Brésil, Jésuites, palimpseste : le « tigre » littéraire conçu par Jean-Marie Blas de Roblès

C’est bien à l’invite si élégamment présentée par Pierre Gibert dans la dernière livraison des Etudes (P.398) que je dois ma dernière lecture : Là où les tigres sont chez eux qui a déjà, semble-t-il,  reçu les honneurs de la presse et des libraires. On en trouvera, entre autres,  un excellent avis dans la Croix, rédigé dernièrement par Geneviève Welcomme (18 octobre).

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J’ignore si cet ouvrage trouvera la même audience que certain blockbuster suédois : à nombre presque équivalent de pages, il n’a pas tout de même pas  le même profil.  Même si, par ses divers truchements il tend à énoncer les pires maux des hommes et présente,  sous couvert de fiction, un certain nombre de faits bien vérifiables concernant un pays  que l’auteur connaît bien : le Brésil, mais pas seulement.

Voilà bien un « sacré » roman, vertige d’une écriture qui ne doit pas grand chose à l’improvisation, bien moins encore à l’impulsion mais bien à une longue recherche, une minutie attentive au fond et à la forme, près de quinze ans de travail, nous dit-on, interrompu sans aucun doute par d’autres tâches, d’autres voyages et d’autres publications. Car la vie de l’auteur apparaît comme d’une richesse étonnante, très concrétement hors du commun, en quête (érudite) du sens du monde. Le lire, c’est s’en approcher.