Migrants et réfugiés : le déni de solution

camp réfugies
Camp de réfugiés Syriens

Devant la masse de plus en plus dense de migrants et de réfugiés qui infiltrent nos territoires on est fondé à se demander à quelle gestion de crise nous avons affaire, ou si seulement la crise est gérée.

Aucun pays n’est en mesure d’accueillir aussi massivement des individus dont on ne sait a priori ni qui ils sont, ni ce qu’ils sont, sinon qu’ils veulent quitter un pays en guerre OU trouver ailleurs un meilleur sort, ce qui n’est pas la même chose.

Dans les deux cas, il serait plus simple de créer en bordure de chaque pays concerné, des camps de réfugiés, à l’instar de ce qu’on fait les Turcs en Syrie (ou les socialistes français pour les Espagnols en 1938) qui permettraient à tout le moins de recenser, identifier, soigner, nourrir, éduquer et aussi protéger ces malheureux avant de leur permettre un acheminement vers une autre destination.

Chaque pays européen est en devoir, et en mesure d’accueillir des réfugiés de guerre. Mais rien ne peut le contraindre, que son choix, à accepter des migrants économiques en surnombre ou inappropriés.

Seuls des camps de transit humanitaires fermés, surveillés et protégés des trafiquants et autres no-borders pourraient permettre de gérer ces flux. Il y a là, pour des années sans doute, des emplois à plein temps dont le but est tout de même d’insérer progressivement dans nos pays une partie de ces populations qui n’ont pas vocation à y rester mais à y vivre en attendant le retour de la paix chez eux.

Tous les dirigeants le savent. S’ils hésitent à le faire, est-ce d’abord par crainte des journalistes et des medias,  toujours mal disposés contre toute forme de rétention, fût-elle comme ici salutaire et pour les deux parties.

Ou pour quelle raison, autre que l’incurie ?

Il en va pourtant de notre sécurité civile, dont l’ennemi de l’Occident (ISIS) n’attend qu’une chose : la briser et partant y gagner de nouveaux partisans.

 

 

Méditerranée : et si les trafiquants d'exilés étaient aussi ceux qui provoquent leur exil ?

photo L'Express
photo L’Express

Des hommes que nous ne connaissons pas sont en train de surpasser l’horreur passée en mettant à profit (et quel profit!) la disparition orchestrée de milliers de familles fuyant leurs pays en guerre : Ces hommes leur font payer le prix de leur billet pour l’enfer, qu’ils en réchappent (ou non) grâce à la bienveillance de l’Europe. Cette nouvelle forme de trafic auquel on n’ose donner le nom d’holocauste fait honte à toute l’Humanité.

Mais qu’il y-t-il au fond de plus pervers ? Supprimer des individus a priori innocents, leur en faire payer le prix d’avance ou bien encore, pour ceux qui devraient assurer la sécurité des personnes et des biens, de laisser passer ces convois qui devraient pourtant être connus et pour le moins soupçonnés ? Le pire n’est-il pas encore que les candidats à l’exil ne trouvent aucune autre solution ?

Qui sont ceux qui « touchent » pour se taire, ignorer, mentir et finalement permettre tant d’horreurs ?

Il y a de la corruption dans l’air que nous respirons, et elle se rapproche lamentablement de nous à ce qu’il semble. Comment expliquer autrement que des navires soient parfaitement identifiés, que leurs itinéraires soient connus (même s’ils sont faux) et que nul n’ait eu connaissance d’embarquements de centaines d’hommes, de femmes et d’enfants sur ces cargos destinés à des marchandises ? Se pourrait-il que ce soient ceux-là même qui prétendent instaurer l’ordre perverti d’un Islam dévoyé sur des pays dont ils sont en train, dans l’horreur la plus absolue, de balayer toutes les traces de leurs si brillantes civilisations. Nous savons aujourd’hui de quoi ils sont capables et quels sont leurs moyens.

Il ne s’agit pas seulement, aujourd’hui,  de se lamenter sur une immigration devenue incontrôlable, mais surtout d’en contrôler les dérives : Les « vrais » réfugiés de pays en guerre n’auraient-ils donc d’autres ressources que de se livrer si chèrement aux trafiquants d’hommes, quels qu’ils soient  ?

C’est une question dont j’ignore la réponse.