Journée des hommes qui aiment les femmes vs journée des femmes qui ne les aiment pas

L'homme qui aimait les femmes (F. Truffaut)
L’homme qui aimait les femmes (F. Truffaut)

Avec la question des genres, on ne sait plus très bien où l’on va. Que l’on n’ait pas encore touché le fond, c’est certain. C’est seulement juste en train de venir. A cause sans doute de toutes ces imbecilités de célébrations plus absurdes les unes que les autres. Il y a eu, il y a, il y aura toujours dans le monde des gens qui souffrent, que ce soient des hommes ou des femmes d’ailleurs, petits ou grands, jeunes ou vieux.  Ce n’est pas en leur accordant une journée par an que’ l’on résoudra leurs problèmes. Cela fait les choux gras du commerce, c’est déjà quelque chose par les temps qui courent et qui ne sont pas favorables à grand chose.

S’il y a des femmes aujourd’hui qui peuvent faire quasiment ce qu’elles veulent, ce n’est pas, le plus souvent, à cause d’une poignée de suffragettes, même si elles se sont donné du mal, mais bien parce qu’il y avait à leurs côtés quelques hommes pour les soutenir, les comprendre, les respecter et les aimer. En France, de ce point de vue, on a toujours été meilleur qu’ailleurs. Les femmes d’esprit ont toujours eu des droits, dont celui de la parole ce qui n’est pas rien.

Alors, oui, vive les hommes qui aiment les femmes qui aiment les hommes, car c’est ainsi que doit marcher le monde. Le reste existe, mais ce n’est pas la loi du Genre, seulement celle de l’exception qui  confirme la bonne règle de Mère Nature.

Les femmes du monde de Titouan Lamazou ne sont pas des "Femen"

Femmes du monde, exposition de titouan Lamazou
Femmes du monde, exposition de titouan Lamazou

On peut voir en ce moment à Arcachon l’étonnante exposition (itinérante) des « Voyages »  de Titouan Lamazou, ce navigateur-artiste d’exception qui remporta sur mer toutes les victoires avant de redevenir à temps plein l’artiste qu’il a toujours été. Ce grand voyageur, toujours au sommet de sa forme, a sillonné tous les continents à la rencontre de femmes les plus diverses dont il a saisi d’un trait l’expression et le plus souvent la beauté en les accompagnant d’une écoute et d’une  empathie assez rares. C’est parce qu’il a rencontré , notamment en RDC, un grand nombre d’Africaines qui  ont connu les pires exactions, humiliations et souffrances qu’il a créé son association d’aide « Lysistrata« , empruntant à Aristophane  le nom de l’héroïne qui tenta, à la tête des autres femmes d’Athènes, d’empêcher les hommes de faire la guerre à Sparte en se refusant tout bonnement à eux. En vain d’ailleurs, certaines n’ayant pu résister à leurs propres désirs….

Il y a chez chacune de ces femmes, dont les plus jeunes ne sont encore que des enfants, quelque chose d’admirable qui n’est pas tant dans la beauté que l’artiste nous donne à voir, que dans la noblesse de leur « discours » :  ce qu’elles racontent de la vie qu’elles ont encore, l’espoir de continuer, d’aller plus loin, dignement.

Les « Femen » venues d’Ukraine prétendent servir la cause des femmes, et avant tout de leur liberté : il n’y a cependant chez elles rien de digne, ni même de respectable. Elles affichent sans aucune vergogne leurs corps  dénudés, peinturés et enlaidis figurant des hordes d’hystériques bien éloignées de ce que sont les femmes qui souffrent réellement et attendent sans doute bien autre chose que pareille mascarade.

Je ne connais pas Titouan Lamazou et ignore donc ce qu’il en pense.  Je ne puis que supposer – je me trompe peut-être-  qu’il doit se sentir plutôt à l’écart  de ces pétroleuses qui, dans leurs outrances – dont l’occupation de ND de Paris ne fut pas la moindre-  sont bien loin des problèmes  » élémentaires » auxquelles nombre de femmes blessées sont aujourd’hui soumises  dont le viol, en Afrique, en Inde et même chez nous. C’est d’abord à toutes celles-là, qu’il rend hommage.  Je pense pour ma part que les autres devraient tout simplement aller se rhabiller…..