L'Europe sociale, la France de Hollande et son inénarrable « plan B »

planbDeux ans d’insupportable cafouillage et de détricotage de tout ce qui aurait aidé le pays à redresser le col et la tête et pour quel résultat : une France ridiculisée de par le monde qui ne se consacre plus désormais qu’à commémorer un passé douloureux. Une France qui non contente d’enterrer l’un après l’autre les fragments de son tissu industriel, de ruiner sa classe moyenne, de vendre son patrimoine à l’Orient et son âme aux lobbies du « genre » et du « multiculturalisme social », fournit aussi, à l’instar de ses voisins européens, de plus en plus de combattants à cette nouvelle terreur qui s’étend aujourd’hui de l’Irak à la Palestine et ne poursuit d’autre visée que d’écraser, à terme, tout l’Occident.

Dans toute l’Europe, nous sommes fondés à nous demander, mais est-ce vraiment une question- où va l’argent de tous ces juteux trafics qui font régner le silence ou les règlements de comptes dans ces soi-disants « quartiers » des « cités sensibles ». Si sensibles que nul policier n’ose aujourd’hui s’y rendre. A ce fameux « djihad » sans doute, qui ne manque apparemment de rien.

Voilà donc des années et des années que s’est constitué sous nos yeux (ou presque) le trésor de guerre de ces fanatiques dont certains revendiquent une nationalité, la nôtre, qu’ils n’ont rien fait pour mériter. Quant à leurs actes délictueux, ce n’est pas la nôtre- surtout depuis deux ans- qui risque de les contrarier.

En France, deux ans de laisser-aller, cela ne fut pas rien pour les « bandits » ou parias en tous genres : le temps de s’organiser. On peut dire qu‘ils ne s’en sont pas privés. Pendant que les honnêtes gens, qui sont la majorité, ont été méprisés, bafoués, trompés, ruinés. Et leurs espoirs brisés.

Le plan B du président ? À droite toute peut-être ? Rendre confiance aux entrepreneurs en leur « rendant les clés de chez eux », obérer les revendications syndicales qui ne sont que blocages politiques délétères, réduire les dépenses publiques et les impôts des Français qui les paient ? Tant d’occasions manquées qu’il faudrait maintenant rattraper.

Un nouveau gouvernement, mais pour faire QUOI au juste, M. le président ?

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Otages : terreur, corruption, misère et mensonge

J’ai assisté comme tant d’autres aux interventions médiatisées des enfants de Mme Betancourt et de M. Delloye, son ex-époux depuis 1990. (Il m’a d’ailleurs paru étrange sinon suspect qu’on évoque, convoque ou consulte si peu son mari, Juan-Carlos Lecompte).

Dès l’été 2003, M. de Villepin avait tenté, à la demande de la famille, une opération d’exfiltrage qui s’avéra désastreuse pour la diplomatie mais non pour la presse brésilienne avide d’éventer un secret, puis celle du monde entier qui renchérit. Le cours de l’otage s’est sans doute, dès lors, cruellement élevé. Et la Colombie compte aujourdh’ui encore près de 3000 otages. 3000 otages de la terreur.

Les valeurs d’humanité, l’émotion primaire qui animent la plupart des gens ordinaires n’ont déjà plus de sens pour les simples preneurs d’otages, que dire quand ils sont de surcroît soldats de terreur ! Dans ces conditions, à quoi peuvent servir de tels déballages, fussent-ils aussi compassionels, sinon à faire monter l’enchère ?

Négocier quoi que ce soit dans les chemins de traverse requiert me semble-t-il le plus grand secret. Et dès lors qu’il s’agit de vies humaines, il appartient aux gens de presse de le respecter. Mais c’est déjà un autre sujet, où les opinions ne sont pas étrangères.

Il est à craindre que Mme Betancourt ne revienne, si elle revient, totalement brisée.

Elle avait vécu dans le luxe à Bogota avant de découvrir, par la politique et son engagement, la misère colombienne. Corruption, guerilla, indigence du peuple, représailles. Cette misère, c’est à l’occasion de son enlèvement que son époux Juan-Carlos Lecompte l’a découverte à son tour, comme il le confiait en 2005 à La Croix ,avant de rejoindre la France, où il s’est lui aussi, engagé.

Les farcs quant à elles revendiquent aujourd’hui leur implantation dans presque tous les territoires sud-américains. Leur action est soutenue par certains courants de pensée et la baisse du dollar ne risque guère d’infléchir le cours ni le circuit des narcotiques qui fournissent leurs armes aux guerillas, aux terroristes et leur déchéance à tous les drogués, autres otages d’un monde sans foi, sans partage et sans espérance, un monde qui n’enchante plus.

Nous sommes devenus otages de la surenchère médiatique qui nous transporte en quelques instants d’un bout à l’autre le la planète et d’une de ses urgences à l’autre, souvent sans contrôle ni discernement.

Jean-Pierre Elkabach évoquait dans La Croix du 11-12 avril la création d’un comité d’éthique dans la station radio qu’il dirige, Europe 1, pour éviter cette surenchère et l’exploitation quasi systèmatique des rumeurs de tous ordres, le plus souvent délétères, diffusées sur internet et reprises par certains medias et organes de presse. Ce fut le cas du triste SMS adressé à notre Président, qui valut l’indignation salutaire de Jean Daniel vis-à-vis de son propre journal. Ce fut le cas pour Mme Betancourt elle-même. Quel bon sujet ! En matière de presse, l’investigation effective devrait être la règle.

Dans une très récente interview télévisée, la mère de Mme Betancourt indiquait que la santé de sa fille n’était pas ce qu’on en avait annoncé. Qu’elle était faible, certes, mais pas à l’article de la mort, et certainement pas suicidaire.

Nous pouvons prier pour que soient libérés TOUS les otages, car la Liberté et l’intégrité de la personne sont les premières valeurs humaines. Mais nous devrions prier aussi pour que les actions menées par les autorités responsables le soient dans le silence et la discrétion sans lesquels aucun succès n’est possible.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, il importe de veiller à ne pas devenir otages du mensonge. C’est toujours sur le mensonge que sont fondées les manipulations, et sur les manipulations les dictatures.