Les emplois « durables » de Mme Royal avec « tenue correcte exigée »

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Ségolène Royal, image TF1

Je ne sais ce qu’il faut penser du récent engagement de Mme Royal de proposer, d’ici trois ans, 100.000 emplois dans le secteur qui vient de lui être confié et qu’elle gérera, il faut l’espérer, avec plus d’à propos que ne l’a fait dans le Logement l’écolo-trotskyste Cécile Duflot, à cause de qui le bâtiment, et pas seulement, ne va plus très bien.

Les commentaires que la nouvelle a suscités dans « la Charente Libre » sont particulièrement édifiants puisqu’ils émanent de ses « sujets » poitevins, qui la connaissent bien. Mais enfin, nous ne pouvons tout de même pas nous plaindre de voir cette « nouvelle » ministre dans son rôle : promettre des résultats à ceux qui en attendent encore. Et qui voudraient bien pouvoir y croire. Après tout, si cela ne vient pas d’elle, il se trouvera peut-être, et même sans doute, des gens de bonne volonté mais surtout courageux pour les créer, ces emplois de demain.

Quant aux employées de son Ministère dont la presse s’étonne qu’on puisse leur reprocher quelques excès vestimentaires, eh bien je l’approuve entièrement moi, Mme Royal : on ne vient pas travailler au service de l’Etat en grand décolleté. Le quotidien d’une fonctionnaire n’est pas celui d’une présentatrice de plateau télé, il ne faut pas mélanger les genres. Elle le sait bien, Mme Royal : candidate à la Présidence, elle avait réussi à s’attifer comme une employée de maison de retraite, pour séduire le « peuple de gauche » . Maintenant qu’elle est devenue Ministre du père des ses enfants, elle est plutôt dans le style Chanel. Elle sait toujours très bien ce qu’elle fait, Mme Royal. Dommage qu’on ne lui ait pas confié le Ministère de la Justice. Elle n’aurait au moins pu y faire pire que son actuelle locataire.

Des Verts très rouges dont les Français se passent très bien.

arbreforainLes Verts revendiquent une écologie qui a été de tous temps l’affaire de tous mais qui ne leur a pourtant jamais servi que de faire-valoir de la gauche pour entrer dans l’arène du Pouvoir. Curieusement, ils en ont refusé l’accès alors que pour la première fois on le  leur offrait en version extra-large, et sur un plateau.

Rien ne laissait supposer qu’un Vincent Placé bouderait cette opportunité qui m’a toujours semblé le but ultime de sa démarche. Quant à Mme Dufflot, elle pouvait se le permettre, puisque elle en avait déjà, et ad vitam, retiré les bénéfices. C’est dire le mépris qu’elle a de ses associés.

Nous verrons bien quels petits arrangements ils pourront trouver, pour quelles nouvelles prébendes, façon « IVème » et nous serons fixés très vite. Un vote de confiance est en jeu, pour conforter ce gouvernement « de combat » , qui de toute façon ne convainc pas grand monde mais dont il nous faudra bien pour un temps, s’accommoder. Mais pour un temps seulement, car on a rarement vu ensemble plus baroque (sauf à Limoges) que ce gouvernement là, où se côtoient tant d’animosités et d’oppositions sinon de contraires.

Quant à Mme Royal, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle en a « connu de vertes et de pas mûres », elle s’oppose nous dit-on, à ce que l’écologie soit punitive…..c’est dire tout le bien qu’elle en pense !

Sale temps pour Claude Allègre, et pour le bon sens !

 

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Digue d’Ostende, par Luc Viatour

Claude Allègre était hier invité chez Guillaume Durand, comme « Objet de scandale » et je ne comprendrai décidément jamais ce que viennent faire les gens sérieux sur certains plateaux-télé, où  l’art des animateurs consiste à leur éviter de finir leurs phrases, et donc de se justifier.

Mais en fin de compte, le jeu de Guillaume Durand pour le dérouter fut assez habile et Claude Allègre assez madré pour en tirer, à terme,  quelque avantage de plus à l’écoute qu’il suscitait déjà.  Il est apparu clairement au spectateur doué de raison que le fin fonds de tout le problème de ces catastrophes que l’on ne peut éviter réside avant tout dans le gâchis de tout ce qui nous informe à grand prix sans être suivi de l’ACTION concrète et urgente que cette connaissance impose.

Le bon sens n’est plus de saison, je m’époumonne ici à le répéter, ce que fait d’une autre manière M. Allègre, comme l’an passé Laurent Cabrol, puis  tant d’autres avec lui. Et c’est bien là que réside l’imposture qu’il dénonce et qui agite notre dénommé « Journal de référence » (ce n’est pas La Croix, dommage) où les commentaires sont souvent savoureux.

Le catastrophisme ambiant n’est rien qu’une nouvelle culture de soumission, à l’instar de toutes les modes qui viennent, et passent. Mais celle-là ne semble pas près de lasser.

La Nature, qui n’est pas nécessairement bonne ni stable, tend cependant  vers l’équilibre. Certaines espèces, dont l’Homme, peuvent s’adapter à ses caprices. C’est toute la démarche de la connaissance, du progrès et des solutions que quelques  hommes peuvent apporter. D’autres espèces, dont certains  hommes, n’y parviennent hélas  jamais.

L’Europe aux couleurs Nature, une bonne nouvelle !

Europe, verte et bleue
Europe, verte et bleue

Réjouissons-nous, l’Europe sera verte et bleue, aux couleurs de l’Eau, aux couleurs du ciel. Les projets construits ont triomphé de tous les discours creux, de l’opposition stérile, des vanités perfides, des attaques personnelles systématiques et de leur exténuante redondance. On nous dit que c’est la première fois, depuis quarante ans, qu’une majorité présidentielle franchit positivement le cap d’une telle élection. Ce n’est pas un hasard, mais une conséquence. Celle du travail accompli par une « politique d’ouverture », la volonté, le courage et la ténacité de l’avoir initiée en sollicitant, là où elles se trouvaient, des compétences,   des énergies que d’autres n’auraient pas exploitées parce qu’elles n’étaient pas « de leur camp ». M. Sarkozy, moqué, agoni voire maudit de toutes parts depuis son élection  a donc indirectement triomphé de tous ses détracteurs : le bon sens existe donc encore, en France. C’est une bonne nouvelle. Même si trop de suffrages n’ont pas été donnés.

Je pense ici à tous ces peuples qui rêvent de démocratie, de  liberté, celle  de voter pour d’autres candidats et d’autres programmes que ceux que leurs pays imposent. Ils seront de plus en plus  nombreux encore, ces migrants excédés de conflits, d’injustice, de misère qui se ruent sur nos terres de Paix et de prospérité. Ils savent bien, eux, ce qu’est l’Europe et ce qu’elle signifie. Dommage que chez nous comme ailleurs on ne s’en soucie guère. Ou pas assez bien.

Le refus de croissance, un luxe impossible pour ceux qui n’ont rien

Ce qui fut,  depuis au moins quarante ans, une mode limitée à quelques groupuscules de contrôler voire  rejeter  toute forme abusive de Consommation,  serait en passe de devenir un modèle de comportement pour des tranches de plus en plus étendues de Français, et pas seulement.

Hierarchie des besoins humains, dite Pyramide de Maslow
Hierarchie des besoins humains (Pyramide de Maslow)

Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, en temps de crise- et celle que nous n’avons pas encore fini de vivre promet d’être assez fameuse – « l’objection de croissance » ne concerne que les mieux nantis. J’ai encore à l’esprit ce vieux souvenir, la fameuse pyramide de Maslow qui définit,  en quelque sorte, la gradation des besoins humains.

L’impact de l’Ecologie, (suivant Haeckel) indépendamment des enjeux politiques qu’elle représente et dont je me garderai bien de parler ici, a tout de même fini par se faire sentir comme en témoigne le récent rapport Mc Kinsey.  Je ne peux que m’en réjouir, n’ayant jamais été moi-meme adepte ni usager de toutes sortes de gaspillages.

Gaspillage est le terme le plus approprié pour définir la plupart de nos comportements pendant les cinq dernières décennies, en terme de consommation d’énergies, de matières ou d’objets et certainement plus encore de potentiels humains. Mais en revenir,  comme cela semble être en cours aujourd’hui signifie aussi en avoir déjà largemet profité.

Je ne peux donc m’empêcher de penser ici à ceux qui, au bas de l’échelle, ont toujours faim,  n’ont pas d’eau (et moins encore courante) ni même de lieu fixe  et surtout  paisible où ils pourraient tenter de vivre, fût-ce seulement sur leur propre modèle, celui d’une culture qui ne sera jamais la nôtre. Certains sont déjà dans ce cas chez nous, je les évoqués  ici. Ils ne demanderaient pas mieux, certains d’entre eux du moins, que de pouvoir  « consommer » ne fût-ce que a minima.

Comme le chantait Léo Ferré il y a si longtemps déjà, « les temps sont difficiles…. ». C’était à l’époque où la Chine, une grande partie de l’Inde dormaient encore.  Si pour elles  les temps sont devenus et deviendront encore (probablement)  meilleurs, c’est bien à leur croissance qu’elles le doivent.  C’est généralement le cas de tous les pays qui peuvent offrir à la plus grande partie de leurs habitants un certain niveau de bien-être et de prospérité qui ne s’épanouissent à terme que dans la paix et un certain nombre de libertés.

Si le tropisme exercé sur le monde par l’Orient est en voie de supplanter celui de l’Occident,  il me semble (bien modestement) beaucoup plus opportun de modifier notre type de croissance que de souscrire à son refus.  Les conséquences n’en paraissent que trop évidentes. en tous cas pour nous.

Consommation d’énergie : il faut de l’énergie pour l’économiser !

Si vous êtes comme moi un peu écolo par nature, cette nature que nous aimons tant, vous essayez forcément de n’en rien gâcher. L’énergie en fait partie, tout comme de nos factures d’ailleurs, et là, on devient peut-être plus vigilant encore, budget oblige.

Mais si, en matière d’énergie, on trouve assez facilement les indications fournies par la plupart des vendeurs d’appareils divers et variés qui accompagnent le quotidien de la ménagère (de plus ou moins cinquante ans), et génériquement qualifiés de produits blancs (électro-ménager), il n’en est plus de même dès que l’on quitte sa cuisine.

Les produits bruns, (vidéo, son..) comme les désignent les gens de marketing, sont bien sûr vendus sur d’autres critères, et il devient déjà moins facile d’en connaître la consommation électrique.

Le comble est atteint avec les produits noirs (électronique grand public) que nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser et où il devient quasiment impossible de savoir à quelle puissance (en watts) on s’expose.

Allez donc savoir ce que vos chargeurs de batteries et autres ordinateurs finissent par ajouter à vos notes d’électricité !

Demandez-donc à un vendeur (à la Fnac, par exemple) combien consomme votre ordinateur portable : il vous répondra sans doute (comme à moi) qu’il n’en sait rien ! « cela n’intéresse pas les gens ». Las! Moi cela m’intéresse. Il est probable que mes lecteurs aussi. J’ai donc fouiné sur les moteurs et trouvé une petite vidéo que je conseille :

:http://www.dailymotion.com/video/x3dm2d_mesurezlaconsommationdevotre-ordina_tech

Cela peut aider.

Ceci étant, chacun ou presque sait (ou devrait savoir) à présent qu’il suffit de débrancher un appareil non utilisé pour éviter toutes ces mises en veille systématisées qui n’apportent aucun confort supplémentaire (sinon l’effort d’aller presser un bouton), mais, là encore, ce ne sont pas les particuliers que nous sommes qui ferons pencher la balance.

Que l’on pense simplement à toutes ces administrations souvent illuminées a giorno quand nul ne s’y trouve plus encore, à tous ces ordinateurs ronronnant jour et nuit, et l’on comprendra que l’énergie que l’on consomme n’est pas forcément celle qu’on utilise……même si chacun de nous doit en payer le prix.

Ces catastrophes que la Terre nous impose comme leçons d’humilité

Heureux les temps plus anciens où les nouvelles du monde ne nous parvenaient qu’avec lenteur, souvent après analyse, presque toujours avec mesure. Mais la mesure, aujourd’hui, est celle d’un monde immédiat et universel où chaque évènement peut-être vécu simultanément par tous ceux qui accèdent à l’information, soit aujourd’hui déjà près d’un milliard d’internautes, et près du quart de la population mondiale dans les trois ans à venir. La moitié de la population française est aujourd’hui connectée.*

La première décade de notre mois de mai offre à elle seule un panel de désastres assez terrifiant : cyclone meurtrier en Birmanie, tornades ravageuses aux Etats-Unis, puis un séisme majeur en Chine, dont les ondes continueront un certain temps à se propager avec autant de ruines et de détresses induites.

La liste ne sera jamais exhaustive de tous les malheurs qui nous assaillent, nous-mêmes et tous nos semblables, contre lesquels nous sommes le plus souvent complètement impuissants et dont la connaissance immédiate et redondante risque davantage, à terme, de nous incliner au repli plus qu’à la compassion à laquelle l’Espérance nous invite et que la Charité nous impose.

Il est probable que de tous temps et en tous lieux, la Terre a produit tout autant de ces éclats que nous avons très longtemps ignorés. Aujourd’hui, il suffit de se connecter à un site spécialisé (voir lien ci-contre) pour suivre pas à pas ces évolutions, qui sont considérables et terrifiantes, et dont les plus catastrophiques sont un tropisme juteux pour les medias, toujours avides de fournir à leurs spectateurs ce sang et ces larmes qu’apparemment ils attendent et qui les fascinent, tant il est vrai que la violence (et sa représentation) sont consubstantielles à notre nature** pour assumer notre combat vital et assouvir nos vanités.

Bien loin hélas de l’humilité que devrait nous imposer la conscience de notre fragilité. Celle de toutes ces vies perdues ou brisées, celles des autres, mais tout aussi fatalement les nôtres dont aucune n’échappe, quelque jour, à un malheur.

* étude Nielsen-MediaRatings pour JournalduNet (2007)

**voir Werner Balzer, La sensorialité et la violence in Revue française de psychanalyse, 70,2006,1

Laurent Cabrol : écologie du bon sens, bonne nouvelle pour la Terre

M. Cabrol est sympathique. Il nous annonce chaque matin, sur Europe 1, le temps qu’il fera chez nous et l’on en fait grand cas partout, du temps qu’il fait. Mais il ne s’intéresse pas seulement au temps qu’il fait, mais à celui qui fut. Après avoir été viré de TF1, où l’on apprécie pas trop ces seniors qu’il conviendrait pourtant de laisser travailler, il vient de publier un livre au Cherche Midi qui va déranger plus d’un écologue : Et si la Terre s’en sortait toute seule ?

Depuis le temps que le catastrophisme ambiant nous annonce le pire, du méthane que dégagent les flatulences des animaux (on ne parle quasiment jamais des vents, exhalaisons et autres pestilences humaines) en passant par les pesticides et autres OGM (qui en obèrent pourtant l’usage), la Terre n’en aurait plus pour très longtemps. Il est vrai que nous n’avons jamais été si nombreux à l’exploiter.

Il est donc plutôt réjouissant de se replonger dans l’histoire de notre petite planète qui a connu, depuis qu’on peut s’y consacrer (à son histoire), bien des tourments, des transports, des transferts et autres mutations. Contre lesquels l’Homme ne pouvait pas grand chose, sinon s’adapter. Aux glaciations, comme à ce réchauffement, que tout le monde nous annonce. Mais le pire n’est jamais certain.

Chaque époque subit ou affronte les caprices d’un climat que nul encore n’est parvenu à maîtriser. C’est à peine si l’on parvient, à grand renfort de modèles et d’algorithmes de plus en plus sophistiqués, à prévoir précisément ce qui se passera au-delà de cinq jours. La Terre demeure un mystère, puisqu’on ne peut encore dominer ses comportements. On l’écoute, on l’observe, on évalue les risques qu’elle fait planer sur nous, plus lourds à certaines périodes et en certains endroits. Mais au fond, qu’y pouvons-nous ?

Respecter notre environnement devrait être bien naturel en somme, et les Terriens sont de plus en plus nombreux à s’en préoccuper. Mais dans le même temps, ils exigent de plus en plus de ce que leur petite planète, si belle, si bleue, peut leur donner.

Elle existait avant nous, elle nous survivra peut-être. Dieu seul sait, d’ailleurs, jusqu’où nous irons.