Sûre d'elle, Mme Hidalgo ? Elle sait très bien ce qui l'attend

Ce qui l’attend, c’est le dégoût des honnêtes gens qui devant leur télé ont vu hier soir une harpie pratiquant l’obstruction, empêchant le débat avec son adversaire et surtout l’auditoire de l’entendre. Nous étions là bien loin de l’expression attendue d’une confrontation d’idées et de propositions mais face à l’agression orchestrée d’une candidate inquiète contre son adversaire haïe et redoutée.

Ce qui l’attend, c’est la sanction définitive de deux années perdues par un chef d’état et un gouvernement tout aussi incapables. Deux années perdues pour la France et pour tous les Français. Deux années sans décision claire et tangible qui réponde à leur principale attente : le retour possible ou probable à cette vie normale ou meilleure qu’ils espéraient, qu’ils attendent encore ou que déjà ils ont perdue.

Depuis deux ans en province comme à Paris, les emplois se raréfient, les boutiques ferment comme les ateliers, la pauvreté s’installe durablement, le chômage s’étend et les charges pèsent de plus en plus lourd sur les ménages, les familles et les entrepreneurs que l’Etat obèse ponctionne toujours davantage pour assurer son propre maintien.

A. Hidalgo et N.K-Morizet (photo Le Point)
A. Hidalgo et N.K-Morizet
(photo Le Point)

 

Paris mérite mieux que ce que la candidate Hidalgo nous a donné à voir d’elle hier soir, défigurée par l’idéologie, l’ambition personnelle le suivisme mais encore la peur de perdre un poste qu’elle croyait acquis.

Paris mérite un grand chef d’orchestre formé à la tâche, une icône autonome, libre, et surtout neuve qui le représente et représente cette France qui peut encore faire rêver. Paris mérite Mme Morizet. Les Parisiens vont-ils enfin le comprendre ?

Anne Hidalgo, la Mairie de Paris, le mépris de la "rigueur" budgétaire et …de la Moselle

la pelouse du Champ de Mars couverte de manifestants
la pelouse du Champ de Mars couverte de manifestants

Pauvres bobos parisiens qui, nous dit-on (ou veut-on nous faire croire) seraient susceptible d’élire Mme Hidalgo Maire de Paris ! Pauvres d’eux en effet, car cette dame n’est pas très regardante à la dépense, surtout quand on lui offre de faire une économie « hénaurme » pour sa commune. Cent mille euros, en effet, cela n’est pas rien pour une Ville, fût-ce Paris. Le prix demandé pour refaire une pelouse soi-disant « saccagée » par les familles bien tranquilles qui ont manifesté contre le « mariage pour tous » proposé, puis finalement  imposé par le gouvernement. Il est vrai qu’un million de personnes (même si cela ne doit jamais être officiel) cela piétine pas mal un gazon d’hiver. Ceci étant, on peut lire (mais  seulement  ou à peu près dans le Figaro ou Atlantico) que lorsque SOS racisme bousille la même pelouse, on n’est pas très regardant, à l’Hôtel de ville, sur le règlement de la facture.

Il y a beaucoup de choses, en effet, qu’on ne nous dit pas.

Voilà donc que Samuel Bingelmann,  jeune paysagiste mosellan,  vient lui proposer (à Mme Hidalgo) de refaire le Champ (de Mars) en herbe, et de le faire pour moitié moins, soit 50.000 euros,  mais encore à ses propres  frais. Ce qu’elle s’est empressée de refuser arguant que « ce serait moins bien fait » .  Difficile de voir là une simple maladresse dans  ce qui a été perçu et à juste titre, comme une insulte pour ce jeune entrepreneur et tout son personnel et ressenti par eux comme une humiliation. Et que dire des Mosellans, qui doivent se sentir quasiment ostracisés comme incapables provinciaux !

Je ne vois pour ma part dans cette attitude que celle de tous ceux qui aujourd’hui nous dirigent : mépris et rejet  pour tout ce qui ne s’accorde pas à leur dogme, dont la rigueur budgétaire est bien  la première exclue.