Le changement sans le changement, c'est maintenant !

image "Et lux fit"
image « Et lux fit »

Monsieur Valls a pris la place de M. Ayrault. Nous attendons encore de voir qui aura pris la place des autres, ceux que nous avons rejetés en bloc, et dont on se réjouit qu’ils disparaissent (Taubira, Belkacem, Peillon, Dufflot, Brick et les autres. Certains vont sans doute devoir rester, les compétences ne sont pas si nombreuses chez les plus jeunes (les autres ont dépassé et largement la soixantaine). De toute façon, à droite, nous ne serons jamais contents.

Car ce qui change, ce sont les têtes. Mais, bien malheureusement, pas le président. Car lui ne changera pas un iota à la politique qu’il entend mener, que lui seul décide de mener et qui n’est pas nécessairement la bonne. Dégraisser le mammouth de l’Etat devrait être sa priorité et il ne fera JAMAIS. Trop dangereux. L’Administration de la France est si puissante qu’elle aura raison de tous ceux qui s’en prennent à ses troupes. Et c’est pour l’entretenir que les Français se ruinent. (Enfin, ceux qui travaillent ou qui ont travaillé). L’avenir des Français est dans leur liberté de créer, d’entreprendre et de gagner. C’est leur richesse et elle seule qui peut assurer le bien-être et la protection sociale de tous. Pas la seule dette de l’Etat.

Il a fallu une Révolution pour sortir des privilèges de la Monarchie. Il en faudrait une autre pour mettre à bas ceux de l’Administration.

Et ce n’est pas encore pour aujourd’hui.

Réforme territoriale 2014 : pourquoi pas une nouvelle Province ?

J’ai toujours (ou presque) vécu en province et  n’ai jamais aimé le terme de « région ». Le découpage de nos Régions correspondait déjà assez peu à la culture de leurs territoires (le Bourbonnais est sans doute plus proche du Bourguignon que de l’ Auvergnat et l’Ardéchois   probablement assez éloigné du Savoyard  auquel il est rattaché. Question d’histoire, mais surtout de géographie.

Le Massif Central
Le Massif Central

Ce qu’on nous propose aujourd’hui représente pour certaines d’entre elles un quasi déni. Rattacher l’Auvergne à la déjà immense et puissante Rhône-Alpes, par exemple ; ou même encore, la rattacher au  Limousin, car on est encore sûr de rien. Peut-être dépecer le Poitou pour repeupler le Limousin et agrandir encore l’Aquitaine ? On n’en sait rien.

Il semble que M. Balladur (ou son comité) n’ait pas pensé un seul instant qu’il y avait, dans son projet, une opportunité, peut-être, de redistribuer des cartes jusque là assez mal données. Pourquoi pas, en rognant sur leurs alentours, créer enfin, comme une nouvelle province,  un large Massif Central qui est après tout le coeur de ce pays ?

Par les temps qui courent (et sont encore à venir), qui sait s’il ne sera pas plus agréable de vivre dans tous ces lieux aujourd’hui tranquilles et vastes où bien des gens pourraient trouver une douceur de vivre qu’ils ne trouveront jamais au sein des métropoles surpeuplées qu’on nous annonce de toute part comme l’avenir de nos sociétés ? Que savons-nous de cet avenir, d’ailleurs ?

Quoi qu’il en soit, il faudra « faire avec ».

Quant à la France, elle  est le plus souvent coupée en deux. Quel que soit le gouvernement en place, le projet, les résolutions, les dispositions qu’on leur propose, il y a toujours ches les Français, à parts quasiment égales,  ceux qui sont pour, et ceux qui sont contre. Sauf si demain, et pour de vrai, on rasait gratis. Là, tous les Français,  enfin,  seraient d’accord.