Perles (rares) du Net : le courage de la (libre) expression

Je suis encore très « jeune » dans ma pratique du Net et chaque jour m’apporte de nouveaux liens et de nouvelles surprises. Comme ce billet de Michel Garroté découvert ce matin sur la liberté (virtuelle) d’expression. L’auteur sait bien de quoi il parle. Je n’aurais pas osé aller si loin. Question d’âge sans doute.

J’ai vu monter en puissance, en trente ans, cette « correction » devenue, de mon point de vue,  « dégoulinance »,  qui interdit l’expression de tout propos hors cadre, celui-ci, parfaitement hypocrite,  étant posé comme préalable au fonctionnement même des sociétés occidentales perclues d’intenables  bonnes intentions.

Car il s’agit, du moins en apparence, d’afficher  une adhésion  quasi fondamentale au respect de tout ce qui est par ailleurs bafoué en permanence : les droits de l’homme (et du citoyen) à qui il incombe chaque jour davantage de se plier à des règles qui les obèrent et réduisent ses libertés. Il nous faut aujourd’hui avoir de « bonnes pensées », de « bons comportements » mais encore, et c’est peut-être le pire,  surtout vivre « avec précaution ».

Michel Garroté  est un journaliste catholique, ce qui le rend libre et universel. Rares encore sont ceux qui revendiquent une confession sur qui repose toute notre culture et qui fait l’objet de quolibets, quand ce n’est pas de massacres. Je salue ici son engagement, et son courage.

Iaboc a fait fonctionner deux ans un excellent blog, aujourd’hui latent, faute de temps*,  où la qualité de l’expression égale celle des sujets traités. Sans concession à tous ces faux-semblants, ces mensonges institutionnalisés par des obédiences politiques et médiatiques contre lesquelles je m’insurge à longueur de temps.

Peine perdue ? Pour certains peut-être. Mais il  suffit parfois de semer un grain de curiosité, d’interrogation, de foi et d’espérance, aussi, qui poussera peut-être n’importe où. Il serait opportun pourtant qu’il pousse aussi chez nous.

* on peut retrouver les ceux auteurs sur le site  : http://www.libertepolitique.com/

« pour lire le monde avec l’intelligence de la Foi »

Vous avez trouvé mon billet ? Bravo ! Car je ne figurerai jamais au TOP des blogs !

représentation RSS de Mozilla.org (GNU)
représentation RSS de Mozilla.org (GNU)

A l’exclusion des quelques blogs consultés ici et là, parce que je cherchais quelque chose de précis, je n’avais jamais ‘ »fourré » mon nez dans cet univers où, m’apprend-t-on, les TAGS, trackeurs,   RSS et autres agrégateurs font la pluie et le beau temps, qui n’est pas forcément de.li.cious. Mais comme je n’ai jamais pu savoir, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, comment les visiteurs pouvaient atterrir chez moi, je me suis plongée dans ce bain-là. Je suis allée jusqu’à m’inscrire dans des annuaires, qui  promettent une plus large diffusion et une statistique lisible. Certains vont même jusqu’à prétendre qu’ils sélectionnent des blogs de « qualité ». Je n’en juge pas.  Mais quand je vois à quel niveau d’audience, par manque de rétro-liens sans doute,  certains me confinent, je mesure l’ampleur de ma discrétion.

Je profite donc de ce billet (dont les mots-clés seront plus visibles) pour rappeler à l’ attention de mes rares lecteurs,  épris de lectures plus substantielles et de qualité bien réelle, celui que j’avais offert comme publicité  à Philippe de la Génardière dont j’avais tant aimé, l’an passé,  la belle langue et le beau sujet et qui fut, dans mes statistiques, le comble du « flop » avec 3 lectures.

Mes « visiteurs »  comprendont donc pourquoi mes annotations ont cessé d’être limousines pour devenir tout simplement discrètes. Il est d’ailleurs vraisemblable – les matheux me comprendront- qu’elles deviennent, avec le temps de plus en plus discontinues. Never mind.

Ecrire libre pour le plaisir ou pour le profit…. des autres ?

écrire.......
écrire.......

J’écris depuis toujours. Cela m’a même, longtemps,  permis de vivre. C’était donc par nécessité, même si j’y prenais parfois, et même le plus souvent, le plaisir de le faire bien. Maintenant, je n’écris plus que  par plaisir, ou par cette autre forme de nécessité que m’impose les flux convergents de mon âme, mon coeur et mon cerveau. Parce que je vis et pense ; je crois d’ailleurs que je commence à penser avant de vivre. C’est ainsi. La vie de mon temps m’interroge, me questionne, me harcèle et me dérange. J’aime étrangement la Beauté, la fraîcheur, la candeur, pour ne pas citer l’Innocence.  Autant dire que je ne suis plus de ce monde si empreint de conflits, de rejets, d’intérêts,  de laideur. Mais pareil à ce qu’il fut, en somme, de toute éternité. L’Homme est entre Dieu et Diable, libre d’aller de l’un à l’autre ou même nulle part ailleurs qu’en lui-même. S’il le veut. Je serais tentée de dire : s’il le peut.

Notre esprit seul peut être vraiment libre, pourvu encore qu’il soit construit. De ce point de vue, rien n’est jamais perdu. J’ai toujours en mémoire ce Padre Padrone des frères Taviani, qui représentait assez bien tous les « possibles » pour qui n’a jamais eu la moindre chance de trouver « sa » meilleure place au départ.

J’ai déjà dit ici tout le bien que je pense d’internet et de ce libre accès à tant de connaissances. Encore faut-il qu’elles soient bien exploitées. Cela demande un minimum d’effort,  pas mal, aussi,  de réflexion et de recul et, en amont, de connaissances. J’ai derrière moi plus de cinquante ans de lectures, des années d’études, de recherches constantes sur des sujets les plus variés. Ma mémoire n’en a conservé qu’une infime substance, mais elle est concentrée. Elle fournit le support de mes billets.

Depuis plus d’un an que je « blogue », j’ai vu s’accroître mon nombre de « lectures ». j’avais dès le début indiqué sur mes pages que ce blog était bien indexé, par égard pour les professeurs qui chaque jour sont  confrontés au pillage de « devoirs » en ligne. Il est malgré tout peu problable qu’ils aient le temps de vérifier et quand bien même, ce ne serait qu’un moindre mal, eu égard à ce que l’on voit.

D’autres ont trouvé, dans cette explosion de blogs une nouvelle source de profit. C’est le cas de Paperblog, magazine en ligne qui recense les « meilleurs billets », livrés pro Deo à la lecture publique. Pourquoi pas après tout ? Je serais bien mal fondée à m’en plaindre : on y trouve les miens.

Ce n’est pas la vidéo-surveillance, qui est liberticide, mais la conduite des hommes eux-mêmes

No comment
No comment

Si l’on doit en arriver là, ce qui peut sembler dommage, ce ne sera qu’une des conséquences logiques et raisonnables d’un triste constat :  dans notre monde sans limite, tout peut arriver, même le pire (qui  pourtant n’est jamais certain).

Le vieux poncife, redoutable, suivant lequel « la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres » n’ayant plus cours et depuis fort longtemps, on ne peut s’étonner qu’une telle mesure, qui fait par ailleurs ses preuves,  soit à l’ordre du jour. A défaut de de cette autorité qui l’aurait, peut-être, prévenu, voire empêché, aurons-nous du moins de ce délit récurrent qui empoisonne la vie de tant de citadins : l’insulte, la bousculade, voire l’agression, la preuve qui permettra de le sanctionner, de le décourager peut-être et in fine de l’éviter.

Je m’étonne que, dans ce monde  orwelien qui est peu ou prou devenu le nôtre,  l’on puisse encore s’indigner devant un procédé qui n’est qu’un parmi tous ceux qui depuis longtemps nous tracent : téléphones portables, distributeurs automatiques, caisses enregistreuses, ordinateurs, réseaux sociaux, décodeurs TV même, sans compter les nombreux fichiers dans lesquels nous nous sommes inscrits nous-mêmes et où tout de nous, déjà, est connu. C’est encore un combat d’arrière garde, une salve de désespoir tirée par des vaincus.

Le vrai combat serait ailleurs, dans une limitation de l’égo qui laisse rappeler à chacun que : non, il n’est pas seul. Il y a aussi les autres. Il faut veiller au moins à en tenir compte. Mais face à l’ampleur du désastre, il faudra veiller longtemps.

Blog readers : where are they coming from, d’où viennent-ils, les lecteurs de blogs ?

Ecrire........dire
Ecrire........dire

I have no  way to know where exactly my readers  live, nor who they are as their comments are scarcely left. However, I wish there was only one, I would enjoy keeping on blogging. Virginia Woolf  never wrote to seduce , as she said. I really like her aphorism,  that I had to comment long ago in my highschool times. Writing is to me kind of a necessity, the very  way to feature my thought,  and also to answer The question « What have you done of your talent ? », as it is about the only one thing I can do, that I am very pleased to share on here.

In that big ocean of words, it is just so amazing to be once  found.

Thank you for your visit !

Merci à tous mes lecteurs !