Ces "deux messieurs de Bruxelles" qui, en silence, s'étaient mariés…..

E-E. Schmitt- Les deux messieurs de Bruxelles
E-E. Schmitt- Les deux messieurs de Bruxelles

Eric-Emmanuel Schmitt nous entraîne une fois encore, avec son dernier livre, dans cet univers où la bonté triomphe du  mal qui, partout, ne cesse de rôder.

Voilà une bien belle histoire que celle de ces deux messieurs, une histoire d’un antan pas si lointain où la Belgique n’avait pas encore accordé légalement ce que la France voudrait à son tour offrir à ses citoyens de même sexe (qui du moins en feraient la demande).

Car en vérité, on ignore combien il seraient, une minorité sans doute assez infime pour qu’on ait peine à la compter parmi nos 60 millions d’habitants.

Nos deux messieurs avaient avec bonheur résolu tous les problèmes qui aujourd’hui se déclament et dont l’adoption n’est pas le moindre. Sans doute étaient-ils Bruxellois. La Belgique n’est pas la France, même si pour moitié, on y parle le français. Elle est trilingue, tout naturellement. Cela élargit l’esprit, ou le propulse plus avant, c’est selon ce que l’on veut y voir. Elle a fait beaucoup rire, la Belgique, les Belges, surtout. Mais aujourd’hui, c’est chez elle que se ruent tous ceux qui le peuvent encore quand la France fait si pâle figure……sans que le « sexe » ait à y voir……

Corruption : fruit des vanités, rançon de l’oppression étatique et produit de la pauvreté

corrupt (wkcommons)Les célébrations de Berlin, le 9 novembre, ont largement éclipsé l’ouverture de la conférence de Doha qui commençait le même jour.  Du moins l’opportunité aura-t-elle été donnée au plus grand nombre de connaître un des aspects les plus malfaisants des états totalitaires largement évoqués ici : la corruption de leurs élites et ses conséquences pour leurs pays et pour leurs peuples ravagés.

J’ai en mémoire le très beau livre de Tahar Ben Jelloun, « L’homme rompu » (Seuil, 1994) qui décrit admirablement le processus insidieux par lequel un honnête homme en vient à céder à un corrupteur. Car voilà bien ce qui oppose : il n’y a pas de corrompu sans corrupteur. Cela n’est pourtant pas si simple. Tout semble reposer en fait sur l’adage cité par Kant : « Tout homme a son prix »  dont le seul énoncé,  en l’absence de Morale,   fixe  toutes les règles de la vie civile et sociale dans la perversité.

Le premier constat, en matière de corruption, est qu’il sévit en priorité dans les pays les moins prospères, mais aussi les moins libéraux.

Dans les pseudo démocraties où les « élections », truquées, ne visent qu’à reconduire quasiment à vie un potentat vaniteux, seule sa « nomenclature » bénéficie de conditions de vie ostentatoires, le plus  souvent issues d’aides internationales ou de juteux contrats habilement détournés.

Aujourd’hui, suivant les estimation de la Banque mondiale,  la corruption coûterait de 20 à 40 milliards de dollars aux  « pays en développement« . On se plaît à rêver à tout ce qui pourrait se réaliser d’indispensable, de nécessaire ou simplement d’utile pour leurs habitants délaissés, de plus en plus nombreux à ne penser qu’à l’exil.

 

 

Sondages: la France comme elle est, moitié pour, moitié contre

Le Président Sarközy (de Nagy-Bocsa) a parlé. Les sondeurs on enquêté. C’est une des constantes de notre mode de vie. Le portrait que nous renvoie le dernier sondage (Opinion-way pour le Figaro) est plutôt rassurant : au fond, les Français parlent tous de la même chose, quelles que soient leurs opinions. Ou plutôt, les choix qu’on leur propose en les sondant ne reflètent jamais rien d’autre que les préoccupation des sondeurs, objet de leur contrat. C’est dire qu’on leur laisse assez peu de liberté, aux sondés !

Enfin, une bonne nouvelle : les Français, j’en suis, semblent avoir majoritairement compris la nécessité de la Réforme. C’est plutôt bon signe…. pour l’avenir de leurs enfants. Car il faudra bien sûr attendre. Il faut toujours savoir attendre. D’abord semer. Regarder pousser et, enfin, récolter. Ah, cette impatience ( des medias) à vouloir toujours cueillir ce qui n’a pas encore fleuri !

Il en est un peu de Sarko comme de Badinguet, haï par Victor Hugo puis de nos républiques. Mais nous n’avons plus de Victor Hugo. Et si nos écrivains s’exilent, ce n’est plus que par goût d’ailleurs.

Tout cela est « un peu court », et heureusement on en revient : Napoléon III a donné à la France, avec autorité, une de ses plus prospère périodes, et créé ce qui fut alors sa modernité et qui fait aujourd’hui une grande partie du charme qu’elle conserve (Garnier, Eiffel, Haussmann, Vichy, Compiègne, etc…). Il produisit avant la naissance d’Emile Durkheim, une Extinction du paupérisme qui préfigure les oeuvres à venir en matière de sociologie, tout en écrivant un certain nombre d’ouvrages sérieux.

Il voyait loin, Napoléon III, le tant décrié, et bien au-delà de Sedan. Victor Hugo quitta son exil anglais de Guernesey après 19 ans. Napoleon III faillit bien le croiser, et il y demeure encore : après 135 ans à Farnborough, il faudrait peut être songer à l’en ramener.

Nul ne sait encore ce que sera la France dans quatre ans, mais son Président sait, lui, ce qu’il fera. Les Français auront quatre ans de plus, un paquet de retraités sur les bras, de nouveaux soucis, de nouveaux besoins, de nouvelles attentes. De nouveaux espoirs. Probablement toujours les mêmes. Il leur faut toujours un moment, pour mesurer le temps perdu.