Catholiques (suite) : vers un nouveau Concile ?

le Vatican
le Vatican

C’est la question que je me pose après avoir entendu fortuitement, ce matin, sur les ondes de France Inter, un de ces débats  limités qui les animent régulièrement. Il faut dire que les hôtes étaient choisis : Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’Avenir, et Frédéric Lenoir, philosophe dont l’Oracle della Luna ne m’avait pourtant pas déplu et qui, entre autres, dirige Le Monde des religions,  et qui en appelaient à Vatican III.

Les Catholiques font débat, à cause d’un Pape qui n’est assurément pas conforme à l’image qu’il lui conviendrait de donner aujourd’hui à un public élargi,   croyant ou non.  Jean-Paul II était populaire ; il est clair que Benoît XVI ne l’est pas. Il fut pourtant, on ne le rappellera jamais assez , l’un des artisans novateurs de Vatican II.

Décidément, ce Concile à qui je dois,  comme beaucoup, d’avoir après bien des années d’absence finalement rejoint l’Eglise, semble toujours pour certains un sujet de fracture. Une auditrice très âgée, 92 ans, s’interrogeait ce matin sur la désertion des églises après Vatican II. Mais avait-elle oublié que la guerre, déjà, s’en était chargée ?

Vatican II n’était-il pas, déjà, la réponse à une attente d’ouverture et de modernité que soulignait,  on ne peut plus intensément dix ans avant, l’étonnant ouvrage de Béatrix Beck, ce Léon Morin, prêtre que Jean-Pierre Melville nous rendit immuable sous les traits facétieux et charmants d’un Jean-Paul Belmondo tout regonflé du souffle qu’il avait perdu peu avant chez  Godard ? Il faut relire ce petit livre dont l’auteur s’est récemment éteinte : il est d’une étonnante actualité :  même si l’époque a bien changé, les chemins de la Grâce, et de la conversion, eux ne varient certainement guère. Il lui faut bien, à l’origine, quelque Beauté, qu’elle soit du corps, qu’elle soit de l’âme, puisque la Beauté,  dont le Démon imite  si bien les traits, n’est pourtant que de Dieu Lui-même.

Quant à cette mission, que le prêtre Morin va s’appliquer à mener dans la campagne en cette fin d’Occupation, elle est plus que jamais d’actualité quand on mesure la pénurie, la déshérence de nos paroisses rurales en temps ordinaire.

Ce n’était pas le cas cette année au temps de Pâques, dans nos églises, en Limousin  où l’on célèbre les 71 èmes Ostensions de nos Saints. Les fidèles y furent nombreux à témoigner de leur Foi.

Les curées matinales de Radio-France

Il n’est de jour où, chaque matin, les ondes de Radio France nous assaillent de leurs propos nauséeux sur un Président brocardé par tous les animateurs media. Nicolas Demorand, transfuge des Matins de Culture a reproduit sur France Inter cette ironie perverse, cultivée là-bas par Ali Badou, qui fait croire à ses auditeurs qu’ils sont intelligents, et penser qu’ils pensent bien. Le bien n’étant, naturellement, que de gauche et contre notre Président, ses tenues, ses amis, sa famille.
On peut citer, en vrac, Hélène Jouan, , sans oublier ces fous du roi qui viennent avant Patrice Drouelle, (monsieur je-sais-tout) délivrer leur petit pamphlet. Mais cet excès d’ironie putride confine à présent à l’absurde. Pire, au ridicule.

On chantait sous l’Occupation « Radio Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand« que dire aujourd’hui d’une radio nationale dont la plupart des animateurs (souvent bien payés par l’Etat lui-même) ne traduisent que l’opposition, le refus, la dénégation ? Qui se sentent investis d’une mission en assénant à longueur de temps conseils de prudence et de bien-pensance ? Qui s’arrogent encore le titre, pour certains, de journalistes quand il ne pratiquent, du reportage, que celui des salons !

C’est quoi, ce journalisme-là ? Ces invités que l’on charcute en pratiquant l’obstruction pour les empêcher, avec véhémence parfois, de s’exprimer au profit, toujours, du discours adverse ? Sauf s’ils sont bien évidemment de la même mouvance, auquel cas les arguments sont largement développés, affirmés, confirmés par toutes les parties. Puisque nous sommes entre nous.

A l’instar d’un Pierre Dac qui du moins avait de l’esprit, notre Radio nationale s’affiche chaque matin contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre M. Nicolas Sarkozy, Président de tous les Français, qui l’ont dûment mandaté, lui, pour mener à bien les destinées de leur pays.

L’esprit de la Fronde règne encore, comme il n’a jamais cessé de règner sur notre beau pays de contestation permanente, de refus et d’obstruction quasi stalinienne.

Ah, cette Liberté de blâmer….sans éloge !