Comment vendre le pire Président au meilleur électeur ?

les-mc3a9dias-veillentIl serait naïf de croire, à un an des présidentielles, que tout est perdu pour M. Hollande, tant s’en faut. M. Hollande n’a qu’une Muse, mais elle est de taille : la Propagande, et il y a puisé toute son inspiration.

Après quatre ans de mensonges, de trucages, d’indécision, de revirements, force est de constater que cet « État d’urgence » qui ne protège apparemment que lui aura été le dernier « coup de génie » de ses « communicants », il suffit en effet, comme on l’a vu, d’une poignée de députés pour le prolonger.

Sachez-bien, chers lecteurs, qu’une bonne « communication » permet à son émetteur de vous vendre à peu près n’importe quoi, si vous êtes SA « cible ». C’est tout l’art de la propagande. Cela s’étudie très bien et mieux qu’ailleurs, sans doute, à HEC. Et dans tous les bons manuels socialo-marxistes. C’est dire si notre homme en est le champion.

Nous devons donc nous attendre à des revirements d’opinion, à un matraquage systématique de toute forme d’opposition (c’est d’ailleurs le cas depuis 10 ans!) mais cela s’étendra à toutes ses formes.

Tous ses « clients »ont été ou seront servis et aucun ne sera oublié. Toutes les chances seront de SON côté.

Et si tout cela ne marchait vraiment pas, on ne peut même exclure un « Etat de siège » qui permettrait, la chienlit étant judicieusement menée à son comble, de reporter les élections. Et à lui de RESTER.

Nous sommes prévenus.

L'éclaircie sondagière du président Hollande et son nouveau plan com'

social-media-planNotre Flamby national ne semble plus être ce qu’il était. L’a-t-il été jamais vraiment, on peut honnêtement en douter. En ce monde qui est le nôtre, tout n’est plus qu’illusion. Celle que nous impose chaque jour davantage cet outil redoutable qu’est devenue la Communication. Il ne s’agit plus seulement de faire savoir, de faire connaître ou de faire croire, mais bien d’imposer,  bien au-delà de sa cour,  l’idée d’aimer, haïr, vendre ou acheter absolument n’importe quoi et même n’importe qui. Si possible maintenant. Mais peut-être plus tard. Comme c’est le cas ici.

M. Hollande aime par dessus tout cet Elysée qui lui a été « offert » par dépit, ce pouvoir immense sur les choses et les gens que confère cette fonction certes élective, mais constitutionnellement régalienne. Tel le roi en son palais, M. Hollande dirige les destinées de la France, qu’il ruine allègrement au passage mais qui lui offre tant d’avantages qu’il ne saurait trop tôt y renoncer. Car ce n’est pas le Destin de la France qui l’anime, cela se saurait, mais bien le sien.

Voilà pourquoi il nous semble, aujourd’hui, avoir changé : plus sûr de lui, la teinture moins agressive, le costume un peu moins fripé et l’air un peu plus sérieux, il rend visite aux Français, jusques aux antipodes, il les accueille même chez lui, avec cette simplicité d’usage qui séduit tant hors des palais. Il semblerait même qu’on l’entende et qu’on l’écoute.

Ne nous y trompons pas, cela n’est que du flanc « marketing ». Un nouveau plan com’ bien orchestré par ses sbires qui vise en premier lieu a effacer sinon dissoudre les effluves néfastes d’un certain « moment » largement relaté*. Mais surtout à affronter une opposition qui se remet réellement en marche pour dénoncer l’ampleur des dégâts accomplis. A faire croire qu’il a effectivement le pouvoir de faire quelque chose (de bon) pour la France, alors il n’a jusque là rien fait. Sauf à démolir ce qui était et ce prédécesseur qu’il essaie pourtant d’imiter. A ce stade, on se dit qu’il espère un deuxième mandat pour convoler avec Julie comme son ennemi le fit avec Carla. Car M. Hollande cultive à ce qu’il semble une vraie passion pour les acteurs (de gauche) et les journalistes qu’il tient sans doute lui-même informés. Cela fait, aussi, partie du plan.

Ne négligeons rien : un bon plan com est redoutable car il a de bonnes chances de fonctionner. La réplique devra être forte, pour imposer le réel et la vérité.

Virus media : Avatars d’un scenario grippé

J’ignore ce qu’à coûté à la production du film  de James  Cameron « ‘Avatar » son plan de communication et peu m’en chaut. Mais il y a toutes les raisons de penser que l’ évident succès du film effacera rapidement les traces de son budget, puisqu’il pulvérise tous les records de recettes. Sans doute est-ce justifié par la nouveauté du « produit » et, en premier lieu, son « efficacité ». C’est là tout le problème de la « com ». Il faut qu’il y ait quelque chose derrière. Quelque chose de crédible.

Etait-ce le cas de la pandémie annoncée ? On peut  se demander s’il ne s’agissait pas tout simplement de transposer dans la réalité une « prédiction » plus ou moins formulée par les web bots du Projet de Conscience globale de Princeton, ou plus sûrement de mettre en oeuvre dans l’urgence l’injonction définie par l‘OMS, dès 2002, d’un plan d’opération tout aussi global pour une pandémie mortelle.

On ne saurait reprocher à nos états libres de prendre en compte la préservation et l’entretien de notre santé : elle est le pôle essentiel de nos vies,  majeur pour celle de nos sociétés.

S’il s’agissait de prévoir le pire d’une épidémie pour pouvoir la « gérer » et c’est bien ce qui,  me semble-t-il a été fait, les dépenses engagées seraient justifiées. Le pire n’étant plus certain, il est aisé à la vulgate d’en souligner aujourd’hui ce qu’il a eu de dispendieux.

Ceux qui nous dirigent sont en permanence confrontés à une opinion critique qui se forge le plus souvent contre eux, selon une loi médiatique commune et implacable avec laquelle ils doivent compter, et qui remet sans cesse en cause la plupart de leurs actes passés,  présents et à venir.

Qu’aurait-on dit, si rien ou trop peu n’avait été fait ?

L’hiver ne fait que commencer et par milliers les gens se confinent dans les salles de cinéma où traînent, comme chacun sait, les germes de divers maux et de leur contagion.

Le dernier avatar de l’Avatar ne serait-il pas de nous faire attraper la grippe ?

Charité, communication et bureaucratie

Novembre est un mois de campagne pour la plupart des organisations charitables, à commencer par l’Eglise elle-même et la communication représente aujourd’hui ces « fourches caudines » sous lesquelles elles sont bien obligées de passer puisque, dans le vacarme médiatique, il faut bien essayer de se faire entendre.

Je ne reviendrai pas sur l’aspect financier que cela représente, il fait partie de l’ensemble, et il est nécessaire.

Pour autant, communiquer signifie d’abord atteindre, et en premier lieu, les parties prenantes. Celles qui mettent en oeuvre ce qui est annoncé. Encore faut-il pouvoir les joindre, au bon endroit.

bureau (wikicommons)Mettre à jour les fichiers d’adresses, de personnes relève d’une bureaucratie que la plupart de ces associations (et pas seulement)  négligent, ce qui devient, à terme non seulement coûteux mais plus encore frustrant, voire décourageant pour ceux, les bénévoles, qui « font le boulot » et que les « bureaucrates » semblent ne pas entendre.

Il en est ainsi, dans ma région,  du site du Secours Catholique de Haute-Vienne, où des antennes locales ont changé de lieux, de personnes  mais dont les coordonnées,  largement signalées par ailleurs, n’ont jamais été modifiées. Les visiteurs, usagers ou partenaires pressés tombent invariablement sur des données périmées et inexploitables.

Quant à la Banque Alimentaire locale, qui malgré plusieurs interventions, ne parvient pas encore à adresser ses courriers au bon endroit, elle peine à prendre en compte le travail accompli par certaine association* qu’elle invite à participer à la prochaine campagne, alors même qu’elle est, depuis longtemps,  une des plus actives en cet endroit où elle recrute et déploie de nombreux bénévoles.

Faire fonctionner les associations est un enjeu que j’ai maintes fois évoqué ici. Sans doute certains responsables salariés de ces associations  sont-ils comme ailleurs « débordés ». Sans doute encore la « Charité » est-elle plus ou moins devenue un « business » comme un autre : il serait temps, peut-être, d’en rentabiliser les coûts. Par égard pour les bénévoles, mais surtout pour les donateurs que sans cesse on sollicite et qui sont la manne des fonds caritatifs.

*plus de 2 tonnes d’aliments collectées à Nexon pour la campagne 2008 par les bénévoles du Secours Catholique et la Croix Rouge

 

 

 

Pauvreté ordinaire : état d’urgence et état de marché

Le monde est ainsi fait que de toute éternité (terrestre), l’humanité a toujours été confrontée aux différences qui la forgent et aux constantes inhérentes à toute vie humaine.

La pauvreté ordinaire, (que je différencie ici de celle que provoquent immanquablement les grands cataclysmes naturels ou politiques), est non seulement une de ces différences, mais plus malheureusement encore une de ces constantes. Tout comme le genre, l’âge, l’état de santé ou la capacité des êtres humains.

La pauvreté est néanmoins un état d’urgence qu’il est impérieux à chacun d’essayer de résoudre, au nom d’une foi, d’un idéal ou de la morale la plus élémentaire, et nombreux sont les individus, organismes et associations qui ici ou là s’y impliquent. Mais elle est aussi un sujet qui interpelle pratiquement en permanence, soit parce qu’on y est confronté soi-même, soit par l’information qu’elle suscite et qu’on en reçoit. Et c’est un sujet qui paradoxalement fait vivre bien du monde. Car avec, sans aucun doute, les meilleures intentions du monde, elle est devenue un véritable marché.

Les raisons de la pauvreté sont multiples et aujourd’hui fort bien identifiées. On sait qu’elles n’ont pas les mêmes origines selon les latitudes, les états et les cultures. Elles n’ont même, parfois (mais de plus en plus rarement), pas le même résultat. Il est difficile en effet de voir le monde à travers d’autres yeux que les nôtres et de le percevoir par une autre conscience. Enfin, on ne le voit incontestablement pas de la même manière à 20, 40 ou 60 ans.

La population mondiale aurait déjà atteint cette année plus de 6,7 milliards d’habitants et, selon l’ONU, la moitié est déjà urbaine. C’est donc bien dans les villes que la misère est le plus criante, la plus voyante aussi. Même si elle est loin d’être négligeable dans nos campagnes, mais j’y reviendrai.Rome, février 2008

Il est bien difficile en effet de marcher dans les rues de nos villes sans avoir à faire face à ces malheureux souvent sans autre apparence que celle du tas qu’ils forment sur un coin de trottoir, enroulés dans de veilles couvertures et encombrés de sacs pleins de ce qui constitue la totalité de leurs biens.

Certains ont définitivement coupé tous les ponts qui pouvaient encore les relier au monde imparfait qui est le nôtre et refusent catégoriquement l’aide, quelle qu’elle soit, qu’on veut leur apporter. La relecture effectuée par le sociologue Laurent Mucchielli sur l’ouvrage déjà ancien (mais toujours actuel) d’Alexandre Vexliard est de ce point de vue extrêmement pertinente. Mais les clochards ne sont pas néanmoins les plus nombreux parmi ceux que touchent la plus extrême pauvreté.

Car on n’est plus pauvre, chez nous aujourd’hui, comme on le fut jadis, c’est-à-dire il y a moins de vingt ans. Pas de téléphones portables, alors et autres liens satellitaires, outils multi-media de communication,* « magiques » certes, mais dont l’usage est devenu si prégnant qu’il grève outrageusement les petits budgets. Le marketing fait son oeuvre et ses ravages chez les plus démunis de formation et de culture.

Ceci étant, le bon sens qui nous était avant si bien partagé a semble-t-il déserté nos rues et surtout nos écoles où se forme très tôt le goût des « nouveautés » qu’il convient à tout prix de posséder. Des enfants déclarés rois et encensés par le Marché sont devenus les décideurs du mode de vie de parents qui n’en peuvent mais.

Il est facile de devenir pauvre si l’on s’entend à vouloir, toujours, dépenser plus sans penser d’abord à dépenser mieux. Et tout aujourd’hui y invite : sollicitations permanentes à engager de nouveaux frais, offres de crédits, de « promotions », d’économies à réaliser, etc…

Il est vrai que certains très petits budgets n’offrent guère d’autre alternative que de subvenir bien chichement aux premiers besoins. Loger, nourrir, entretenir une famille revient dans bien des cas à résoudre la quadrature du cercle, et certaines personnes ou familles sont de ce point de vue admirables.

On constate bien souvent qu’elles sont animées ou guidées par une éducation, une foi, croyance ou espérance, un souci de l’autre, une charité qui les élèvent hors de la contingence à laquelle le quotidien sans arrêt les confrontent. Toutes les enquêtes montrent que les plus modestes sont toujours les plus généreux.

D’autres, plus ou moins exclus d’un système qui leur échappe, subissent comme un véritable esclavage la pression des sirènes mercantiles qui les invitent en permanence à consommer.

Mais il arrive aussi qu’en accueillant des demandeurs d’aide alimentaire à la fois jeunes et illettrés qui cumulent plus de 1000 euros d’aides diverses, présentent une facture de téléphone portable de 500 euros ou davantage et s’avèrent incapables de gérer le moindre budget, on se demande si c’est bien cela, la pauvreté.

* comme on peut le voir sur cette étude de l’Insee, c’est dans ce domaine que les plus populations les plus modestes ont le niveau de consommation le plus élevé.