La vengeance d'une (fausse) blonde, ou le grand Dégobillage

affiche-la-vengeance-d-une-blondeLa personne du président (actuel) n’a jamais eu pour moi qu’un intérêt : celui de représenter la France. Et si j’en crois ce que lis ou entends ici et là, son image (celle de la France) en est déjà largement affligée.

Ce matin sur Radio Classique, Philippe Tesson soulignait qu’on ne tue pas un homme déjà mort.

Il est vrai que notre président n’existe plus depuis un moment déjà. Enfin, certains voudraient pouvoir le croire, car son pouvoir de nuisance, lui, est toujours là, n’en déplaisent à ceux qui l’auraient enterré.

Il ne fallait pas être grand clerc, mais surtout grand devin, pour percevoir depuis trente dans son attitude cette totale absence d’ambiguïté : on savait qu’il n’aimait pas les « riches », on apprend qu’il n’aime pas non plus les pauvres. Cet homme a décidément le sang aussi froid qu’un reptile. Il ne craint ni le chaud, ni le froid et encore moins l’humide, comme l’a montré au monde entier sa « valeureuse » commémoration des premiers résistants de Sein.

Quant à séduire de jolies femmes, j’avoue ma stupéfaction. Qu’ont-elles bien pu lui trouver, Ségolène, Valérie, Julie (et probablement combien d’autres ?) Il doit se trouver chez elles ce que renieraient de concert Najat (Belkacem) et Caroline (Fourest) : un rejet complet du « genre » au profit d’une « féminitude » assumée, ce qu’on appelait autrefois une « âme de midinette ».

Car c’est bien d’une midinette que nous arrive ce prétendu brûlot qui ne dévoile au fond qu’une absence totale de vergogne chez ceux qui nous « dirigent », ce qu’après Talleyrand (ou moins loin Mitterand) on ne pouvait pas ignorer.

Mais surtout, et c’est bien là le pire pour celle qui l’a vomi au public, il témoigne d’une impudeur suprême qu’en d’autres temps on aurait qualifiée de « ridicule » et qui auraient valu à son auteur le rejet, le silence, ou la mort.

En l’occurrence, il aurait surtout fallu proposer à cette dame une bassine.

Silicon Valley, un rêve français ?

C’est ce que titre La Croix ce matin, et cela me fait rire. Je peux bien le dire.

Car genre d’endroit existe aussi en France, et depuis pas mal de temps déjà. On appelait cela des technopôles. Sophia Antipolis fut  le premier du genre, il y a près de cinquante déjà, amenant sur cette Côte d’Azur réputée lieu de « vieux » un vent de jeunesse, d’activité, et de boulimie créative. Ce qui se passe dans la Valley aurait pu se passer chez nous, …. si les Français avaient été plus nombreux à « rêver ». Et leurs gouvernements plus enclins à les y aider. Leur créativité n’est pas en cause.

Expatriés français inscrits au 31/12/2013
Expatriés français inscrits au 31/12/2013

S’ils sont de plus en plus nombreux à avoir quitté ou à quitter la France,  pour toutes sortes de raisons dont la plus valable semble en définitive un besoin irrépressible de réussite personnelle et professionnelle dans un cadre plus ouvert, moins contraignant et socialement plus acceptable que ce que leur offre leur propre pays, les Français ne sont encore que moins de 2 millions dont 80% d’entre eux entre 26 et 60 ans à travailler et vivre hors de nos frontières. C’est peu ou prou la population de  Marseille, Lyon  et Toulouse réunies. Nos trois plus grandes villes, après Paris. On ne peut tout de même pas dire que cela n’est rien.

Une grande partie de ce petit nombre représente une part non négligeable de l’« élite » de notre Nation, ce qui nous permet d’une certaine façon de montrer ailleurs ce qu’il y a de meilleur chez nous, mais aussi -et cela n’est pas flatteur, qu’elle (la France) n’a pas su les satisfaire.

Mais est-ce bien elle, la France, qu’ils ont quittée ? Ne seraient-ce pas plutôt ceux qui la gouvernent, qui la bousillent en imposant à ses habitants des lois fiscales ou sociales qui ruinent leurs rêves et leurs ambitions comme elles ruinent leur territoire quand celui qui les représente aujourd’hui est le comble du ridicule en matière d’homme et d’incompétence en matière de  présidence. Cravate ou pas. ?

Cet homme-là aurait mieux fait d’aller voir ailleurs que dans ce lieu quasi magique pour qui souhaite entreprendre, lui n’a jamais rien entrepris, qui s’est acharné, au nom d’une idéologie rétrograde, à saper toutes les énergies d’un pays aujourd’hui presque exsangue qu’il ferait bien ou mieux, de laisser à d’autres la charge de diriger.

Ségo : Haine recuite ; Ingrid : Amour total

AFP via yahoo actualités
source : AFP via yahoo actualités

Mme Betancourt rayonne d’amour pour tous ceux, dont la France, qui ont aidé à sa libération. Elle nous impressionne tous par sa sincérité, sa dignité, son courage et sa tenue. Par sa disponibilité quand elle n’aspire probablement qu’au repos. Par l’attention qu’elle porte à tous ceux qui sont restés et par son engagement à les sauver. Par cette Foi, qui l’irradie et que comprennent bien ceux qui la partagent.

LEMONDE.FR | 04.07.08
Reuters via yahoo actualités
source : Reuters via yahoo actualités

Au Québec, Mme Royal a perdu une occasion de se taire. La haine hystérique qu’elle voue à son ex-adversaire, Président,  lui a fait perdre tout contrôle. Et toute dignité. On est malheureux pour elle, toujours otage de son propre ressentiment. Son « homologue » * franco-colombienne fut certes sauvée, en dernier ressort, par son ancien challenger le Président Uribe . Mais aussi par tout ce qui a été mené en amont ici, ce qu’elle a elle-même abondamment rappelé, et par l’Espérance, qui ne les a jamais quittés, elle et tous les siens.

Quant à ses ennemis, Mme Betancourt déclarait elle-même le 3 juillet 2008

« J’ai vu le commandant, qui pendant tant d’années a été responsable de nous, et qui en même temps a été si cruel avec nous. Je l’ai vu au sol, les yeux bandés. Ne croyez pas que j’étais joyeuse, j’ai senti de la pitié pour lui, parce qu’il faut respecter la vie des autres, même s’ils sont vos ennemis. » (source : La Croix)

M. Hollande aura eu le mérite de rappeler qu »il y a des causes qui dépassent les clivages, les sensibilités », une distinction dont son ex-compagne n’a, de toute évidence, pas pris la mesure.

* du seul point de vue de leurs candidatures aux élections présidentielles dans leurs pays respectifs