qui promet de drainer tant d’oppositions à une loi à présent votée ET promulguée. Frigide Barjot semble y avoir renoncé, par crainte évidente de représailles annoncées. Les courants politiques s’en mêlent, mais il y a déjà quelques temps déjà qu’ils ont pointé leur nez dans ce qui ne fut, au départ, qu’un grand courant de « lutte » fraternelle et familiale pour maintenir les valeurs fondatrices de notre société, de toutes les sociétés humaines d’ailleurs : la filiation, aujourd’hui complètement remise en cause.

On se demande d’ailleurs ce qu’elle finit par signifier, la filiation, pour tous ces « couples modernes » qui en moins de dix ans peuvent s’unir, se séparer s’unir à nouveau en donnant chaque la fois la vie à de nouveaux enfants qui souffrent et parfois (souvent) s’égarent dans cette diversité.

Le Passé (Asgha Farhadi) semble une parfaite illustration de ce que devient la famille aujourd’hui, un simulacre auquel sont confrontés des enfants, désirés certes, mais par des adultes incapables de maintenir durablement leurs engagements, avides avant tout de « satisfaction personnelle », parfois même au détriment complet d’autrui. Ils leur imposent, à ces enfants, une succession de conjoints, de demi-frères et soeurs, une  « recomposition » arbitraire le plus souvent intolérable pour au moins l’un d’entre eux. Il y a cependant dans cette histoire « moderne » un aspect des plus traditionnels, qui nous ramène à cette fameuse filiation indispensable à notre histoire : c’est sans aucun doute pour que son enfant puisse être reconnu par son père véritable (son amant) que l’héroïne veut officialiser son divorce et éviter que le nouveau-né porte tout naturellement le nom de son mari.

De qui est-on le fils ou la fille est la question que chaque enfant se pose, s’est posée ou se posera. De quel père, de quelle mère ? On n’est jamais le fils de personne, mais si l’on n’y prend garde, et c’est pour cela qu’ils manifestent, certains enfants seront  bientôt  achetés, réalisés sur commande sinon sur mesure, et cela, il faudra bien leur expliquer……

Un sondage qui n'est pas "gay" pour ceux qui dénoncent un triste mariage

Atlantico, ce n’est tout de même pas médiapart. On l’a étiquetteté « de droite » d’emblée, parce qu’il avait à l’origine un souffle « différent ». Peut-être est-ce d’ailleurs encore le cas. Pour ma part, je trouve qu’on y fait un peu trop dans le « people ». Mais n’est-ce pas devenu la seule manière d’attirer l’attention.

Entrée par le perron, Frigide Barjot a été priée de sortir par une porte dérobée...
Entrée par le perron, Frigide Barjot a été priée de sortir par une porte dérobée…

Si l’on en juge par la tenue extravagante de l’égérie de notre « combat », de son entrée hier à l’Elysée, mais surtout de sa sortie (par une porte dérobée) et du peu de temps qui lui fut consacré par rapport à la belle demoiselle qui devait lui succéder….. on peut se poser la question.

Quand Atlantico nous annonce, comme aujourd’hui, qu’un sondage de sa demande à l’IFOP donne 63%  de Français favorables au mariage homosexuel, je frémis. (pas tant que les généalogistes sans doute !) Ma vieille culture gréco-latine en a le poil tout hérissé. Car enfin, de quoi s’agit-il vraiment, sinon de droits ? Mais qu’on leur accordent, ces droits, à ceux qui, dans leur marge, les revendiquent. Point n’est besoin de toucher à celui de la famille et de la filiation, que diable ! Jamais, à Athènes ou à Rome, aux pires périodes de décadence et de barbarie, on a vu pareille chose !

La décadence de l’Occident est un sujet récurrent depuis près d’un siècle, celui de la barbarie qui vient – qui est presque déjà là- est seulement un peu plus récent. J’ai porté une pancarte, lors de la « Manif pour tous », on pouvait y lire : « Je sais d’où je viens, mais je me demande où l’on va ». Je ne  suis d’ailleurs pas sûre de me le demander vraiment. La réponse est dans la question.